Vers où va Internet? Qu’adviendra t-il de la protection de la vie privée sur Internet?

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Commentaires formulés à la 31e Conférence internationale des commissaires à la protection des données et de la vie privée

Le 4 novembre 2009
Madrid (Espagne)

Allocution prononcée par Jennifer Stoddart
Commissaire à la protection de la vie privée du Canada

(La version prononcée fait foi)


Le titre de cette séance, en latin, nous rappelle que les humains ont besoin de communiquer entre eux au moyen d’une voie commune, autrefois le latin et maintenant Internet.

Créé il y a 40 ans seulement, Internet est à la fois un outil de communication et un outil de stockage et de traitement de l’information qui ne cesse de gagner en popularité dans le monde. Bon nombre de communautés utilisent assidument Internet, à un tel point qu’elles en sont complètement dépendantes.

Comme le disait le professeur canadien Marshall McLuhan, le médium est le message. L’utilisation d’Internet modifie la façon dont les gouvernements interagissent avec leurs citoyens, dont les entreprises mènent leurs activités locales et internationales, et dont les particuliers communiquent avec leurs parents et amis et gèrent leurs finances.

L’échange de renseignements personnels et les modalités afférentes sont au cœur de cette nouvelle économie sur Internet. Nous savons que le modèle opérationnel applicable à l’information est davantage fondé sur les services pouvant être vendus en ligne ou annoncés en ligne et fournis par d’autres moyens.

Ce modèle de publicité suppose la pertinence des renseignements sur les consommateurs (ou les citoyens) qui peuvent être recueillies en ligne, puis utilisées pour mieux cibler les produits ou mieux concevoir de nouveaux produits, ou encore pour prévoir la réaction des citoyens à l’égard des initiatives gouvernementales.

En l’absence de règles, Internet serait à la merci des spécialistes du marketing et des dictateurs (sans compter d’innombrables fraudeurs).

Les internautes ignorent souvent comment ou pourquoi leurs renseignements personnels sont recueillis à la suite de leurs activités en ligne. En plus d’être divertissant et convivial, Internet procure une satisfaction immédiate.

Il est très facile de fournir des renseignements personnels sans en avoir consciemment pris la décision.

La gratification est souvent immédiate lorsque nous prenons la décision de les fournir, comme en fait foi la croissance spectaculaire du réseautage social.

Il y a près de dix ans, on nous a dit que la vie privée n’existait plus et qu’il fallait tourner la page. Ironiquement, il n’y a jamais eu autant de personnes qui s’inquiètent d’une liberté qu’elles tenaient largement pour acquise. Elles se demandent ce que le futur leur réserve en ce qui a trait à leur participation à l’univers virtuel.

Pourquoi ne pourrais-je pas bénéficier de mes libertés civiles tout en tirant parti des innovations technologiques?

Les membres de ce distingué comité traiteront tour à tour de différents aspects de l’avenir d’Internet et de ses implications politiques pour la protection des renseignements personnels. Tout d’abord, des représentants de Microsoft, de Google et de Facebook traiteront des innovations technologiques et de leurs implications.

Selon les chefs de file du développement logiciel, quels sont les principaux enjeux dans l’application du cadre actuel de protection des données?

Ensuite, nous aurons les points de vue des milieux de la recherche et du droit. Certaines fonctions d’Internet devraient‑elles être contrôlées? Le sont‑elles déjà? Les principes de réglementation actuellement en place, comme le principe du consentement, fonctionnent-ils vraiment?

Enfin, un des pères d’Internet nous entretiendra sur la difficulté d’allier l’anonymat, la protection des renseignements personnels et les besoins de la société.

En ce qui a trait à l’ordre des interventions, nous commencerons par John Vassallo, vice-président chargé des affaires européennes et co-directeur du contentieux pour Microsoft.

Suivra Nicole Wong, chef adjointe du contentieux pour Google.

Suivra Elliot Schrage, vice-président aux communications internationales, au marketing et aux politiques publiques de Facebook.

Suivra Yves Poullet, professeur de l’Université de Namur en Belgique et directeur de son centre de recherche en informatique.

Suivra Marc Rotenberg, directeur exécutif du Electronic Privacy Information Centre (EPIC) à Washington.

Enfin, à 15 h 30, Vincent Cerf, vice‑président de Google, se joindra à nous par voie électronique pour nous faire profiter de sa contribution à faire d’Internet ce qu’il est aujourd’hui.

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