L’achat d’un billet d’exposition n’est pas une invitation à des activités de marketing

Une amatrice d’art qui s’était procuré un billet pour l’exposition Klimt au Musée des beaux-arts du Canada est restée stupéfaite lorsqu’on l’a sollicitée pour soutenir les programmes réguliers du Musée. Peu de temps après avoir acheté le billet pour l’exposition Klimt, la plaignante a reçu un appel de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada lui demandant si elle avait apprécié l’exposition. Elle a mis fin à l’appel.

Quelque temps plus tard, lorsqu’un bénévole de la Fondation lui a téléphoné de nouveau pour lui demander son appui, la plaignante a voulu savoir comment il savait qu’elle avait visité le musée et comment il se faisait qu’elle était sur la liste d’appels. Puisque le bénévole l’ignorait, elle s’est informée directement au musée, où on lui a appris que le musée communiquait couramment à la Fondation, aux fins de collecte de fonds, les renseignements personnels des gens qui avaient acheté des billets.

La femme a porté plainte pour communication inappropriée de renseignements auprès de la commissaire à la protection de la vie privée. L’enquêteur a confirmé que le musée se constituait une base de données à partir des ventes de billets, à l’usage des campagnes d’adhésion et pour promouvoir les expositions futures. Le musée a fait supprimer le nom de la plaignante de la base de données et a présenté ses excuses pour les appels. Il s’est engagé également à obtenir dorénavant le consentement exprès des gens qui se sont procurés des billets avant d’ajouter leur nom à la base de données.

La plaignante s’est montrée satisfaite de l’issue de la plainte et le Commissariat estime celle-ci réglée en cours d’enquête.

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