Qu’y aura-t-il après le Web 2.0?

Cette page Web a été archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Commentaires lors de la Conférence de l’Institut international des communications

Le 26 octobre 2009
Montréal (Québec)
Allocution prononcée par Jennifer Stoddart
Commissaire à la protection de la vie privée du Canada

(La version prononcée fait foi)


Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de prendre la parole, surtout en compagnie d’un groupe de conférenciers et de participants aussi illustres et chevronnés.

Comme certains ici le savent peut‑être déjà, le Commissariat possède une certaine expérience liée au fonctionnement des applications en ligne, que certains appellent le Web 2.0 ou encore le Web 3.0.

L’enquête récente que nous avons menée sur Facebook a démontré, selon moi, que les fournisseurs de services en ligne doivent prendre des mesures précises pour respecter et protéger le droit à la vie privée de leurs utilisateurs — qu’ils soient canadiens ou non.

En tant que responsable d’un organisme de réglementation, je n’ai qu’à citer la loi régissant la collecte de renseignements personnels par les entreprises du secteur privé, soit la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

La LPRPDE, comme on l’appelle, prévoit un ensemble d’obligations claires que doivent respecter les entreprises menant des activités au Canada. Cela comprend les entreprises qui fournissent des services de manière virtuelle et par l’intermédiaire du nuage — comme les sites de réseautage social, les services de comptabilité de tierces parties, et les sociétés offrant des services de collecte, de traitement et de stockage des données organisationnelles.

Cela comprend également la nouvelle génération d’applications Web. Pour les sociétés, l’élaboration d’un modèle d’entreprise axé sur la puissance, la flexibilité et le faible coût de l’informatique répartie est certainement intéressante. Selon les principes de base en économie, une entreprise devrait utiliser l’essentiel de son capital humain et financier pour offrir le meilleur produit possible.

Il est évident que certains services opérationnels de base pourraient être confiés à un sous-traitant, en particulier pour les petites entreprises qui cherchent à se tailler une place dans le marché. À cette fin, le Commissariat a publié des directives sur la façon de protéger adéquatement les renseignements personnels circulant au-delà des frontières du pays.

Mes homologues des organismes de protection des données européennes ont formulé des directives similaires.

Cela dit, les développeurs de nouvelles applications du Web 3.0 devraient se rappeler que les renseignements qui leur sont confiés sont un bien précieux. Leur entreprise en souffrira si les utilisateurs soupçonnent que leurs renseignements sont mal protégés ou sont utilisés à mauvais escient.

Le Commissariat a mené une étude dans le but d’examiner les raisons pour lesquelles les Canadiennes et Canadiens communiquent des renseignements à des applications en ligne.

Une des perceptions communes? La moyenne des gens suppose que le développeur de l’application prend toutes les précautions nécessaires pour protéger les renseignements contre l’abus, le vol et la perte.

La population canadienne tient pour acquis que les développeurs de l’application utilisent les renseignements uniquement aux fins de la prestation des services initiaux demandés par l’utilisateur.

Lorsqu’on leur présente des exemples de situations où leurs renseignements ont été utilisés à des fins secondaires, les gens ont diverses réactions, allant de l’acceptation aveugle à un sentiment de trahison personnelle, en passant par une colère grandissante.

Les entreprises utilisant des applications d’informatique répartie DOIVENT comprendre tout cela. Elles ne peuvent pas prendre de décisions sur la façon dont elles recueillent, traitent et diffusent les renseignements de leurs utilisateurs sans établir d’abord une entente claire avec ces derniers.

Sans cette confiance, leurs entreprises échoueront en affaires.

Je crois que la LPRPDE fournit un cadre qui favorise un tel lien de confiance.

Elle établit clairement les principes et les lignes directrices que toutes les entreprises — en ligne ou autres — doivent respecter en vue de protéger les renseignements personnels des Canadiennes et des Canadiens de façon appropriée.

Le nouveau monde de l’informatique répartie représente un défi pour les organismes de réglementation de protection de la vie privée, ainsi que pour les développeurs de la prochaine génération d’applications et de services.

Nous devons apprendre à bâtir des entreprises qui tiennent compte des mécanismes actuels de protection de la vie privée tout en favorisant l’innovation.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes (obligatoire) : Erreur 1 : Ce champ est obligatoire.

Remarque

Date de modification :