Pourquoi la vie privée compte toujours à l'ère de Google et de Facebook, et comment la collaboration peut nous aider à la protéger

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Commentaires dans le cadre de la Conférence de 2010 sur l'accès et la protection des renseignements personnels

Le 10 juin 2010
Edmonton (Alberta)

Allocution prononcée par Jennifer Stoddart
Commissaire à la protection de la vie privée du Canada

(La version prononcée fait foi)


Introduction

J’aimerais d’abord remercier Wayne McDonald pour l’importante contribution qu’il a faite à la cause de la protection de la vie privée au Canada. M. McDonald a joué un rôle de leader dans la professionnalisation du domaine de la protection de la vie privée au Canada, une cause qui, en tant que commissaire, me tient beaucoup à cœur!

Au cours des dernières années, j’ai été impressionnée par les connaissances et l’engagement croissants des professionnels de la protection de la vie privée au Canada. Wayne, merci d’avoir aidé à former la nouvelle génération de professionnels de la protection de la vie privée afin qu’ils deviennent les dignes gardiens des renseignements personnels qui sont confiés à leur organisation.

Les organisateurs de la conférence de cette année ont choisi de parler de changements, de défis et de choix.

J’aimerais aujourd’hui vous faire part de mes impressions sur la nature changeante de la protection de la vie privée dans notre monde de plus en plus branché.

Comme vous le savez, c’est la mode dans certains milieux de dire que la vie privée n’existe pratiquement plus en cette ère d’exhibitionnisme numérique. J’aimerais revenir sur certaines déclarations et vous faire part de mon opinion sur l’évolution de la notion.

Il ne fait aucun doute que le monde numérique pose des défis de taille pour le droit à la vie privée.

Nous devons simplement travailler plus fort et de façon plus intelligente, et non pas jeter l’éponge et « en revenir », comme certaines personnes l’ont suggéré.

Nous pouvons agir devant les nouveaux risques pour la vie privée qui découlent des changements technologiques.

Nous devons renforcer nos lois sur la protection de la vie privée et nous assurer qu’elles demeurent modernes et pertinentes. Nous devons aussi renforcer la collaboration entre les autorités chargées de protéger la vie privée, car nous sommes bien plus forts lorsque nous parlons d’une seule voix. Nous devons également, en tant que société, nous assurer que nos connaissances en matière de vie privée sont équivalentes à nos connaissances du monde en ligne. Ce n’est pas le cas actuellement.

« Revenez-en »

Il y a un peu plus de dix ans, Scott McNealy, qui était alors chef de la direction de Sun Microsystems, s’est rendu tristement célèbre à tout jamais dans les milieux de la protection de la vie privée en affirmant :

De toute façon, la vie privée, ça n’existe pas. Revenez-en. [traduction]

Il est évident que la vie privée souffre en raison des technologies de surveillance en ligne. Pratiquement tous nos clics routiniers sont surveillés, enregistrés puis stockés de façon méticuleuse, souvent sans que nous nous en rendions compte.

Cependant, la déclaration arrogante de Scott McNealy selon laquelle on ne peut absolument rien faire contre cette atteinte à la vie privée a vraiment touché une corde sensible. En fait, personne ne s’en balance.

D’une certaine façon, l’affirmation « revenez-en » a aidé la cause de ceux d’entre nous qui travaillent à la protection de la vie privée.

Elle illustre clairement le manque de sensibilité de certains, et je dis bien certains, chefs d’entreprise par rapport à la protection de la vie privée. Ils ne comprennent tout simplement pas.

L’affirmation a aussi servi un sérieux avertissement par rapport à la précarité de notre droit à la vie privée et au fait que nous devons nous battre pour le maintenir.

Les propos de M. McNealy sont en quelque sorte devenus l’appel aux armes de la communauté de la protection de la vie privée. Nous devrions peut-être le remercier!

Il est vrai que l’empiétement sur la vie privée de l’ère numérique est stupéfiant, mais cela ne veut pas dire que nous nous laisserons abattre.

Plus récemment, nous avons beaucoup entendu parler de ce que pensaient les chefs de deux géants du monde en ligne, Google et Facebook, de la protection de la vie privée.

« Ne le faites pas »

Eric Schmidt, de Google, nous a offert sa version du « rien à cacher, rien à craindre ». Voici ce qu’il a déclaré :

Si vous faites quelque chose et que vous ne voulez pas que personne ne le sache, peut-être devriez-vous commencer par ne pas le faire. [traduction]

Il va sans dire que les utilisateurs sont responsables de leurs actions, mais cette déclaration ignore complètement que la vie privée est un besoin humain essentiel — c’est un fait incontestable. Nous avons besoin d’intimité. Et cette intimité ne sert pas nécessairement à cacher quelque chose de mal ou de honteux, elle nous permet simplement de préserver notre individualité et notre liberté.

Un commentateur en ligne a trouvé une belle réplique au commentaire du dirigeant principal de Google :

J’ai installé un micro dans la chambre à coucher d’Eric Schmid (je diffuse l’audio en temps réel sur mon blogue). Je suis certain que ça ne le dérangera pas, parce qu’il ne ferait jamais rien qu’il ne voudrait pas que les autres sachent. [traduction]

Certaines choses ne regardent que nous.

« Nouvelle norme sociale »

Mark Zuckerberg, chef de la direction de Facebook, nous a également fait part de son opinion sur la protection de la vie privée. Voici ce qu’il avait à dire :

Les gens sont de plus en plus à l’aise d’échanger de l’information de toutes sortes avec de plus en plus de personnes et de façon plus ouverte. Cette norme sociale a simplement évolué avec le temps. Nous croyons que c’est notre rôle d’innover constamment et de mettre notre système à jour afin qu’il reflète les normes sociales actuelles. [traduction]

J’admets que la notion de la vie privée évolue. Il ne fait aucun doute que notre perception de la vie privée n’est pas la même qu’à l’époque où nous vivions dans des cavernes.

La vie privée a bien changé depuis 30 ans, voire depuis 10 ans. Le fait que j’aie de la difficulté à comprendre pourquoi de nombreux jeunes dans la vingtaine décident d’afficher l’essentiel de leur vie privée en ligne en dit probablement long sur mon âge.

Cependant, tous les signes qui me démontrent que ces jeunes tiennent en fait beaucoup à leur vie privée m’encouragent.

Par exemple, une nouvelle étude du Pew Internet and American Life Project démontre que les jeunes de 18 à 29 ans sont les plus susceptibles d’établir des paramètres de confidentialité sur les sites de réseautage social. Ce sont aussi eux qui gèrent le plus activement leur réputation en ligne, comme en retirant leur nom d’une photo identifiée par un autre utilisateur.

Le droit à la vie privée demeure une valeur extrêmement importante et chère aux yeux des Canadiennes et des Canadiens et des personnes du monde entier.

Les personnes qui véhiculent l’idée que la vie privée est démodée sont généralement celles qui profiteraient le plus de sa disparition.

Ces personnes font le commerce des renseignements personnels. Ce n’est donc pas surprenant qu’ils essaient de faire croire à tout le monde que la protection de la vie privée n’a pas d’importance.

Ces derniers mois, les conseillers politiques américains en matière de protection de la vie privée n’ont cessé de se demander si la vie privée et l’innovation pouvaient coexister.

Comment peut-on se poser une telle question? Elle démontre toute l’inquiétude qu’il y a par rapport à l’une ou l’autre mesure qui freinerait la croissance de ces importants contributeurs à l’économie des États-Unis. Les recettes de Google ont presque atteint les 6,8 milliards de dollars US au cours du premier trimestre de l’année, une augmentation de tout près de 25 % par rapport à la même période en 2009.

Bon nombre de ces services en ligne fonctionnent très bien malgré le ralentissement économique mondial. Lorsque la crise financière a frappé les États-Unis en 2008, le site LinkedIn a vu son nombre de membres grimper de 25 % en seulement un mois. En fait, j’ai cru comprendre que, au moment où le ralentissement s’intensifiait, un nouveau membre s’inscrivait au site chaque seconde.

La protection de la vie privée n’est pas une entrave à l’innovation.

La pression exercée sur la vie privée, du moins dans le contexte du secteur privé, n’est pas le résultat de nouvelles normes sociales. Elle est motivée par la quête du profit. Et repousser les limites de la vie privée peut s’avérer très lucratif.

Résistance

Toutefois, les gens résistent à l’envahisseur.

Nous en avons été témoins dernièrement dans le cas de Facebook et de Google.

Les utilisateurs de Facebook ont répliqué vivement quand le site de réseautage social a mis en œuvre certaines modifications qui rendaient les choses beaucoup plus difficiles à ceux qui voulaient protéger leur vie privée. Ajoutant sa voix aux critiques, le New York Times a calculé que, pour refuser la divulgation complète de la majorité de ses renseignements personnels sur Facebook, un utilisateur devait cliquer sur plus de 50 boutons et cocher plus de 170 options.

La protestation a eu des répercussions. Facebook s’est empressée d’apporter des modifications à son site afin de faire taire les critiques. Nous poursuivons notre examen mais, à première vue, les renseignements personnels semblent encore plus facilement accessibles qu’à la fin de notre enquête l’été dernier.

À vrai dire, nous ne sommes pas certains que les démarches de Facebook soient suffisantes. L’entreprise voit déjà encore plus loin sur le plan d’un accès plus libre au site, et nous ne croyons pas que les utilisateurs soient d’accord.

Nous examinons de très près les dernières modifications, puis nous déterminerons quelles mesures nous prendrons par la suite.

Vous vous souvenez sûrement que Google a fait face à sa propre résistance concernant Google Buzz.

Du jour au lendemain, l’entreprise a combiné Gmail, un service de courriel Web jusqu’alors privé, et son nouveau service de réseautage social. Ainsi, Google a automatiquement assigné aux utilisateurs un réseau « d’amis » constitué des personnes avec lesquelles ils correspondaient le plus sur Gmail, sans informer adéquatement les utilisateurs du fonctionnement de ce nouveau service et sans leur fournir de renseignements suffisants pour un consentement éclairé.

Dans divers pays, de nombreuses protestations ont été soulevées par des utilisateurs inquiets, et c’est compréhensible, de la communication de leurs renseignements personnels.

Le lancement d’un produit avec de telles failles en matière de protection de la vie privée démontrait un mépris désolant des normes et des lois fondamentales sur la question. Je fais partie d’un groupe de dix autorités internationales de protection des données personnelles qui ont envoyé une lettre collective à Google pour lui rappeler la nécessité de respecter les lois des pays dans lesquels il commercialise ses produits.

À sa décharge, en réponse à ces critiques répandues, Google s’est rapidement excusée et a apporté des modifications.

Ironiquement, l’entreprise a ensuite soulevé à nouveau la controverse relativement à la protection de la vie privée. Elle a admis avoir recueilli accidentellement des données contenues sur des réseaux sans fil non protégés alors que ses voitures saisissaient des images destinées au service de cartographie Street View.

Un recours collectif intenté aux États-Unis prétend que Google tente d’obtenir un brevet pour la technologie qui a permis cette collecte de renseignements.

Le Commissariat a ouvert une enquête, et un grand nombre d’autres autorités internationales de protection des données ont fait de même.

L’importance de la vie privée compte toujours

Ces deux situations démontrent que ce sont les points de vue de ces géants du monde en ligne qui ne correspondent pas à ceux de la société au sujet de la vie privée.

Les gens accordent de l’importance à la protection de leur vie privée.

Oui, de nombreuses personnes, surtout les jeunes, acceptent de communiquer davantage de renseignements personnels que les générations précédentes, mais ils veulent le faire à leur manière. Ils veulent exercer un contrôle sur leurs renseignements personnels, ce qui constitue justement un des fondements des lois sur la protection de la vie privée au Canada et dans un grand nombre d’autres pays.

Il est clair que les Canadiennes et les Canadiens apprécient la majorité des nouveaux services qui sont offerts en ligne et qu’ils veulent continuer à les utiliser. Dernièrement, j’ai lu que près de 50 % de la population canadienne est sur Facebook. C’est devenu un service extrêmement important qui permet aux gens de communiquer entre eux, ce qui explique probablement la raison pour laquelle le « Quit Facebook Day » n’a pas eu beaucoup de succès.

Toutefois, il est également évident que les utilisateurs veulent avoir accès à un service qui respecte leur vie privée. À la suite de notre enquête sur Facebook l’été dernier, nous avons été profondément touchés par les appels et les courriels de félicitations que nous avons reçus de Canadiennes et de Canadiens. Le Commissariat n’avait jamais fait l’expérience d’une réponse si forte de la part du public.

C’est donc au nom des Canadiennes et des Canadiens que nous demandons à ces entreprises de respecter nos lois.

Protection de la vie privée en ligne

Les enjeux liés à la protection de la vie privée en ligne revêtent une importance sans cesse grandissante pour le Commissariat, et traiter ces enjeux comporte son lot de défis.

Bien souvent, ce sont des questions complexes et très techniques. Les sites Web semblent évoluer quotidiennement, et se tenir au courant exige beaucoup de travail. L’environnement en ligne auquel les Canadiennes et Canadiens accèdent pour les produits et les services est mondial. Bien souvent, les organisations ne sont pas présentes physiquement au Canada, ou très peu.

De toute évidence, il faudra trouver de nombreux outils pour nous aider à surmonter ces défis.

Approche de collaboration

La collaboration est un élément important de la solution. Dès le début de mon mandat, j’ai mis l’accent sur la collaboration avec d’autres instances, au Canada et à l’étranger.

Je suis arrivée au Commissariat à la protection de la vie privée par une journée glaciale en décembre 2003. Dès la mi-janvier, j’ai signé une entente de collaboration avec Frank Work et David Loukidelis. Au cours des années qui ont suivi, nous avons entretenu une excellente relation de travail avec les commissariats à la protection de la vie privée de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nous avons effectué une enquête commune avec l’Alberta concernant la grave atteinte à la protection des renseignements personnels dans les magasins Winners et HomeSense. En ce moment, nous menons plusieurs enquêtes en collaboration avec le commissariat de l’Alberta.

Nous avons créé un certain nombre de documents d’orientation communs avec la Colombie-Britannique et l’Alberta.

Frank Work a également été extrêmement aimable en nous prêtant les services d’Elizabeth Denham, qui était chargée de l’équipe des enquêtes sur le secteur privé chez lui. Il a même réservé un espace dans ses locaux de Calgary pour Elizabeth et un enquêteur du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. (Nous avons récompensé sa grande générosité en lui volant Elizabeth de façon permanente. Désolée!)

Je suis certaine que vous avez tous appris la bonne nouvelle qu’Elizabeth Denham avait été nommée commissaire à l'information et à la protection de la vie privée de la Colombie-Britannique. Même si elle nous manquera à Ottawa, comme amie et comme collègue, nous sommes ravis de compter sur une autre alliée au commissariat de la Colombie‑Britannique et de pouvoir continuer à travailler avec elle sur des dossiers communs.

Il y a également beaucoup d’activité à l’échelle mondiale. Par exemple, nous prenons part à nombreuses initiatives afin d’élaborer une norme internationale en matière de protection de la vie privée, et nous participons au nouveau réseau mondial d’application des lois pour la protection de la vie privée.

La lettre collective dont j’ai parlé tout à l’heure, concernant Google Buzz, représente un progrès considérable, car elle est le fruit d’une collaboration sans précédent entre dix autoritésréparties sur quatre continents qui se sont prononcées d’une seule voix.

Nous avons reconnu la nécessité de nous unir, autant que possible, pour que nos messages passent. Ce n’est pas la dernière fois que nous prendrons ce genre d’initiative!

Connaissances en matière de protection de la vie privée

Un autre aspect important de la protection de la vie privée en ligne consiste à trouver des façons de mieux faire comprendre les enjeux liés à la protection de la vie privée aux consommateurs et aux organisations.

Le Canada est un pays où l’adoption des nouvelles technologies se fait rapidement. En effet, 80 % des Canadiennes et Canadiens de plus de 16 ans utilisent le Web. Bien que nous soyons avancés en matière de connaissances électroniques, je crois que nous accusons un peu de retard en ce qui concerne les connaissances en matière de protection de la vie privée dans le contexte de ce monde numérique.

Un grand nombre d’utilisateurs ne savent pas qu’ils laissent une traînée de miettes de pain numériques quand ils naviguent sur le Web et se déplacent d’un site Web à un autre. Ils ne savent pas que ces miettes ne disparaissent pas. Elles sont stockées, analysées et disponibles. Et ils ne comprennent pas que ces renseignements peuvent être utilisés d’une manière qu’ils n’avaient pas prévue.

Combien de personnes lisent vraiment les politiques sur la protection des renseignements personnels?

Il faut aussi apprendre à mieux utiliser les outils disponibles pour protéger notre vie privée en ligne. Par exemple, il existe des moteurs de recherche qui ne gardent pas nos recherches en mémoire ou qui conservent les données moins longtemps que d’autres.

Pour ce qui est de l’affaire de la collecte des données sur des réseaux WiFi par Google, nous nous sommes concentrés sur les actions de l’entreprise. Il faut aussi se questionner sur les connaissances des utilisateurs en matière de sécurisation des réseaux sans fil.

La nécessité d’améliorer les connaissances en matière de protection de la vie privée s’applique non seulement aux personnes, mais aussi aux organisations. Les entreprises doivent s’assurer que leurs employés sont compétents en la matière, et qu’ils connaissent la façon d’utiliser et de traiter les renseignements personnels dans le respect des valeurs relatives à la protection de la vie privée.

Nous préconisons vigoureusement ce type de formation dans les secteurs privé et public. Une formation sur la protection de la vie privée permet à une organisation d’éviter bien des désagréments. Une employée qui a eu la possibilité d’améliorer ses connaissances en matière de protection de la vie privée est moins susceptible de laisser un ordinateur portatif contenant des renseignements personnels sur le siège avant de sa voiture. Elle sera moins portée à vouloir satisfaire sa curiosité en consultant des dossiers médicaux ou des dossiers fiscaux qui ne la concernent pas.

La formation — la formation continue — encourage les gens à s’arrêter et à réfléchir à la nécessité de protéger les renseignements personnels. Elle les sensibilise au fait que les renseignements personnels sont privés par défaut.

Un sondage récent effectué pour le Commissariat a révélé que seulement 37 % des entreprises avaient offert une formation sur la protection de la vie privée à leurs employés. Je me demande également si un nombre suffisant de formations est offert dans le secteur public.

De toute évidence, il faut faire mieux.

Conclusion

J’ai parlé de changements et de défis. La réponse à ces changements et à ces défis dépend beaucoup du troisième thème de notre conférence : le choix.

Il est impératif que les entreprises en ligne offrent des choix aux utilisateurs concernant la communication ou la protection de leurs renseignements personnels. Il est également très important que les consommateurs aient l’information nécessaire pour faire des choix éclairés.

En terminant, j’aimerais faire la promotion de notre prochaine séance de consultations publiques à Calgary.

Comme vous le savez peut-être, nous menons des consultations axées essentiellement sur deux types d’enjeux liés à la protection de la vie privée : ceux liés au suivi, au profilage et au ciblage en ligne de consommateurs par des entreprises de marketing et d’autres, ainsi que ceux liés à l’informatique dans les nuages.

Nous avons tenu une série de tables rondes d’une journée à Toronto et à Montréal.

Le 21 juin, nous en ferons autant à Calgary. La démarche a pour but de recueillir une vaste gamme de points de vue d’entreprises, d’administrations gouvernementales, du milieu universitaire, d’associations de consommateurs et de la société civile.

J’espère que vous y prendrez part!

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