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30, rue Victoria, 1

er

étage, Gatineau (Québec) K1A 1H3 • Sans frais : 1-800-282-1376 • Télécopieur : (819) 994-5424

ATS : (819) 994-6591

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Message du commissaire

L’ère du numérique est source pour nous d’immenses bienfaits

économiques et sociaux. Qu’il soit question de nouveautés scientifiques,

de gains d’efficience sur le marché ou de retombées en matière de

commodité ou de possibilités pour les gens, notre capacité nouvelle à

mobiliser la puissance de l’information transforme notre monde

positivement à bien des égards. Les soins de santé personnalisés, les

services gratuits en ligne, les services urbains en temps réel (en gestion

de la circulation, par exemple) seraient impossibles sans les grandes

avancées sur le plan des capacités de calcul et de stockage et d’analyse

de vastes quantités de données. Sur un plan plus personnel, les horizons

s’élargissent grâce à la facilité de l’accès au savoir et à nos moyens de communication sans effort avec le reste

de la population du globe.

En même temps, l’omniprésence de la surveillance que les organismes commerciaux et gouvernementaux

exercent sur les particuliers et leurs activités vient menacer les notions en matière de vie privée auxquelles

nous sommes profondément attachées. Le gouvernement recueille des quantités sans cesse croissantes

d’information pour ses mesures de sécurité nationale, et cette collecte fait l’objet de très peu de mesures de

contrôle et de transparence. Dans le secteur privé, les appareils mobiles ont nettement accru l’abondance et

la sensibilité des renseignements personnels recueillis, mais les pratiques en question demeurent

généralement opaques aux yeux des consommateurs.

Nous nous retrouvons dans un environnement complexe où il y a des compromis à faire chaque jour entre

l’accès aux services numériques et la protection de nos renseignements personnels, et ce, souvent sans que

nous puissions apprécier pleinement la nature de ces compromis. Quand il s’agit du gouvernement, nous

n’avons pas voix au chapitre en ce qui concerne l’information recueillie. Nous pouvons tout simplement

espérer que ce même gouvernement sera à l’écoute de nos besoins en matière de vie privée lorsqu’il améliore

la prestation des services et prend ses décisions de politique publique.

Ce mouvement de collecte et de traitement de quantités inégalées de renseignements personnels remet

nettement en question les cadres en place de protection de la vie privée. Ainsi, ce que nous appelons les

mégadonnées peut mener à des décisions sur les gens qui reposent sur des renseignements inexacts ou

incomplets à l’insu même des particuliers visés ou sans que ceux-ci aient de recours à leur disposition. Le

risque d’atteinte à la vie privée s’est aggravé considérablement, ce qui exige un surcroît d’attention et

d’ingéniosité dans tout ce qui est cybersécurité.

L’incertitude quant à une bonne protection des renseignements personnels aurait pour effet de miner la

confiance dans le secteur de la technologie au Canada, tout comme de freiner les possibilités d’affaires et

l’innovation. Elle est aussi de nature à nuire au commerce et aux échanges, ainsi qu’à la compétitivité de notre

pays sur le marché mondial. Nous avons tout intérêt à veiller à ce que les moyens de protection de la vie

privée conservent leur efficacité au pays devant les menaces nouvelles et complexes qui se présentent.

Au début de mon mandat comme commissaire à la protection de la vie privée du Canada, j’ai dit que je me

proposais de donner aux Canadiens un meilleur contrôle sur leurs renseignements personnels. Mon arrivée a

coïncidé avec le projet prévu par le Commissariat de renouveler sa vision stratégique pour mieux l’harmoniser

avec les réalités d’une économie et d’une société de plus en plus numériques. Le présent rapport résume la

démarche qui a été la nôtre, les observations que nous avons reçues des parties intéressées et les décisions