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Une atteinte à la vie privée

Le 30 septembre 2002

Éditorial, le Toronto Star

(Veuillez noter que la langue d'origine de l'éditorial du Toronto Star est en anglais. La version française est une traduction libre par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.)

Tous les Canadiens et Canadiennes devraient-ils se voir traiter comme des criminels, en raison d'un petit nombre qui le sont – Voilà une question que le Parlement doit se poser alors que les débats reprennent aujourd'hui. Le gouvernement de Jean Chrétien s'est octroyé des pouvoirs démesurément abusifs sous prétexte de vouloir dépister les terroristes, les tueurs, les pédophiles, les fraudeurs fiscaux, etc.

Le commissaire à la protection de la vie privée, George Radwanski, vient d'émettre un avertissement inquiétant voulant qu'Ottawa se propose de créer une base de données à la Big Brother visant les passagers aériens qui entrent au Canada. Pourtant, le gouvernement avait soutenu qu'il n'irait pas de l'avant avec un tel projet.

Les passagers respectueux de la loi se verront ainsi consigner leurs noms, vols, destinations, données concernant leurs cartes de crédit et l'identité de leurs compagnons de voyage dans une base de données de l'Agence des douanes pour six ans. Cette mesure permettra à Ottawa de croiser ces renseignements avec les dossiers policiers, les dossiers fiscaux et tout autre genre d'information.

Il va sans dire que les services de police et de la sécurité « iront tout simplement à la pêche » afin d'épingler des gens pour une infraction quelconque.

Il en va d'une atteinte grossière et sans précédent à la vie privée. Lorsqu'un plan similaire a été proposé par suite des attaques du 11 septembre, le gouvernement fédéral avait l'intention de détruire les données dans un délai de 24 heures.

Si la vigilance est de rigueur dans le monde de l'après-9/11, cette dernière manouvre est assurément excessive.

Les Canadiens et les Canadiennes n'ont pas à renoncer à leur droit à la protection à la vie privée édicté par la Charte pour endiguer le terrorisme. Le Parlement doit s'y opposer. Et si le Parlement ne prend pas les devants, ce sera à la Cour suprême de le faire.

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