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Un sondage révèle que les technologies des communications représentent un risque pour la vie privée

La commissaire à la protection de la vie privée exhorte ceux et celles qui utilisent des appareils mobiles, des réseaux sociaux et d’autres technologies à mieux protéger leurs renseignements personnels

Ottawa, le 25 août 2011 — Les résultats d’un nouveau sondage détaillé démontrent que, même s’ils sont de grands utilisateurs des réseaux sociaux et autres technologies des communications, les Canadiennes et les Canadiens sont nombreux à ne pas appliquer les mesures de base pour protéger leurs renseignements personnels.

Le Commissariat à la protection de la vie privée (le Commissariat) a commandé un sondage téléphonique qui a été mené auprès d’un échantillon aléatoire de 2 000 adultes. Ce sondage, qui a été publié aujourd’hui, révèle que les trois quarts (74 %) des répondants possèdent au moins un appareil de communication mobile, que ce soit un téléphone cellulaire, un téléphone intelligent ou une tablette.

Cependant, seulement quatre personnes sur dix ont recours à des mots de passe pour verrouiller leurs appareils ou modifient les paramètres en vue de limiter la communication des renseignements personnels qui pourraient être stockés sur ces appareils.

Le Sondage sur les Canadiens et la protection de la vie privée, 2011 révèle également qu’un tiers des Canadiennes et des Canadiens utilisent des réseaux Wi-Fi publics, tels que ceux que l’on retrouve dans les cafés et les aéroports, où les communications en ligne ne sont pas toujours chiffrées. De ce nombre, 85 % se disent préoccupés des risques possibles pour la sécurité de leurs renseignements personnels.

Le sondage, réalisé entre la fin février et le début mars par Harris/Decima, révèle également qu’un peu plus de la moitié (51 %) des répondants utilisent des sites de réseautage social tels que Facebook, MySpace ou LinkedIn. Heureusement, quatre répondants sur cinq affirment qu’ils utilisent les paramètres de protection de la vie privée offerts afin de contrôler l’accès au contenu affiché en ligne. Malgré tout, 45 % des répondants qui utilisent les sites de réseautage social se disent préoccupés par les risques que posent ces sites pour leur vie privée.

« Les Canadiennes et les Canadiens reconnaissent que leurs renseignements personnels ne sont pas en sécurité dans le nouvel environnement numérique, à moins de prendre des mesures concrètes en vue de les protéger », constate la commissaire à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart. « Malheureusement, trop peu de gens adoptent ne serait-ce que les mesures de précaution de base, comme l’utilisation de mots de passe pour leurs appareils mobiles. »

« Nous recommandons aux gens d’utiliser les mots de passe, le chiffrement, les paramètres de protection de la vie privée et toute autre mesure possible pour protéger leurs renseignements personnels, car c’est d’abord à eux qu’incombe cette responsabilité. »

Le sondage démontre, en effet, que les préoccupations à l’égard de l’incidence de la technologie sur la vie privée sont largement répandues dans la population canadienne. Quatre répondants sur dix estiment que les ordinateurs et Internet représentent un risque pour leur vie privée, comparativement à seulement un sur quatre (26 %) dans un sondage similaire réalisé il y a tout juste deux ans. Les taux de préoccupation à l’égard de diverses technologies et applications, y compris les téléphones cellulaires, les transactions bancaires en ligne et l’utilisation des cartes de crédit et de débit ont tous augmenté depuis 2009.

Bien que les jeunes Canadiennes et Canadiens âgés de 18 à 34 ans soient les utilisateurs les plus enthousiastes de la technologie, ils sont également les plus susceptibles d’utiliser les mécanismes offerts pour protéger leur vie privée.

« Ce résultat me ravit, dit la commissaire Stoddart. Les jeunes sont parfois perçus comme des exhibitionnistes du monde numérique qui affichent sans pudeur leurs commentaires et leurs photos. Et pourtant, ces nouvelles données démontrent que non seulement ils soucient de leur vie privée, mais qu’ils sont en fait des chefs de file en la matière. »

Voici d’autres faits saillants du sondage :

  • Six répondants sur dix estiment que leurs renseignements personnels sont moins bien protégés qu’il y a dix ans. En fait, 65 % sont d’avis que la protection des renseignements personnels sera l’un des enjeux les plus importants auxquels les Canadiennes et les Canadiens seront confrontés au cours de la prochaine décennie.
  • Les Canadiennes et les Canadiens sont très méfiants à l’égard de la collecte et de l’utilisation des renseignements personnels par les organisations des secteurs public et privé. Seuls 22 % des répondants croient que les gouvernements prennent au sérieux leurs obligations en matière de protection des renseignements personnels, et 14 % estiment que les entreprises prennent leurs responsabilités à cet égard au sérieux.
  • Une grande majorité des répondants souhaitent que des sanctions sévères soient imposées aux organisations qui n’ont pas protégé la vie privée des personnes de manière adéquate. Plus de huit répondants sur dix souhaitent le recours à des mesures telles que la publication du nom des organisations fautives, l’imposition d’amendes ou les poursuites devant les tribunaux.
  • Les gens sont préoccupés du fait que certaines entreprises demandent trop de renseignements personnels, ne les protègent pas adéquatement ou les utilisent pour envoyer des pourriels ou autres communications non sollicitées à des fins de marketing. Environ neuf répondants sur dix trouvent ces pratiques troublantes.
  • Plus de huit répondants sur dix (83 %) affirment que les entreprises point-com devraient demander la permission à leurs clients avant de faire le suivi de leur comportement en ligne et de leur utilisation d’Internet.
  • En ce qui concerne les renseignements personnels que les Canadiennes et les Canadiens fournissent aux aéroports et aux postes frontaliers, une grande majorité des répondants (85 %) se disent quelque peu ou très préoccupés lorsque ces renseignements sont transmis à des autorités d’autres pays.
  • Plus de huit répondants sur dix (82 %) s’opposent à ce que les services policiers et les agences de renseignements aient accès à leurs dossiers de courriel et à d’autres données concernant la façon dont ils utilisent Internet sans avoir obtenu un mandat d’un tribunal.
  • Il y a peu d’intérêt à l’égard des tests génétiques permettant de savoir si les gens courent un risque plus élevé de développer certaines maladies. Seul le quart des répondants (26 %) se sont dits quelque peu ou très intéressés par de tels services.
  • Seulement 30 % des répondants affirment qu’ils ont une bonne ou une très bonne connaissance de leur droit à la vie privée en vertu de la loi. Malgré tout, les trois quarts (74 %) des répondants estiment qu’ils protègent bien ou très bien leur vie privée. Les plus faibles pourcentages à l’égard de ces deux questions reviennent aux jeunes répondants.

Le Commissariat a commandé ce sondage pour mesurer la compréhension et le niveau de conscientisation des Canadiennes et des Canadiens à l’égard de la protection de la vie privée, notamment l’incidence des quatre domaines prioritaires du Commissariat : les technologies de l’information, la sécurité publique, l’intégrité et la protection de l’identité, et les renseignements génétiques. Des sondages similaires ont également été réalisés en 2005, 2006, 2007 et 2009.

On retrouve le sondage complet, dont la marge d’erreur est de +/- 2,2 %, 19 fois sur 20, sur note site Web au www.priv.gc.ca.

Le Parlement a confié au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada le mandat d’agir à titre d’ombudsman et de protecteur du droit à la vie privée au Canada. La commissaire est responsable de l’application de deux lois fédérales relatives à la protection des renseignements personnels : la Loi sur la protection des renseignements personnels, qui s’applique au secteur public fédéral, et la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), qui s’applique aux activités commerciales qui ont lieu dans les provinces de l’Atlantique, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et dans les territoires. Le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique possèdent leur propre loi sur la protection des renseignements personnels s’appliquant au secteur privé. Toutefois, même dans ces provinces, la LPRPDE vise les entreprises du secteur privé sous réglementation fédérale ainsi que les renseignements personnels obtenus dans le cadre d’opérations interprovinciales et internationales.

Pour consulter le rapport final : Sondage sur les Canadiens et le protection de la vie privée, 2011 (version PDF).

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Heather Ormerod
Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Tél. : 613-947-8416
Courriel : heather.ormerod@priv.gc.ca

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