Principales étapes à suivre par les organisations en cas d'atteintes à la vie privée
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But
Le présent document a pour but de fournir des directives
aux organisations du secteur privé, petites et grandes,
en cas d'atteinte à la vie privée. Les organisations
devraient prendre des mesures préventives en se dotant
de politiques et de garanties procédurales raisonnables,
et en offrant la formation nécessaire. Les présentes
lignes directrices visent à aider les organisations à prendre
les mesures appropriées en cas d'atteinte à la
vie privée et à offrir des directives sur la façon
d’évaluer s’il convient de notifier les personnes
concernées. Certaines étapes pourraient être
omises ou combinées.
Qu’est-ce qu’une atteinte à la
vie privée?
Une atteinte à la vie privée suppose l’accès
non autorisé à des renseignements personnels ou
la collecte, l'utilisation ou la communication non autorisée
de tels renseignements. Ces activités sont « non
autorisées » lorsqu’elles contreviennent
aux lois applicables en matière de protection des renseignements
personnels, telles que la LPRPDE, ou aux lois provinciales
similaires en matière de protection des renseignements
personnels. Certains des cas les plus courants d'atteinte à la
vie privée surviennent lorsque des renseignements personnels
de clients, de patients ou d’employés, sont volés,
perdus ou communiqués par erreur (p. ex., lorsqu’un
ordinateur renfermant des renseignements personnels est volé ou
que des renseignements personnels sont accidentellement transmis
par courriel aux mauvaises personnes). Une atteinte à la
vie privée peut également découler d’une
erreur de procédure ou d’une défaillance
opérationnelle.
Quatre principales étapes à suivre en
cas d'atteinte à la vie privée
Il y a quatre principales étapes à considérer
en cas de brèche, présumée ou non, dans
la protection des données : 1) limitation de la
brèche dans la protection des données et évaluation
préliminaire; 2) évaluation des risques associés à la
brèche dans la protection des données; 3) notification;
4) prévention. Assurez-vous de prendre chaque cas au
sérieux et d’amorcer immédiatement une enquête
sur l’incident en question. Vous devez suivre les étapes
1, 2 et 3 simultanément ou rapidement l’une après
l’autre. La 4e étape comprend des recommandations
relatives aux solutions à long terme et aux stratégies
de prévention. La décision sur la façon
de réagir devrait être prise au cas par cas.
Comme supplément aux présentes lignes directrices,
il existe une liste
de contrôle que les organisations
peuvent consulter pour s’assurer qu’elles ont pris
en compte tous les éléments appropriés
en cas d'atteinte à la vie privé.
Étape 1 : Limitation dans l’atteinte à la
vie privée et évaluation préliminaire
Vous devez prendre sans tarder des mesures sensées pour
limiter la brèche dans les renseignements personnels,
telles que suit :
- Limiter immédiatement la brèche dans les renseignements
personnels (p. ex., mettre fin à la pratique non autorisée,
récupérer les dossiers, éteindre le système
qui fait l'objet de la brèche, révoquer ou changer
les codes d’accès informatiques ou corriger les
lacunes des systèmes de sécurité matériels
ou électroniques).
- Désigner une personne qualifiée pour la tenue
de l’enquête initiale. Cette personne devrait
avoir la latitude voulue au sein de l’organisation pour
mener l’enquête initiale et formuler des recommandations.
Une enquête plus minutieuse pourrait être réalisée
subséquemment, au besoin.
- Déterminer s'il est nécessaire de mettre sur
pied une équipe composée de représentants
des secteurs concernés de l’entreprise.
- Déterminer qui doit être mis au courant de
l’incident à l’interne et, éventuellement, à l’externe, à cette étape
préliminaire. Remonter l’échelle à l’interne,
au besoin, et aviser la personne responsable de la conformité aux
mesures de protection des renseignements personnels au sein
de votre organisation.
- Si la brèche dans les renseignements personnels procède
d’un vol ou de toute autre activité criminelle,
la police doit en être avisée.
- Ne pas nuire à la capacité d’enquêter
sur l’incident. Prendre garde de ne pas détruire
des éléments de preuve qui pourraient servir à déterminer
la cause de l’incident ou vous permettre de prendre
les mesures correctives qui s’imposent.
Étape 2 : Évaluation des risques
associés à l’atteinte à la vie
privée
Pour déterminer toute autre mesure devant être
prise immédiatement, vous devez évaluer les risques
associés à la brèche dans les renseignements
personnels en tenant compte des facteurs suivants :
(i) Les renseignements personnels en cause
- Quels éléments de données sont en cause?
- Dans quelle mesure les renseignements sont-ils sensibles?
En général, plus les renseignements sont sensibles,
plus les risques de préjudice sont élevés
pour les personnes. Certains renseignements personnels sont
plus sensibles que d’autres (p. ex., les renseignements
sur la santé, les pièces d’identité émises
par le gouvernement, comme les numéros d’assurance
sociale, de permis de conduire et de carte d’assurance-maladie,
ainsi que les numéros de comptes financiers, comme
les numéros de cartes de crédit ou de débit,
lesquels peuvent servir au vol d’identité). Une
combinaison de renseignements personnels est généralement
plus sensible qu’un renseignement personnel pris isolément.
Toutefois, la nature sensible des renseignements n’est
pas le seul critère à prendre en considération
lorsqu’on évalue les risques; il faut également
tenir compte des préjudices prévisibles pour
les personnes concernées.
- Quel est le contexte lié aux renseignements personnels
en cause? Par exemple, il se peut que la liste d’un
livreur de journaux comportant des noms d’abonnés
ne soit pas de nature sensible. Toutefois, l’information
concernant des abonnés qui ont demandé une interruption
de service pendant leurs vacances pourrait s’avérer
sensible. De la même façon, les renseignements
accessibles au public, tels que ceux contenus dans un annuaire
téléphonique public, pourraient être moins
sensibles.
- Les renseignements personnels sont-ils convenablement
encodés, dépersonnalisés ou difficiles
d’accès?
- Comment les renseignements personnels peuvent-ils être
utilisés? L’information peut-elle servir à des
fins frauduleuses ou autrement préjudiciables? Certains
types de renseignements confidentiels sont plus vulnérables
lorsqu’ils sont utilisés en combinaison avec
le nom, l’adresse et la date de naissance d’une
personne compte tenu des risques plus élevés
de vol d’identité.
Une évaluation du type de renseignements personnels
en cause vous aidera à déterminer les mesures à prendre,
les personnes à aviser, y compris le(s) commissaire(s) à la
protection de la vie privée approprié(s) et la
manière dont les personnes concernées, le cas échéant,
devraient être notifiées. Il n’est peut-être
pas nécessaire de notifier les personnes concernées
lorsque, par exemple, un ordinateur portatif renfermant des
renseignements convenablement encodés a été volé puis
retrouvé et que l’enquête a révélé que
l’on n’a pas touché aux renseignements.
(ii) Cause et étendue de la brèche dans
les renseignements personnels
- Dans la mesure du possible, déterminer la cause de
la brèche dans les renseignements personnels.
- Y a-t-il un risque que des brèches se
reproduisent ou que les renseignements soient davantage compromis?
- Quelle a été l’étendue de l’accès
non autorisé aux renseignements personnels ou de la
collecte, de l’utilisation ou de la communication non
autorisée de tels renseignements, y compris le nombre
et la nature des destinataires probables et la mesure dans
laquelle l’accès non autorisé à ces
renseignements personnels, leur utilisation ou leur communication
risquent de se poursuivre, y compris par l’entremise
de médias de masse ou en ligne?
- L’information a-t-elle été perdue
ou volée? Si elle a été volée,
peut-on déterminer si l’information était
la cible du vol?
- Les renseignements personnels ont-ils été retrouvés?
- Quelles mesures ont déjà été prises
pour atténuer les préjudices?
- S’agit-il d’un problème systémique
ou d’un incident isolé?
(iii) Personnes concernées par la brèche
dans les renseignements personnels
- Quelle est la quantité de renseignements personnels
compromis par la brèche?
- Quelles personnes sont concernées par la brèche
(employés, entrepreneurs, membres du public, clients,
fournisseurs de services, autres organisations)?
(iv) Préjudices prévisibles découlant
de la brèche dans les renseignements personnels
- Lorsque vous évaluez les risques de préjudice
découlant de la brèche dans les renseignements
personnelsl, avez-vous pris en considération les attentes
raisonnables des personnes concernées. Par exemple,
beaucoup de personnes estimeraient que la perte d’une
liste d’abonnés à une publication spécialisée
traitant de questions délicates pourrait présenter
davantage de risques que la perte d’une liste d’abonnés à un
journal national.
- Qui est le destinataire de l’information? Y a-t-il
un lien entre les destinataires non autorisés
et les personnes visées par les renseignements? Par
exemple, les renseignements ont-ils été communiqués à une
personne inconnue ou soupçonnée d’être
mêlée à des activités criminelles,
ce qui laisserait présager une utilisation inappropriée
des renseignements personnels? Ou le destinataire est-il une
personne connue, digne de confiance et susceptible, selon
toute vraisemblance, de rendre les renseignements sans les
communiquer ou les utiliser?
- Quel préjudice la brèche dans les renseignements
personnels pourrait-elle causer aux personnes concernées?
Exemples :
- risques pour la sécurité (p. ex., la sécurité physique);
- vol d’identité;
- pertes financières;
- pertes commerciales ou perte de possibilités d’emploi;
- humiliation, atteinte à la réputation ou
détérioration des relations.
- Quel préjudice la brèche dans les renseignements
personnels pourrait-elle causer à l’organisation
concernée? Exemples :
- perte de confiance en l'organisation;
- perte de biens;
- risques financiers;
- actions en justice (c.-à-d., poursuites en recours
collectif).
- Quel préjudice la notification de la brèche
dans les renseignements personnels pourrait-elle causer
au public? Exemples :
- risques pour la santé publique;
- risques pour la sécurité publique.
Étape 3 : Notification
La notification peut s’inscrire dans une stratégie
d’atténuation des risques comportant potentiellement
des avantages pour l’organisation autant que pour les
personnes concernées par la brèche dans les données
personnelles. Si l'atteinte à la vie privée pose
un risque de préjudice pour les personnes concernées,
celles-ci devraient en être notifiées. Notifier
rapidement les personnes concernées leur permet de prendre
des mesures pour se protéger. La difficulté consiste à déterminer
les situations dans lesquelles l'incident doit être signalé.
Chaque incident doit être examiné au cas par cas
afin de déterminer si l'atteinte à la vie privée
doit faire l'objet d'une notification. Par ailleurs, les organisations
sont priées d’informer le(s) commissaire(s) à la
protection de la vie privée approprié(s) des cas
concrets d'atteinte à la vie privée.
Pour décider s’il convient de notifier les personnes
concernées, il faut se demander si la notification est
nécessaire pour éviter ou atténuer les
préjudices découlant d’un accès non
autorisé à des renseignements personnels ou d’une
collecte, d’une utilisation ou d’une communication
indue de tels renseignements. Les organisations devraient également
tenir compte de la capacité des personnes à prendre
des mesures précises pour réduire tout préjudice éventuel.
(i) Notifier les personnes concernées
Les organisations devraient tenir compte des facteurs suivants
pour décider s’il convient de notifier les personnes
concernées :
- Quelles sont les obligations légales et contractuelles?
- Quels sont les risques de préjudices pour les personnes
concernées?
- Y a-t-il un risque raisonnable de vol d’identité ou
de fraude (compte tenu, généralement, du type
des renseignements perdus, tels que le nom et l’adresse
d’une personne combinés à des numéros
de pièces d’identité émises par
le gouvernement ou la date de naissance)?
- La personne concernée risque-t-elle de
subir un dommage physique (c.-à-d., la personne concernée
risque-t-elle, entre autres, d'être suivie ou d’être
victime de harcèlement à la suite de la perte
des renseignements personnels)?
- La personne risque-t-elle de subir des humiliations ou des
atteintes à sa réputation (p. ex., lorsque
les renseignements perdus proviennent de dossiers médicaux
et disciplinaires ou de dossiers sur la santé mentale)?
- Dans quelle mesure la personne concernée est-elle
capable d'éviter ou d'atténuer les préjudices éventuels?
(ii) Quand / comment notifier et qui devrait le faire
À cette étape, vous devriez avoir dressé une
liste la plus exhaustive possible des faits et avoir procédé à l’évaluation
des risques pour déterminer s’il y a lieu de notifier
les personnes concernées.
Quand notifier : Les personnes concernées
par l’incident devraient être notifiées le
plus tôt possible après l’évaluation
de l’incident. Cependant, si des responsables de l’application
de la loi sont saisis de l’affaire, il conviendrait de
leur demander si la notification devrait être différée
pour ne pas compromettre la tenue de l’enquête.
Comment notifier : Il est préférable
de notifier directement les personnes concernées (par
téléphone, courrier, courriel ou en personne).
On ne devrait généralement recourir à la
notification indirecte (au moyen de sites Web, d’avis
publics, de médias) que si la notification directe est
susceptible de causer davantage de préjudices, que les
coûts afférents sont excessifs ou que les coordonnées
actuelles des personnes concernées sont inconnues. Il
pourrait être approprié, dans certains cas, d’utiliser
plusieurs méthodes de notification. Demandez-vous également
si la méthode choisie pour notifier pourrait accroître
le risque de préjudice (p. ex., en renseignant le voleur
d’un ordinateur portatif sur la valeur de l'information
contenue dans l'ordinateur).
Qui devrait procéder à la notification : Généralement,
c’est à l’organisation qui entretient un
rapport direct avec le client ou l’employé qu’il
incombe de notifier les personnes concernées, y compris
lorsque la brèche s’est produite chez un tiers
fournisseur de services embauché à contrat pour
tenir à jour ou traiter les renseignements personnels.
Cependant, la notification par une tierce partie pourrait convenir
davantage dans certaines circonstances. Par exemple, advenant
une brèche dans les renseignements personnels concernant
des cartes de crédit chez un marchand détaillant,
la compagnie émettrice de cartes de crédit pourrait
notifier elle-même les personnes concernées
puisque le marchand pourrait ne pas avoir les coordonnées
de ces personnes.
(iii) Quel devrait être le libellé de
la notification
Le libellé de la notification variera selon la nature
de l’incident et la méthode choisie pour notifier.
La notification devraient faire part des renseignements suivants,
s’il y a lieu :
- Un aperçu de l’incident et le moment où il
s’est produit;
- Une description des renseignements personnels en cause;
- Une description sommaire des mesures que l’organisation
a prises pour contrôler ou réduire les préjudices;
- Ce que l’organisation compte faire pour aider les
personnes et les mesures que ces dernières peuvent
prendre pour éviter ou réduire les risques de
préjudice ou pour se protéger davantage. Les
actions possibles incluent des arrangements pour la surveillance
du crédit et d’autres outils de prévention
des fraudes, de l’information sur la façon de
changer de numéro d’assurance sociale (NAS),
d’assurance maladie ou de permis de conduire. Par exemple,
pour obtenir un nouveau numéro d’assurance sociale,
veuillez consulter le site suivant : http://www1.servicecanada.gc.ca/fr/sm/nas/0200/0200_010.shtml.
- Les sources de renseignements visant à aider les
personnes à se protéger contre le vol d’identité (p.
ex., les conseils offerts sur le site Web du Commissariat à la
protection de la vie privée à http://www.priv.gc.ca/resource/ii_4_01_f.cfm et
sur le site Web d’Industrie Canada à http://strategis.ic.gc.ca/epic/site/oca-bc.nsf/fr/h_ca02226f.html.
- Les coordonnées d’un service ou d’un
employé de votre organisation qui peut répondre
aux questions ou fournir de plus amples renseignements.
- Le cas échéant, indiquez si l’organisation
a communiqué avec un commissaire à la protection
de la vie privée pour le mettre au courant de l’affaire.
- Des coordonnées additionnelles pour permettre à la
personne de faire part de ses inquiétudes à l’organisation.
- Les coordonnées du/des commissaire(s) à la
protection de la vie privée approprié(s).
Prenez garde de ne pas inclure de renseignements personnels
superflus afin d’éviter toute autre communication
non autorisée de renseignements personnels.
(iv) Autres personnes à notifier
- Commissaires à la protection de la vie
privée : Les organisations sont
priées de signaler les cas concrets d'atteinte à la
vie privée au bureau du commissaire à la
protection de la vie privée approprié afin
qu’il puisse répondre aux demandes de renseignements
du public et à toute plainte éventuelle.
Le/la commissaire pourrait également fournir aux
organisations des conseils utiles pour faire face à ces
situations. Par ailleurs, cette mesure pourrait contribuer à accroître
la compréhension du public à l’égard
des cas d'atteinte à la vie privée et à renforcer
leur confiance en votre organisation. Les facteurs suivants
devraient être pris en compte pour décider
s’il convient de signaler une brèche dans
les renseignements personnels à d’autres
commissaires :
- toute loi applicable pouvant exiger de notifier;
- les renseignements personnels en cause sont-ils
visés par une loi en matière de protection
des renseignements personnels;
- le type de renseignements personnels en cause, y compris
ce qui suit :
- les renseignements communiqués peuvent-ils être
utilisés pour commettre un vol d’identité;
- y a-t-il un risque raisonnable de préjudice
découlant de la brèche dans la protection
des données, y compris des pertes non financières;
- le nombre de personnes concernées par la brèche;
- les personnes concernées ont-elles été notifiées;
- peut-on s’attendre raisonnablement à ce
que le bureau du commissaire à la protection de
la vie privée reçoive des plaintes ou des
demandes de renseignements concernant la brèche.
Que vous décidiez ou non qu’il est dans votre
devoir de notifier les personnes concernées, il conviendrait
de vous demander si les autorités ou les organisations
suivantes devraient également être informées
de la brèche, pourvu que de telles notifications soient
conformes à la LPRPDE ou aux lois provinciales
similaires en matière de protection des renseignements
personnels :
- Les policiers : en cas de vols
ou d’activités criminelles présumés.
- Les compagnies d’assurances ou autres : s'il
est exigé de les notifier en vertu des obligations
contractuelles.
- Les ordres professionnels ou d’autres organismes
de réglementation : si les normes
professionnelles ou d’application de la réglementation
l’exigent.
- Les compagnies émettrices de cartes de
crédit, les établissements financiers ou
les agences d’évaluation du crédit : si
leur aide est requise pour communiquer avec les personnes
concernées ou pour atténuer les préjudices.
- Autres parties internes ou externes qui n’ont
pas déjà été notifiées :
- les entrepreneurs de tierce partie ou les autres parties
qui pourraient être concernés;
- les unités opérationnelles internes qui
n’ont pas été préalablement
avisées de l’incident, p. ex. les Relations
gouvernementales, les Communications, les Relations avec
les médias et les cadres supérieurs;
- les syndicats ou d’autres unités de négociation.
Les organisations devraient évaluer les répercussions éventuelles
que l’incident et la décision de notifier pourraient
avoir sur des tierces parties, et prendre des mesures en
conséquence. Par exemple, des tierces parties pourraient être
touchées si des personnes annulent leur carte de crédit
ou si des institutions financières émettent
de nouvelles cartes.
Étape 4 : Prévention de futures
atteintes à la vie privée
Une fois que les mesures immédiates sont prises pour
réduire les risques associés à la brèche
dans les renseignements personnels, les organisations doivent
prendre le temps d’enquêter sur les causes de
l’incident et de réfléchir à la
nécessité d’élaborer un plan de
prévention. Plus ou moins d’efforts devraient être
déployés en fonction de la gravité de
l’incident et de son caractère systémique
ou isolé. Le plan pourrait prévoir ce qui suit :
- une vérification de la sécurité physique
et technique;
- un examen des politiques et des procédures et
tout changement témoignant des leçons tirées
de l’enquête et subséquemment (p. ex.,
les politiques sur la sécurité, les politiques
sur la conservation des dossiers et la collecte de renseignements,
etc.)
- un examen des pratiques de formation des employés;
- un examen des partenaires de la prestation de services
(p. ex., négociants, détaillants, etc.)
Le plan pourrait prévoir une vérification à la
fin du processus pour déterminer si votre plan de prévention
a été mis en œuvre avec succès.
Le CPVP a aussi mis au point une liste de contrôle axée sur ces quatre étapes qui aidera les organisations à rassembler tous les renseignements nécessaires et à procéder à une analyse en cas d’atteinte à la vie privée.
Nota: Le Commissariat a collaboré avec divers intervenants à l’élaboration de lignes directrices facultatives relatives aux atteintes à la vie privée. Un groupe d’organisations du secteur privé, tablant sur les précieux documents rédigés par les commissaires à l’information et à la protection de la vie privée de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario1, ont élaboré des lignes directrices aux fins de discussion avec d’autres intervenants. Le Commissariat a mené des consultations auprès d’organisations du secteur privé et d’associations représentatives, de groupes de la société civile et d’autres bureaux de commissaire à la protection de la vie privée chargés de l’application de lois sur la protection des renseignements personnels applicables au secteur privé qui sont essentiellement similaires à la loi fédérale. Ces lignes directrices sont le résultat de ce processus, et le Commissariat leur sait gré du temps qu’ils ont consacré aux discussions.