Communiqué

De nouvelles directives sur les jeux vidéo invitent joueurs et parents à penser à la protection de la vie privée

MONTRÉAL, le 5 novembre 2012 – Pour souligner le lancement de la Semaine éducation médias 2012, Jennifer Stoddart, commissaire à la protection de la vie privée, a publié de nouvelles directives visant à aider les Canadiennes et les Canadiens de tous âges à protéger leur vie privée lorsqu’ils jouent à des jeux vidéo interactifs multijoueurs.

Le thème « Le respect de la vie privée : ça compte » a été choisi pour la Semaine éducation médias 2012, organisée par HabiloMédias, un organisme de bienfaisance canadien sans but lucratif qui œuvre pour l’éducation aux médias et la littératie numérique. La commissaire Stoddart en a profité pour affirmer que l’époque à laquelle les jeunes jouaient à des jeux vidéo seuls ou entre amis devant le vieux téléviseur au sous-sol est maintenant révolue.

Aujourd’hui, même si les jeunes jouent au sous-sol, il est fort probable qu’ils ne jouent pas seuls, que ce soient avec des amis du quartier ou avec des amis virtuels de partout dans le monde.

« Puisque les consoles de jeu permettent maintenant l’accès Internet, nous devons reconnaître que, comme pour tout ce qui relie renseignements personnels et connectivité, il y a des risques pour la vie privée, affirme la commissaire Stoddart. Les comptes d’utilisateurs de jeux interactifs sont de plus en plus reliés aux réseaux sociaux, et les annonceurs utilisent les jeux vidéo pour rejoindre les jeunes. »

Le document d’orientation, que l’on retrouve en ligne au www.priv.gc.ca/jeuxvideo, recommande de protéger la vie privée pendant le jeu de diverses façons, notamment les suivantes :

  • Puisque de nombreux profils de jeu contiennent des renseignements personnels, il est préférable d’utiliser des mots de passe difficiles à percer (par exemple, une combinaison de lettres majuscules et minuscules, de chiffres et de symboles, le cas échéant);
  • Comme la majorité des comptes utilisateur exigent un numéro de carte de crédit, les joueurs devraient vérifier régulièrement leur état de compte et communiquer sans attendre avec l’entreprise ou le service de console s’ils constatent une erreur, voire un risque d’erreur;
  • Les utilisateurs devraient examiner les paramètres détaillés de protection des renseignements personnels offerts par les consoles ou les jeux individuels, le cas échéant, et faire un choix éclairé. Par exemple, les utilisateurs peuvent choisir de limiter la visibilité de leur profil aux joueurs qu’ils connaissent dans la vraie vie;
  • Même si de nombreux réseaux de jeu permettent maintenant aux joueurs de lier leurs comptes utilisateur aux sites de réseautage social, les joueurs devraient lire les politiques de confidentialité et les contrats d’utilisation connexes pour savoir ce qu’ils partageront, et avec qui;
  • Puisque de nombreux jeux multijoueurs permettent la communication vocale et le clavardage entre les joueurs, les utilisateurs devraient ajuster leurs paramètres de confidentialité pour bloquer les joueurs qui tiennent des propos offensants, tout en profitant des systèmes qui invitent les joueurs à signaler les incidents directement aux réseaux de jeu en vue de freiner le harcèlement et l’intimidation en ligne.

« Même s’il est évident que, de nos jours, ce ne sont pas seulement les enfants qui jouent à des jeux vidéo, nous ne pouvons ignorer le fait qu’ils sont nombreux à le faire et qu’ils sont les plus vulnérables devant les abus en matière de protection de la vie privée, ajoute la commissaire Stoddart. Par conséquent, nous encourageons les parents à jouer avec leurs enfants pour qu’ils puissent en apprendre davantage sur les réalités du monde virtuel. »

Le Parlement a confié au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada le mandat d’agir à titre d’ombudsman et de défenseur du droit à la vie privée au Canada. La commissaire est responsable de l’application de deux lois fédérales relatives à la protection des renseignements personnels : la Loi sur la protection des renseignements personnels, qui s’applique au secteur public fédéral, et la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), qui s’applique aux activités commerciales qui ont lieu dans les provinces de l’Atlantique, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et dans les territoires. Le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique possèdent leur propre loi sur la protection des renseignements personnels applicable au secteur privé. Toutefois, même dans ces provinces, la LPRPDE vise les entreprises du secteur privé sous réglementation fédérale ainsi que les renseignements personnels obtenus dans le cadre d’opérations interprovinciales et internationales.

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Pour les demandes des médias, veuillez communiquer avec :

Scott Hutchinson
Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Scott.Hutchinson@priv.gc.ca

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