Rapport annuel au Parlement 2012-2013 concernant la LPRP - page 10

Rapport annuel 2012-2013 concernant la
Loi sur la protection des renseignements personnels
De façon plus générale, le sondage a aussi révélé que
les deux tiers des Canadiens se disent préoccupés par
la protection de leurs renseignements personnels. Le
quart d’entre eux se disent même « extrêmement »
préoccupés par cette question. Ils se posent des
questions sur leur propre capacité à protéger leurs
renseignements personnels — 56 % des répondants
ne croient pas avoir une bonne compréhension du
risque que représentent les nouvelles technologies
pour leur vie privée. Or, nous avons constaté que ce
manque de confiance augmente de manière constante
depuis l’an 2000.
Le malaise croissant des Canadiens au sujet de la
protection de leur vie privée n’est pas surprenant.
De nouvelles technologies apparaissent et se
répandent rapidement, bon nombre d’entre elles
étant alimentées par des utilisations novatrices et
considérables des renseignements personnels qu’il
peut être difficile, voire impossible, de comprendre
dans leur totalité. Les gens sont aussi inondés de
demandes exigeant de plus en plus de renseignements
personnels; par ailleurs, ils entendent souvent
parler d’atteintes à la sécurité des renseignements
personnels et de fuites de renseignements personnels
d’une grande ampleur.
Des exemples qui minent la confiance
Le présent rapport annuel présente,
malheureusement, de nombreux exemples associés
au secteur public qui illustrent les types d’enjeux qui
avivent les inquiétudes générales des Canadiennes
et des Canadiens à l’égard de la protection de la
vie privée, tout en sapant leur confiance envers les
ministères et les organismes fédéraux qui recueillent
leurs renseignements personnels.
Par exemple, une vérification de l’Agence du revenu
du Canada (ARC), qui traite quotidiennement
des renseignements financiers de nature délicate
concernant des Canadiennes et des Canadiens, a
permis de constater que des employés avaient eu
accès aux dossiers de contribuables sans autorisation,
et ce, à maintes reprises. Bon nombre de ces atteintes
sont passées inaperçues pendant plusieurs années.
Des éléments d’information indiquent également un
accroissement du temps de réponse aux demandes de
renseignements personnels présentées en vertu de la
Loi sur la protection des renseignements personnels
, ainsi
qu’aux demandes du Commissariat dans le cadre
d’enquêtes et d’autres affaires.
Pour la troisième année consécutive, le nombre
d’atteintes à la sécurité des données signalées au
Commissariat n’a jamais été aussi élevé. Parmi
les incidents décrits dans le présent rapport,
mentionnons la perte d’un disque dur contenant
les renseignements personnels de plus de
500 000 bénéficiaires de prêts étudiants.
L’augmentation du nombre d’atteintes à la sécurité
des renseignements personnels signalées laisse
peut‑être entrevoir une perte de données plus
importante de la part des institutions, mais il se
pourrait aussi qu’elle indique simplement que les
ministères font preuve d’une diligence accrue pour
respecter leurs obligations en matière de signalement
des atteintes. Or, même si cette dernière hypothèse
était la bonne et dans le meilleur des scénarios, la
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