Allocution aux diplômés de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa

Commentaires dans le cadre de la collation des grades à la cérémonie du printemps de l’Université d’Ottawa

Le 9 juin 2013
Ottawa (Ontario)

Allocution prononcée par Jennifer Stoddart
Commissaire à la protection de la vie privée du Canada

(La version prononcée fait foi)


C’est avec beaucoup de gratitude que j’accepte cette distinction. C’est un grand honneur – un honneur qui revêt pour moi une signification toute particulière.

Au cours de mon mandat au poste de commissaire à la protection de la vie privée du Canada, j’ai été constamment impressionnée par le travail des professeurs, des chercheurs et des étudiants de l’Université d’Ottawa.

J’aimerais souligner le travail du Centre de recherche en droit, technologie et société.  Grâce à des professeurs brillants et talentueux – je pense notamment à Karen Eltis, Valerie Steeves et Ian Kerr –, le Centre est réputé dans le monde entier pour sa recherche de pointe et sa vision novatrice des politiques. Teresa Scassa et Michael Geist, en tant que membres de notre Comité consultatif externe, ont apporté une précieuse contribution au Commissariat.

David Fewer et la Clinique d’intérêt public et de politique d’Internet du Canada ont également joué un rôle de premier plan dans l’avancement de la protection de la vie privée au pays, plus particulièrement en 2008, lorsqu’ils ont déposé une plainte contre Facebook auprès du Commissariat. Cette enquête –  qui a marqué un tournant pour notre organisation – nous a amenés à renforcer notre capacité de traiter les plaintes à venir et de nous attaquer aux questions nouvelles et émergentes qui nous attendent.

À mon avis, la Faculté de droit de l’Université fait un travail remarquable pour préparer les aspirants avocats aux défis de l’ère moderne – une période où les avocats doivent saisir le rôle que le droit joue dans la société  de plus en plus informatisée et mondialisée d’aujourd’hui.

D’ailleurs, au cours des dix dernières années, ma propre carrière a été façonnée par les défis découlant de la technologie et de la mondialisation. Au début de ma carrière dans la fonction publique, je n’aurais jamais pu imaginer bon nombre des défis qui m’attendaient. Mais mon parcours m’a procuré une profonde satisfaction.

Lorsque j’ai obtenu mon diplôme de droit, j’avais le choix entre continuer à enseigner l’histoire, me joindre à l’équipe d’un grand cabinet d’avocats, ou accepter un poste à la fonction publique fédérale. Un de mes mentors était alors associé dans un prestigieux cabinet d’avocats. Quand je l’ai informé que j’avais décidé de travailler à la fonction publique, il m’a répondu que je ne pratiquerais sans doute jamais le droit.

Il n’avait pas tout à fait tort – les avocats exercent habituellement devant les tribunaux. Pour ma part, je pensais que, même en tant que fonctionnaire, j’aurais la chance de pratiquer le droit – « à ma manière ». 

J’ai fait le bon choix en optant pour la fonction publique –et c’est pourquoi je vous incite vivement à vous laisser guider par vos champs d’intérêt et vos passions, peu importe ce que les autres en disent. Pendant vos études, vous avez établi des bases solides. Vous avez aujourd’hui la possibilité d’écouter vos passions, et vous avez l’énergie voulue pour les transformer en une vie marquée de réalisations exceptionnelles. Je vous souhaite un parcours mémorable.

Une fois encore, Madame la Chancelière, je vous remercie de la haute distinction que vous me décernez. J’en suis vraiment honorée.

Date de modification :