Construire des scénarios personnalisés pour rendre la réalité – Montréal

Veuillez noter que les marques de commerce de sites Web populaires sont utilisées dans ces scénarios par souci de simplicité. Nous ne visons pas à commenter ou à laisser entendre quoi que ce soit au sujet des pratiques de gestion des renseignements personnels des sites qui sont nommés.

« Le monde de Louise et David »

ScénarioLouise est une étudiante postsecondaire branchée de 21 ans, qui aime rencontrer de gens et essayer de nouvelles choses. Elle est active en ligne, où elle fait à peu près tout : acheter des vêtements à la mode et des billets de spectacle, garder le contact avec ses amis et afficher des mises à jour et des photos d’elle sur sa page Facebook. Comme elle termine ses études cette année, Louise a commencé à se chercher un emploi. Elle paie sa scolarité en fabriquant des bijoux et en les vendant en ligne. Elle collectionne également des bandes dessinées et fait partie d’un réseau international d’amateurs de bandes dessinées. Louise a un jeune frère, David, âgé de 9 ans.

Détails pour le groupe d’experts sur les limites du forage et du profilage de données sur les consommateurs

Sa vie réelle a été plutôt difficile ces derniers temps, à cause de la séparation de ses parents et de son déménagement avec sa mère dans un quartier beaucoup plus modeste, mais Louise aime manifestement sa vie virtuelle.

Elle s’occupe de son commerce de bijoux en ligne. Elle recherche les aubaines et est une consommatrice avisée. Elle met régulièrement à jour son mur Facebook en y ajoutant des photos et les potins les plus récents. Elle aime beaucoup localiser ses amis et découvrir de nouveaux endroits grâce à Foursquare, et elle trouve le temps de parler de ses activités et d’exprimer ses pensées sur Twitter.

Louise aide également son jeune frère à s’inscrire aux jeux en ligne qu’il aime en lui permettant d’utiliser son numéro de carte de crédit et son adresse de courriel. Lorsque David s’inscrit à des jeux, il invente parfois des renseignements.

Il y a six mois, Louise a découvert un nouveau site Web qui s’adresse aux amateurs de bandes dessinées et elle s’est fait de nombreux amis en fréquentant ce site, des gens qu’elle en est venue à fréquenter aussi sur Facebook.

Comme son commerce de bijoux marche bien, elle envisage de le développer et elle aimerait obtenir une marge de crédit pour avoir une certaine marge de manœuvre financière. Elle fait affaire avec la même institution financière depuis l’âge de 7 ans et, même si elle a utilisé sa carte de crédit avec excès au début, quand elle l’a obtenue à 18 ans, elle a depuis payé le solde et effectue maintenant ses paiements à temps. Elle n’a pas eu de solde impayé depuis un an. 

Elle prend rendez vous avec le directeur du crédit et apporte son plan d’affaires et un résumé de ses comptes personnel et d’affaires. Le directeur du crédit analyse les documents d’un air approbateur et lui dit que, selon lui, elle n’aura pas de difficulté à obtenir une marge de crédit. Il doit cependant compléter le processus d’analyse en soumettant sa demande à une vérification de la solvabilité. 

Après avoir obtenu les résultats de la vérification, il l’informe que, malheureusement, même si ses documents semblent indiquer que sa situation financière est bonne, sa cote de crédit est mauvaise. Par conséquent, on considère qu’il serait trop risqué de lui accorder une marge de crédit. Louise est froissée et se sent humiliée.

Détails pour le groupe d’experts sur l’identité et la réputation en ligne

Louise s’est récemment inscrite à Second Life afin de pouvoir participer à une conférence In-world regroupant d’autres amateurs de bandes dessinées. Dans l’univers In-world, elle est connue sous le nom de Vambrace. La semaine précédant la conférence, Vambrace est approchée par plusieurs balado-marchands qui lui font des offres spéciales pour de la marchandise, en ligne et hors ligne : des bandes dessinées à tirage limité, des œuvres d’art et des meubles sur le thème de la caricature pour sa maison In-world ainsi que des jeux vidéos.

Dans l’intervalle, Louise a reçu un dépliant par courrier annonçant une nouvelle boutique de bandes dessinées dans le voisinage. Selon le dépliant, la boutique appartient à une femme qui s’appelle Geneviève, dont l’avatar, Themyscira, a conversé brièvement avec Vambrace à la conférence. Plus tard durant le mois, Louise reçoit une demande amicale sur Facebook de la part de Geneviève, qui l’invite à la rencontrer éventuellement pour prendre un café.

Détails pour le groupe d’experts sur les méthodes de marketing en ligne : jeux vidéo, publicité, applications et réseaux sociaux

Chaque fois que Louise entre dans son compte Facebook, elle voit dans son fil de nouvelles l’évolution de ses amis sur FarmVille. Recevant quotidiennement des demandes de la part d’amis voulant qu’elle les aide à obtenir de nouveaux animaux, elle décide de prendre part au jeu.

Lorsque Louise se joint à FarmVille, elle consent à ce qui suit :

« Donner l'accès à FarmVille permettra à cette application d'accéder aux informations de votre profil, à vos photos, aux informations sur vos amis et à tout autre contenu nécessaire à son bon fonctionnement. »

Puis, elle personnalise volontiers son propre avatar et devient l’un des 82 686 749 utilisateurs mensuels actifs de FarmVille.

FarmVille est une application Facebook créée par Zynga qui permet aux utilisateurs d’avoir une ferme virtuelle.

Après quelques jours seulement, Louise est accrochée! Le jeu est inspiré du marché et on peut acheter des articles avec des « farm coins », la monnaie de FarmVille que l’on gagne en vendant des récoltes, ou avec de l’argent comptant de la ferme (« farm cash ») qui peut être gagné, acheté ou obtenu en répondant à des sondages, etc.

Louise joue fréquemment pour pouvoir faire plus d’argent et prendre soin de sa ferme. Avec de la monnaie Farmville, elle a récemment acheté des semis, qu’elle a ensuite plantés. La dernière chose qu’elle souhaite maintenant est de voir ses plants flétrir et mourir.

Louise a aussi ouvert un compte PayPal afin de pouvoir produire plus rapidement en achetant des biens virtuels avec de l’argent réel. Lorsqu’elle réalise qu’elle dépense de l’argent pour des choses qu’elle ne possède pas en réalité, Louise décide de consulter différentes « offres » affichées lui permettant d’obtenir de la monnaie utilisable dans le jeu en échange de quelques informations personnelles qui seront par la suite utilisées par des publicistes. Elle n’a qu’à s’inscrire pour « quelque chose », ou à devenir une fan d’un groupe quelconque. Rien de plus facile!

En plus d’avoir sa propre ferme, Louise invite ses amis à se joindre à elle afin qu’ils deviennent ses voisins (recruter des voisins comporte des avantages dans ce genre de jeu). Des cadeaux, tels que des arbres, des animaux et des articles de décoration, peuvent être envoyés à des voisins confirmés ou à tout autre ami Facebook, même si celui-ci n’utilise pas l’application.

Un jour, Louise a constaté avec joie que FarmVille offre une nouvelle option : l’agriculture coopérative. Ce volet englobe diverses tâches qu’un joueur ne peut exécuter individuellement et qui nécessitent la collaboration de voisins. Des médailles d’or, d’argent et de bronze sont décernées aux équipes qui parviennent à compléter la tâche dans les délais indiqués, et les équipes gagnantes obtiennent des bonis sous forme de monnaie de ferme et d’articles uniques. Louise décide d’inviter d’autres amis à se joindre.

Peu de temps après, Louise a le plaisir de cultiver un nouveau produit alors que les arachides deviennent la première récolte disponible sur FarmVille qui est directement parrainée par une marque de commerce (de l’agence publicitaire Saatchi & Saatchi et une marque de friandises israélienne).

Date de modification :