Document d’information

Cette page Web a été archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Voici quelques-unes des questions liées à la protection de la vie privée qui seront abordées dans le cadre de la 29e Conférence des commissaires à la protection des données et de la vie privée :

La société de surveillance
Au moyen des nouvelles technologies, il est possible de surveiller pratiquement tous nos mouvements. Les ordinateurs et les technologies de surveillance sans fil, telles que l’identification par radiofréquence (IRF), la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation et les caméras de surveillance ultra modernes sont de plus en plus utilisés pour surveiller nos mouvements dans nos activités de tous les jours en tant que  citoyens, employés, consommateurs, voyageurs et patients. Les défenseurs du droit à la vie privée du monde entier soulèvent des questions de plus en plus urgentes concernant ces technologies. Nos voitures équipées de système mondial de localisation (GPS) témoignent-elles d’une dérive à la Big Brother? Souhaitons-nous vivre dans un monde où des milliards de puces d’IRF permettront à quiconque ayant accès à la base de données appropriée de localiser une personne et de savoir ce qu’elle fait en tout temps? Dans quelles circonstances, le cas échéant, devrait-on accepter de se faire implanter une puce d’IRF? Nous dirigeons-nous les yeux fermés vers une société de surveillance ?

La nanotechnologie
Les percées dans le domaine de la nanotechnologie – une technologie qui emploie du matériel infiniment plus petit qu’un grain de sable – révolutionneront les capacités de surveillance et le pouvoir de traiter rapidement d’énormes quantités d’information. La nanotechnologie peut rendre la surveillance invisible. Par exemple, la « poussière intelligente » – composée de capteurs sans fil invisibles à l’œil nu – pourraient permettre un jour de surveiller les mouvements de tout objet, y compris des personnes. De même, les chercheurs voient venir le jour où des micropuces nanotechnologiques implantées dans des personnes dispenseront des médicaments sur ordonnance et offriront une « assistance cognitive » aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Certains disent craindre que cette technologie soit utilisée pour contrôler et surveiller des prisonniers, des détenus en liberté conditionnelle, des assistés sociaux, des enfants et des travailleurs.

L’identification par radiofréquence
L’identification par radiofréquence est l’une des technologies qui connaît la croissance la plus rapide au monde. On a de plus en plus recours à ces minuscules puces de surveillance sans fil, parfois appelées « puces espionnes », dans une foule d’activités courantes. Elles permettent l’accès automatisé à des bureaux, une procédure accélérée d’emprunt de livres à la bibliothèque, des paiements automatisés aux postes de péage, le contrôle des biens des hôpitaux et la gestion des entrepôts. Cette technologie pourrait bientôt servir à automatiser les caisses des épiceries. Des personnes se sont déjà faites implantées des puces d’IRF pour diverses raisons, notamment à des fins de sécurité, pour permettre aux médecins de consulter rapidement leurs renseignements médicaux ou encore pour que des employés de clubs de nuit puissent facturer automatiquement les clients pour leurs consommations. Les répercussions sur la vie privée sont importantes. Grâce à l’IRF, les sociétés pourront facilement surveiller ce que nous achetons et les autorités gouvernementales pourront surveiller davantage nos activités.

La vie privée des enfants
Les enfants, qui vivent à l’ère d’Internet et des sites de réseautage social, font face à des problèmes liés à la protection de la vie privée fort différents de ceux de leurs parents. Les politiques sur la protection des renseignements personnels affichées sur les sites Web populaires auprès des enfants sont souvent rédigées dans une langue de niveau universitaire. On assiste à l’amorce d’un trafic important de renseignements personnels concernant des enfants en Amérique du Nord – y compris les noms et adresses de centaines de milliers d’enfants d’âge préscolaire. Les enfants plus âgés sont également en train d’explorer un nouveau monde d’interaction sociale et d’expression personnelle sur Internet – et se laissent souvent prendre à des pièges inhérents à la communication de renseignements personnels en ligne. Les défenseurs de la vie privée et les universitaires commencent à peine à songer à des façons d’aider les jeunes à filtrer leurs communications en ligne de façon à leur éviter des problèmes.    

Circulation transfrontalière des données
Les renseignements personnels de dizaines de milliers de personnes peuvent maintenant être diffusés partout dans le monde au moyen d’un simple clic de la souris. Le fait d’envoyer des renseignements personnels à l’étranger aux fins de traitement ou dans le cadre d’accords d’échange de renseignements à des fins de sécurité publique a d’énormes répercussions sur la protection de la vie privée. Une fois que l’information franchit les frontières d’un pays, elle devient assujettie aux lois de pays étrangers, y compris les lois sur les fouilles et la saisie. Des gouvernements ou des organismes étrangers pourraient utiliser cette information d’une manière qui risquerait de nuire aux Canadiennes et aux Canadiens respectueux de la loi. Les commissaires à la protection de la vie privée et d’autres intervenants cherchent des solutions internationales à ces problèmes, en large partie par le biais d’une initiative importante de l’OCDE destinée à assurer la conformité aux lois relatives à la protection des renseignements personnels en ce qui concerne la circulation transfrontalière des données. 

Les participants à la conférence échangeront également leurs points de vue sur une foule d’autres questions importantes concernant la protection de la vie privée, y compris le forage des données, le crime sur Internet, la recherche génétique et la mise en banque de substances biologiques, les normes internationales concernant la protection des renseignements personnels et les vérifications dans le domaine de la protection des renseignements personnels.

La Conférence réunit les plus grandes sommités mondiales du domaine de la protection de la vie privée et offre une occasion unique d’interroger les grands spécialistes internationaux sur un large éventail de nouveaux enjeux liés à la protection de la vie privée. 

Pour plus d’information, veuillez consulter le programme de la Conférence et la liste des conférenciers, ou communiquer avec :

Colin McKay
Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Tél : 613-995-0103
Courriel : cmckay@priv.gc.ca

Date de modification :