Est-ce que je peux avoir un peu d’intimité? La protection de la vie privée comme compétence essentielle dans le monde moderne

Allocution prononcée lors de Connect 2017

26 avril 2017

Niagara Falls (Ontario)

Allocution prononcée par Anne-Marie Cenaiko
Gestionnaire, Sensibilisation du public et Engagement, Direction générale des communications

(Le texte prononcé fait foi)


Pour commencer, je tiens à prendre quelques minutes pour vous parler un peu de moi et du Commissariat que je représente aujourd’hui.

Je m’appelle Anne-Marie, et je suis une employée relativement nouvelle du Commissariat à la protection de la vie privée. Je suis ici aujourd’hui parce que je veux établir des liens avec vous.

Je suis chargée de diriger nos campagnes de sensibilisation du grand public, ce qui comprend la sensibilisation des groupes vulnérables comme les aînés et les jeunes. Mon travail est de comprendre comment nous pouvons aider à sensibiliser les jeunes à protéger leur vie privée, et cela inclut ce que nous devons vous fournir, en tant qu’enseignants, pour vous aider à informer vos élèves.

Puisque ce rôle est nouveau pour moi, je suis énormément intéressée par ce que vous avez à dire au sujet de la protection de la vie privée et des jeunes. Je tiens à savoir ce que vous avez à dire sur :

  • Comment pouvons-nous mieux préparer nos enfants à devenir des citoyens numériques responsables?
  • Quelle est la place des compétences de protection de la vie privée?
  • Quelles sont les lacunes dans les connaissances – chez les jeunes et dans votre compréhension des questions de protection de la vie privée? De quelle façon notre Commissariat peut-il contribuer à les combler?

Donc, aujourd’hui,

  • je vais commencer par expliquer un peu le fonctionnement de notre Commissariat;
  • je vous parlerai ensuite à la sensibilisation des jeunes à la protection de la vie privée et à certaines recherches qui portent sur ce sujet;
  • je vais discuter de notre stratégie de sensibilisation et de certaines des ressources gratuites que nous avons compilées pour vous aider à sensibiliser vos élèves;
  • je parlerai ensuite un peu de la sensibilisation à la vie privée à l’échelle internationale;
  • et surtout, je vais m’assurer que nous disposerons de temps à la fin pour échanger afin que vous puissiez me faire part de vos expériences, de vos observations et de vos suggestions sur ce que nous pouvons faire pour vous aider.

Qu’est-ce que le Commissariat à la protection de la vie privée?

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada offre des conseils et de l’information aux personnes sur la façon de protéger leurs renseignements personnels. Le Commissariat est également chargé d’appliquer deux lois fédérales sur la protection de la vie privée qui établissent les règles que les institutions fédérales et certaines entreprises doivent suivre dans le traitement des renseignements personnels.

Dans les provinces et territoires, les lois sont mises en application par des commissaires provinciaux et territoriaux à l’information et à la protection de la vie privée.

Fondamentalement, notre Commissariat s’occupe de protéger et de promouvoir les droits à la vie privée.

Nous réglons les différends liés à la protection de la vie privée. Bien que nous encouragions les gens à faire part de leurs préoccupations à ce sujet à l’organisation elle-même comme première étape – et nous offrons des conseils sur la façon de le faire sur notre site Web – les personnes peuvent s’adresser à notre Commissariat si elles estiment qu’il y a eu atteinte à leurs droits à la vie privée, et nous pouvons aider au traitement de ces plaintes. Dans certains cas, nous pouvons lancer des enquêtes de façon proactive et mener des vérifications sur des pratiques de protection de la vie privée.

Toutefois, nous avons aussi des rôles de défense des intérêts et d’éducation. Nous consacrons une partie de nos ressources à la sensibilisation aux droits à la vie privée et réclamons des mesures plus vigoureuses de protection de la vie privée. Pour y arriver, nous :

  • produisons des déclarations publiques sur de nouveaux enjeux en matière de protection de la vie privée;
  • partageons de l’information sur nos enquêtes dans nos rapports annuels;
  • produisons des témoignages d’expert sur les conséquences pour la vie privée de lois et de politiques envisagées par le Parlement;
  • produisons des orientations et de l’information en langage simple à l’intention des petites entreprises, des organismes gouvernementaux et du grand public. Nous distribuons souvent ces documents lors d’événements et d’expositions, et bien sûr, l’information est disponible sur notre site Web.

Nouveautés dans le domaine de la protection de la vie privée chez les jeunes

D’accord, maintenant que j’ai expliqué qui nous sommes, revenons au contexte de la salle de classe. Comme vous le savez, la technologie représente une énorme partie de nos vies et occupera une place encore plus importante dans le monde de demain, non seulement en raison de la façon dont nous utilisons la technologie, mais de plus en plus, en raison de la façon dont les technologies changent nos vies.

Qu’il s’agisse des mégadonnées, des métadonnées, de la surveillance ou de l’Internet des objets, que vous ayez grandi avec ces choses ou non, cela fait désormais partie de nos expériences de la vie quotidienne.

Que vous utilisiez ou non ces technologies en classe, les enfants ont besoin des connaissances et du sens critique qui leur permettront de faire des choix éclairés tout au long de leur passage de l’adolescence à l’âge adulte.

En travaillant dans le domaine de la protection de la vie privée, nous avons certaines connaissances, mais nous sommes loin de connaître toutes les réponses. C’est pourquoi notre Commissariat est fermement engagé à mener une stratégie pluriannuelle de sensibilisation auprès des jeunes, du secteur de l’enseignement et des organismes qui œuvrent auprès des jeunes.

Mais d’abord —

Les jeunes accordent-ils de l’importance à la protection de la vie privée?

Il existe un vieux mythe selon lequel les jeunes ne se préoccupent pas de la protection de leur vie privée.

Rien ne saurait être plus loin de la vérité.

Je sais, je sais… certains d’entre vous se disent peut-être « Oui, bon, que dire de mes étudiants qui ont des milliers d’abonnés sur Instagram? ».

Mais la protection de la vie privée les préoccupe réellement.

Des recherches menées par HabiloMédias au Canada et le Pew Research Centre aux États-Unis montrent que les jeunes utilisent des moyens innovateurs et astucieux pour contrôler leurs renseignements personnels.

Par exemple :

Les jeunes choisissent soigneusement à qui ils communiquent des renseignements :

  • en ne rendant pas public leur profil de médias sociaux;
  • en supprimant des personnes de leurs réseaux.

Les jeunes prennent des mesures pour supprimer des contacts ou de l’information :

  • en supprimant des commentaires affichés dans leur profil;
  • en supprimant ou en modifiant des publications antérieures.

Ils masquent l’information les concernant :

  • en utilisant une autre identité ou un pseudonyme;
  • en masquant ou en codant les messages qu’ils publient en ligne ou en citant des paroles de chanson pour communiquer un message à leurs amis.

Ils ont recours à des moyens étonnants pour assurer la protection de leurs renseignements personnels :

  • en désactivant leurs profils de médias sociaux lorsqu’ils ne servent pas; il devient alors impossible d’accéder aux renseignements ou aux photos qui y ont déjà été publiés. Une fois qu’ils sont prêts à réutiliser le service, ils réactivent le compte, et tout revient à la normale.

Beaucoup de gens disent que la protection de la vie privée est une question de contrôle sur ce que vous choisissez de partager à votre sujet et avec qui.

Pour comprendre comment les jeunes cherchent à protéger leur vie privée en ligne, il faut savoir que les jeunes cherchent à tailler leur propre place dans le monde, à l’abri des regards des parents et des figures d’autorité.

Il s’agit du même concept que lorsque les jeunes ferment la porte de leur chambre. Vous avez une idée de ce qu’ils font derrière cette porte, mais vous ne savez pas exactement quoi.

Les jeunes ont besoin d’espace pour expérimenter différentes idées et identités, et explorer différentes personnalités. Cela fait partie du développement de l’individu.

Là où les adultes voient une contradiction, les jeunes y voient une occasion. Les médias sociaux constituent un endroit privilégié où les jeunes se créent de nouvelles identités, établissent des liens sociaux ou se comparent aux autres.

La gestion de la réputation est une autre raison importante pour laquelle les jeunes cherchent à protéger leur vie privée.

C’est particulièrement vrai pour les adolescents, et je suis certaine que cela ne vous surprendra pas. Ils accordent une importance capitale à la façon dont ils sont perçus par les autres dans leurs cercles sociaux, que ce soit en ligne ou non.

Par conséquent, beaucoup de jeunes sont très conscients et prudents en ce qui concerne l’image qu’ils projettent en ligne et veulent mieux contrôler cette information.

Bien que ces actions soient encourageantes, nous devons également reconnaître que les jeunes ne possèdent pas toutes les connaissances et les compétences requises.

Les jeunes savent très bien comment utiliser les services en ligne, mais ils ne comprennent pas toujours bien le fonctionnement de la technologie ni les modèles d’affaires qui soutiennent cette technologie.

Pour être très clair, je tiens à préciser que je parle ici des entités qui offrent des services « gratuits » en échange de vos renseignements personnels. Vous savez de quoi je parle – ces jeux, ces sites de médias sociaux et ces applications mobiles ne sont jamais vraiment gratuits. Ces entités mettent à profit les données personnelles que nous leur fournissons lorsque nous utilisons ces services sans même prendre le temps de lire les permissions que nous leur donnons lorsque nous cliquons sans réfléchir. Et je crois que nous devons reconnaître ici qu’il ne s’agit pas seulement des jeunes – nous sommes aussi concernés! Mais nous devons comprendre l’économie des renseignements personnels et le compromis qui se produit lorsque nous utilisons ces choses.

Voilà selon moi pourquoi nous constatons parfois que les préoccupations des jeunes pour la protection de leur vie privée ne se manifestent pas dans leur comportement en ligne.

Par exemple, 40 % des adolescents se disent « très » ou « plutôt » préoccupés par le fait que l’information qu’ils partagent dans les réseaux sociaux peut être consultée à leur insu par des tiers comme des annonceurs ou des entreprises.

Pourtant, 65 % des élèves indiquent que personne ne leur a jamais expliqué une politique de protection de la vie privée ou des conditions d’utilisation, et 68 % d’entre eux croient à tort que « si un site Web possède une politique de confidentialité, il ne communiquera donc pas leurs renseignements personnels à d’autres ».

Comme dans le cas de l’iceberg, dont seule la pointe est visible, les jeunes ne comprennent pas ou ne savent pas tout ce qui est invisible en ligne.

Quels sont les moyens que les jeunes peuvent prendre pour se protéger s’ils ne comprennent pas qu’ils transmettent des données personnelles pour pouvoir utiliser en échange des services en ligne?

Et même s’ils savent qu’il y a un échange d’information, mais qu’ils ne possèdent pas les compétences requises pour évaluer ces activités et leurs conséquences pour leur vie privée, comment peuvent-ils faire des choix éclairés?

C’est pourquoi les jeunes se tournent vers leur entourage immédiat pour savoir comment faire face à l’inconnu – leurs parents en particulier, mais aussi leurs amis et, bien sûr, les enseignants.

Après avoir entamé un dialogue avec les enfants et les adolescents, les parents, les bibliothécaires, les enseignants et les organismes qui œuvrent auprès des jeunes, notre Commissariat reconnaît qu’il doit devenir plus accessible et rendre plus accessibles les ressources qu’il produit.

Pour joindre les parents, nous avons commencé à présenter et à distribuer des ressources à des événements comme l’Expo parent-enfant et le Teenfest dans l’Ouest du Canada, et nous écrivons des articles destinés à des médias qui s’adressent aux parents.

Nous avons communiqué avec différents organismes qui œuvrent auprès des jeunes comme les Scouts Canada et les Grands frères et grandes sœurs, pour déterminer de quelle façon nous pouvons collaborer plus étroitement avec eux pour permettre à leurs jeunes membres d’acquérir des compétences en littératie numérique et en protection de la vie privée.

Et nous nous efforçons de parler avec les enseignants afin d’établir de meilleurs liens avec vous et de vous faire connaître les ressources que nous avons créées pour vous aider en classe.

Permettez-moi maintenant de vous donner quelques exemples de ressources que nous avons créées et que vous pourriez trouver utiles.

Notre publication la plus populaire jusqu’à maintenant est notre bande dessinée Branchés et futés.

Cette bande dessinée raconte l’histoire d’un frère et d’une sœur qui découvrent les risques d’atteinte à la vie privée que posent les sites de réseautage social, les appareils mobiles, les textos et les jeux en ligne.

Nous voulions amener les lecteurs à prendre conscience de l’importance de leurs renseignements personnels, de la façon dont les entreprises utilisent ces renseignements et de ce qu’ils peuvent faire pour se protéger.

Afin de nous assurer de produire une bande dessinée qui parle aux jeunes, nous avons recueilli les commentaires d’élèves de la 6e à la 9e année pendant la conception de la bande dessinée. Nous avons également mis à l’essai une version préliminaire auprès d’enseignants de la région d’Ottawa et de Gatineau pour nous assurer de produire une ressource pertinente et utile en classe.

Selon les commentaires que nous avons recueillis, la bande dessinée est une ressource utile qui permet d’entamer un dialogue avec les jeunes sur leurs activités en ligne et sur l’influence positive et négative que ces activités peuvent avoir sur leur réputation en ligne et hors ligne.

Nous avons depuis conçu un guide de discussion pour alimenter les conversations en classe avec les élèves.

Cette bande dessinée est offerte depuis quelques années, et nous souhaitons que les jeunes la consultent et nous disent si nous devrions la mettre à jour ou encore produire une nouvelle bande dessinée à ajouter à la collection. Nous en avons mis un exemplaire dans les trousses de conférence – alors, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

Nous avons aussi récemment relancé notre vidéo sur la gestion de la réputation qui s’adresse aux adolescents. Nous avons entièrement refait le graphisme et l’avons modernisée afin d’attirer les jeunes d’aujourd’hui. J’aimerais vous en présenter un court passage pour vous donner une idée… Cette vidéo est disponible sur notre compte YouTube et sur notre site Web, alors n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil.

Les autres ressources sur lesquelles nous travaillons sont les nouvelles trousses de présentation s’adressant aux jeunes, plus particulièrement aux élèves de la 4e à la 6e année, de la 7e à la 8e année, et de la 9e à la 12e année. Je peux vous en montrer un aperçu ici, mais vous devrez attendre la publication des versions finales sur notre site Web plus tard cette année.

L’année passée, nous avons lancé un outil interactif sur notre site Web pour les familles, appelé Règles à la maison à élaborer vous-même pour la protection des renseignements personnels en ligne.

Cet outil encourage les parents et les enfants à d’abord parler de ce à quoi ils consacrent leur temps en ligne, puis à discuter des moyens de protéger leur vie privée tout en communiquant, en naviguant, en apprenant et en jouant à des jeux dans cet espace.

Cet outil permet essentiellement d’adapter les règles à la situation unique de chaque famille, puis de les imprimer afin de les afficher sur le réfrigérateur ou près de l’ordinateur.

Nous avons mené une campagne visant à encourager les parents à utiliser notre outil en ligne Règles à la maison pour amorcer une discussion au sujet des activités en ligne de leurs enfants et nous continuons de nous employer à en faire activement la promotion. Cette campagne a également figuré sur la nouvelle page Facebook du Commissariat que nous avons lancée en mars. Notre page s’adresse davantage aux parents et vise à partager des ressources qu’ils peuvent utiliser pour parler avec leurs enfants de la protection de la vie privée, mais je vous encourage aussi à y jeter un coup d’œil, si vous le souhaitez, parce que nous y publions du contenu utile.

Par ailleurs, de nouveaux partenariats intéressants se forment à l’horizon.

Les commissaires à la protection de la vie privée à l’échelle fédérale, provinciale et territoriale conviennent qu’il est extrêmement important de mettre l’accent sur l’éducation et la sensibilisation des jeunes à la protection de la vie privée. Nous avons donc mis sur pied un comité en vue de consacrer une partie de nos énergies collectives à cette initiative.

Nous avons depuis fait appel à HabiloMédias pour nous aider à produire de nouvelles ressources visant à améliorer les compétences des jeunes en matière de protection de la vie privée, dont des plans gratuits de leçon pour les écoles.

Le premier plan de leçon accompagnera une vidéo que nous avons récemment créée.

Vous avez sûrement déjà entendu l’expression « une image vaut mille mots », donc nous avons produit une courte vidéo qui vise à aider les enfants à prendre connaissance de la nature permanente des publications en ligne, ainsi que des répercussions sur la vie privée et la réputation. Essentiellement, cette vidéo a pour but de montrer à quel point il est difficile de remettre le dentifrice dans le tube.

La sensibilisation à la vie privée n’est pas uniquement une question d’intérêt au Canada. Dernièrement, on a attiré l’attention sur la sensibilisation à la vie privée à l’échelle internationale.

L’automne dernier, les commissaires à la protection de la vie privée du monde entier se sont réunis à Marrakech, où ils ont adopté une résolution approuvant un ensemble de principes d’enseignement pour la protection des données personnelles.

Nous sommes heureux de voir cette résolution adoptée, car elle contribuera à faire de l’éducation à la vie privée une priorité dans le monde entier.

Le document reconnaît que les éducateurs jouent un rôle clé dans l’éducation numérique des citoyens, et ce guide, destiné aux éducateurs, énonce les neuf principes fondamentaux du cadre pour l’éducation à la vie privée, notamment :

  • la protection de la vie privée et les libertés civiles;
  • le contrôle de l’utilisation des renseignements personnels;
  • la sécurité en ligne;
  • les citoyens numériques.

Chaque principe comporte une liste de résultats détaillés en matière de compétences et de connaissances, présentés sous forme d’énoncés « je sais » et « je peux » pour les apprenants.

Par exemple :

  • Je comprends la notion de vie privée, de droit à la vie privée, et la nécessité de les faire reconnaître et protéger;
  • Je comprends les conditions d’utilisation des services en ligne;
  • Je m’exprime en ligne en tenant compte de la nature de l’espace de publication considéré (privé, public, relatif à ma vie d’élève, de membre de la famille, d’ami, etc.);
  • Je peux participer à un débat en ligne dans le respect d’autrui.

Même s’il n’est encore qu’à ses débuts, ce référentiel est très intéressant pour nous, et nous espérons qu’il nous permettra de mieux expliquer et décrire les compétences essentielles en matière de protection de la vie privée que les jeunes doivent acquérir.

Pour conclure, je ne suis pas ici uniquement pour présenter les activités du Commissariat.

Je souhaite connaître votre point de vue également!

J’aimerais prendre connaissance de vos commentaires, de vos opinions et de vos recommandations au sujet de ce que nous avons déjà créé, mais aussi de ce que vous aimeriez voir et de ce qui se révélerait utile dans votre salle de classe.

Nous mettons actuellement à jour notre stratégie pluriannuelle de sensibilisation auprès des jeunes; il s’agit donc d’un bon moment pour engager cette conversation. Il s’agit d’une occasion d’intégrer vos commentaires et votre rétroaction au processus de planification.

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