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Le gouvernement est-il ou non en faveur de notre vie privée?

OTTAWA, le 29 juillet, 1996--La privatisation de certaines activités fédérales a porté un nouveau coup dur à la vie privée des Canadiens, signifiant en effet la disparition des mécanismes qui protégeaient la vie privée des employés et des clients affectés. Bruce Phillips, commissaire à la vie privée, se penche sur les effets de ces privatisations (citant l'exemple de NAV CANADA, responsable du contrôle aérien) dans son dernier rapport annuel, publié aujourd'hui.

"Il n'était pas nécessaire de procéder de la sorte," dit Phillips. "Le gouvernement aurait pu prolonger cette protection, tout comme il le fait au chapitre des langues officielles. Le gouvernement a préféré laisser tomber malgré mes nombreux efforts et la possibilité de voir comment le secteur privé pourrait s'accommoder d'un régime de protection de la vie privée. Cet abandon va plus loin que les faits, il contribue à brouiller les signaux qu'envoie un gouvernement qui vient à peine d'annoncer son intention de légiférer au chapitre de la protection de la vie privée dans le secteur privé."

Cette annonce, effectuée en mai par les ministres fédéraux de la Justice et de l'Industrie, reconnaît le besoin d'une loi afin de protéger notre vie privée. M. Phillips loue cette initiative qui nous permet vraiment d'espérer la venue d'un tel texte, mais craint que le projet ne souffre "de trop d'hésitations" ou "des concessions que pourraient exiger certains groupes de pression". Pour l'instant, pourtant, "le Parlement s'est débarrassé d'un atout qui aurait pu l'aider", a conclu Phillips.

Le rapport annuel recommande aussi l'adoption d'une loi qui encadrerait explicitement les activités du Centre de sécurité des télécommunications et permettrait d'en mieux comprendre le rôle et les opérations. Cette recommandation découle de la vérification que le Commissariat a terminée cette année des opérations d'écoute électronique du Centre.

Le rapport annuel traite également:

  • du projet de liste électorale permanente;
  • de la création d'un registre génétique;
  • de l'identification publique des criminels dangereux lors de leur remise en liberté;
  • d'un cadre de référence pour les cartes à puce; et
  • de conseils aux internautes soucieux de leur vie privée.

Le Commissariat a mené 1 681 enquêtes l'an dernier, et a répondu à plus de 9 000 demandes de renseignements.

Le rapport annuel est disponible au site Web du Commissariat: http://infoweb.magi.com/~privcan/ (cette adresse se trouve maintenant au http://www.priv.gc.ca - BA)

Renseignements : Marie-Andrée Imbeault (613) 996-4955, 1-800-267-0441.

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