Rapport annuel au Parlement 2013 - page 10

Rapport annuel au Parlement 2013 – Rapport concernant la
Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques
amélioration des pratiques de protection de
la vie privée en ligne (lors du tout premier
ratissage d’Internet pour la protection de la vie
privée, avec 18 autres autorités chargées de la
protection des données et travaillant ensemble
au sein du Global Privacy Enforcement
Network, ou GPEN).
Le rapport de cette année présente également
des éléments issus d’enquêtes sur des plaintes
ainsi que des mesures pour s’attaquer aux
problèmes systémiques.
Parallèlement, il souligne les efforts de
rayonnement, offrant des lignes directrices aux
entreprises pour les aider à éviter les pièges au
chapitre de la protection de la vie privée, tout
en continuant de sensibiliser les Canadiennes
et les Canadiens aux risques actuels pour leur
vie privée et aux mesures qu’ils peuvent prendre
pour mieux se protéger.
Turbulences technologiques
Comme cela est devenu la norme, de
nombreux défis relatifs à la protection de la
vie privée en 2013 étaient liés aux nouvelles
technologies et aux technologies naissantes, par
exemple les logiciels de reconnaissance faciale,
les accessoires intelligents, l’infonuagique,
la publicité comportementale en ligne, les
téléphones intelligents toujours allumés, la
technologie géospatiale, l’analytique avancée,
les véhicules aériens sans pilote (ou drones)
et le profilage génétique. Le Commissariat a
cherché à repérer les risques éventuels pour la
vie privée, qui peuvent être amplifiés par le fait
que de plus en plus, les nouvelles technologies
ne fonctionnent généralement pas en vase
clos. Les appareils et les sources de données
tendent plutôt à se fondre les uns dans les
autres, à converger les uns vers les autres et
à donner naissance à de nouvelles formes de
renseignements numériques qui peuvent être
détaillés, persistants et, du moins en théorie,
accessibles à l’infini et à jamais.
Cela met en lumière la nécessité d’une
coopération entre les agents de réglementation
afin de garantir la protection de la vie
privée au-delà des opérations d’information
individuelles, de manière à prendre en compte
la portée mondiale des organisations qui ont les
moyens de recueillir et d’utiliser des quantités
pratiquement illimitées de renseignements
personnels.
Les entreprises ne sont pas les seules à
s’intéresser aux données sur les individus à
des fins commerciales. De plus en plus, on
constate que des renseignements personnels
recueillis à l’origine par le secteur privé peuvent
également se retrouver entre les mains des
organismes du secteur public chargées de
l’application de la loi et de la sécurité nationale.
La nécessité de tenir un débat constructif sur
une transparence et une responsabilisation
accrues de la part de tous les intervenants est
évidente. Dans un rapport spécial présenté au
Parlement en janvier 2014, le Commissariat
fait des recommandations visant à façonner et à
enrichir cette discussion.
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