Table of Contents Table of Contents
Previous Page  11 / 99 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 11 / 99 Next Page
Page Background

Message du commissaire

d’incident. Nous poursuivrons nos efforts sur

ce front.

Nous avons été témoins de cas où les

vulnérabilités d’un réseau et les défaillances

technologiques avaient entraîné la

communication des renseignements personnels

portant sur des Canadiens. Toutefois, d’après

notre examen des atteintes à la sécurité

des données déclarées en 2014-2015, une

communication accidentelle constituait, la

cause la plus fréquente des incidents, tout

comme au cours des exercises antérieurs. Or,

il s’agit d’un risque que des procédures plus

rigoureuses permettent souvent d’atténuer. En

fait, la communication accidentelle était de

loin la cause citée le plus souvent, comptant

pour 73 % des incidents déclarés.

Près des trois quarts des atteintes à la sécurité

des données auraient pu être évitées si les

institutions avaient fait preuve d’une plus

grande diligence. Ce fait préoccupant montre

que les institutions continuent de subir des

atteintes découlant du mauvais acheminement

de courrier ou de fenêtres d’enveloppe trop

grandes, même si des incidents similaires

se répètent depuis des années. Des mesures

relativement simples peuvent — et doivent

— être prises pour éviter ce type d’atteintes.

J’espère que le rapport annuel de 2014-2015

rappellera la nécessité de renforcer la vigilance.

INCIDENCE DES ATTEINTES

Même lorsqu’elles ne sont pas délibérées, les

atteintes à la sécurité des données peuvent avoir

des conséquences désastreuses.

Dans un exemple cité en détail au chapitre 4,

l’Agence du revenu du Canada (ARC) a remis

par inadvertance à un journaliste du service

journalistique anglophone de la SRC les

renseignements personnels associés à plus de

1 000 personnes et entreprises. La SRC a par

la suite diffusé un reportage dans lequel elle

identifiait plusieurs personnes touchées par

l’incident.

Un autre dossier présenté en détail a trait à un

incident où Santé Canada a envoyé des lettres

à plus de 41 000 personnes de partout au

Canada dans des enveloppes laissant voir que

les lettres émanaient du Programme d’accès à

la marihuana à des fins médicales. Le simple

fait qu’une personne s’inscrive à ce type de

programme ou qu’elle s’y intéresse constitue

manifestement une information très sensible

qui ne devrait pas être communiquée sans son

consentement explicite.

Dans un autre dossier, le nom des personnes

ayant demandé en vertu de la

Loi sur l’accès à

l’information

des documents concernant les

dépenses d’un ancien ministre des Affaires

autochtones et du Développement du Nord

a été révélé à des employés du ministère

qui n’avaient pas besoin de connaître cette

information.

3