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Les sondages d'opinion publique

Sondage auprÚs des Canadiens sur les enjeux liés à la protection de la vie privée

Rapport Final

Rapport préparé pour le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada

Phoenix SPI

Janvier 2013



Haut de la page Table des matiĂšres Sommaire

Le Commissariat Ă  la protection de la vie privĂ©e (CPVP) du Canada a retenu les services de Phoenix Strategic Perspective Inc. pour effectuer un sondage auprĂšs des Canadiens sur les enjeux liĂ©s Ă  la protection de la vie privĂ©e. Le sondage vise Ă  Ă©valuer la connaissance, la comprĂ©hension et les perceptions qu’ont les Canadiens des enjeux liĂ©s Ă  la protection de la vie privĂ©e. Un sondage tĂ©lĂ©phonique Ă  composition alĂ©atoire a Ă©tĂ© menĂ© auprĂšs de 1 513 rĂ©sidants canadiens ĂągĂ©s de 16 ans et plus. La marge d’erreur pour un Ă©chantillon de cette taille est de Â± 2,5 %, 19 fois sur 20. Le sondage a Ă©tĂ© effectuĂ© du 25 octobre au 12 novembre 2012. Le CPVP pourra s’appuyer sur les rĂ©sultats du sondage pour Ă©valuer et amĂ©liorer les programmes et les services qu’il offre aux Canadiens et pour mieux informer et sensibiliser la population

Connaissances et perceptions générales

Les Canadiens ont une connaissance limitĂ©e de leur droit Ă  la vie privĂ©e garanti par les lois qui protĂšgent la vie privĂ©e, mais certaines amĂ©liorations sont tout de mĂȘme constatĂ©es. Si le tiers (35 %) des rĂ©pondants estime avoir une connaissance relativement bonne (notes de 5 Ă  7 sur une Ă©chelle de 7 points), une nette majoritĂ© de rĂ©pondants (63 %) ont attribuĂ© une note faible ou moyenne Ă  leur niveau de connaissance. Comparativement aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, les Canadiens sont plus nombreux Ă  affirmer avoir une bonne comprĂ©hension de leur droit Ă  la vie privĂ©e, soit 35 %, contre 28 % en 2009 et 30 % en 2011 (et des taux encore plus faibles antĂ©rieurement).

Les deux tiers des Canadiens sont prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e, et un quart s’est dĂ©clarĂ© extrĂȘmement prĂ©occupĂ©. Pour ce qui est des risques qui prĂ©occupent le plus les Canadiens Ă  ce chapitre, ceux liĂ©s Ă  l’information financiĂšre et Ă  la fraude bancaire arrivent en tĂȘte, ayant Ă©tĂ© mentionnĂ©s par prĂšs du quart des rĂ©pondants (23 %). En outre, la fraude par carte de crĂ©dit prĂ©occupe 10 % des rĂ©pondants. Viennent ensuite les risques concernant la sĂ©curitĂ© informatique et la sĂ©curitĂ© sur Internet (21 %) et le vol d’identitĂ© (20 %).

Les Canadiens ont de moins en moins l’impression de pouvoir protĂ©ger leurs renseignements personnels. Sept rĂ©pondants sur dix estiment que leurs renseignements personnels sont moins protĂ©gĂ©s dans le cadre de leurs activitĂ©s quotidiennes qu’il y a dix ans, soit 10 % de plus qu’en 2011 (rĂ©sultat qui se compare toutefois aux annĂ©es antĂ©rieures). Par ailleurs, la majoritĂ© (56 %) des rĂ©pondants ne pensent pas disposer de suffisamment de renseignements pour savoir comment les nouvelles technologies peuvent affecter la protection de leur vie privĂ©e; il s’agit du manque de confiance Ă  cet Ă©gard le plus fortement exprimĂ© depuis le dĂ©but du suivi en 2000.

En ce qui concerne l’avenir, 71 % des rĂ©pondants estiment que la protection des renseignements personnels des Canadiens sera l’un des enjeux les plus importants auxquels sera confrontĂ© le pays au cours des dix prochaines annĂ©es. La proportion de Canadiens d’accord sur ce point est en hausse constante depuis 2009, oĂč il emportait l’adhĂ©sion de 62 % des rĂ©pondants. Les Canadiens accordent une importance Ă©levĂ©e Ă  la protection de la vie privĂ©e, mais seulement 21 % d’entre eux ont dĂ©jĂ  recherchĂ© activement des renseignements au sujet de leur droit Ă  la vie privĂ©e.

De nombreux Canadiens sont rĂ©ticents Ă  communiquer leurs renseignements personnels Ă  des organisations (57 % d’entre eux ne le font jamais ou le font rarement), et la plupart (60 %) ont dĂ©jĂ  demandĂ© qu’on leur explique comment l’organisation utiliserait leurs renseignements. Les Canadiens ne sont pas certains qu’ils seraient avertis si les renseignements personnels qu’ils ont communiquĂ©s Ă  une organisation Ă©taient perdus, volĂ©s ou accidentellement rĂ©vĂ©lĂ©s : 59 % pensent qu’ils n’en seraient probablement pas avertis et 41 % estiment qu’ils le seraient probablement. Toutefois, pratiquement tous les Canadiens (97 %) souhaiteraient ĂȘtre mis au courant si la confidentialitĂ© des renseignements personnels qu’ils ont communiquĂ©s Ă  une organisation Ă©tait mise en pĂ©ril.

Dans l’ensemble, les opinions des Canadiens concernant la mesure dans laquelle le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les entreprises prennent au sĂ©rieux leur responsabilitĂ© de protĂ©ger les renseignements personnels sont partagĂ©es. Sur une Ă©chelle de 7 points, 64 % des rĂ©pondants accordent une note moyenne au sĂ©rieux du gouvernement (notes de 3 Ă  5). Seulement 21 % d’entre eux estiment que le gouvernement fĂ©dĂ©ral prend trĂšs au sĂ©rieux ses responsabilitĂ©s en matiĂšre de protection des renseignements personnels. Les rĂ©pondants perçoivent de façon similaire, quoique moins favorable, le sĂ©rieux avec lequel les entreprises assument leurs responsabilitĂ©s en matiĂšre de protection des  renseignements personnels des consommateurs. Depuis 2006, les perceptions Ă  ce chapitre s’amĂ©liorent graduellement.  

La population canadienne a une connaissance relativement faible, mais nĂ©anmoins croissante, des institutions fĂ©dĂ©rales qui aident les Canadiens Ă  protĂ©ger leur vie privĂ©e et leurs renseignements personnels. Sept Canadiens sur dix ne connaissent aucune institution fĂ©dĂ©rale qui les aide Ă  protĂ©ger leur vie privĂ©e et leurs renseignements personnels contre toute collecte, utilisation et communication inappropriĂ©es. Cela dit, de façon gĂ©nĂ©rale, la proportion de Canadiens qui connaissent l’existence de telles institutions est en hausse depuis 2005. De ceux qui disent connaĂźtre l’une de ces institutions fĂ©dĂ©rales, 15 % peuvent nommer le Commissariat Ă  la protection de la vie privĂ©e.

Renseignements accessibles en ligne

Au total, 12 % des Canadiens affirment qu’une information Ă  leur sujet affichĂ©e sur Internet a eu des rĂ©percussions nĂ©gatives dans leur vie. Les utilisateurs d’Internet ne tĂ©moignent pas tous du mĂȘme niveau de prĂ©occupation Ă  l’égard de l’affichage en ligne de diffĂ©rents types des renseignements personnels. La majoritĂ© des rĂ©pondants sont trĂšs prĂ©occupĂ©s par l’affichage de renseignements au sujet de l’emplacement oĂč ils se trouvent (55 %) et de leurs coordonnĂ©es (51 %). Suivent ensuite les prĂ©occupations soulevĂ©es par l’affichage de photos ou de vidĂ©os les concernant (48 %) et de renseignements au sujet de leurs activitĂ©s sociales (41 %). Les Canadiens semblent ĂȘtre le moins prĂ©occupĂ©s par l’affichage de leurs opinions personnelles au sujet d’autres personnes, d’enjeux ou de choses (32 %).

Les Canadiens se disent au moins modĂ©rĂ©ment prĂ©occupĂ©s par les diffĂ©rentes utilisations qui pourraient ĂȘtre faites de l’information accessible en ligne les concernant. La possibilitĂ© que les entreprises utilisent leurs renseignements personnels pour leur envoyer des pourriels est la plus redoutĂ©e et prĂ©occupe vivement 73 % des utilisateurs d’Internet. Les Canadiens sont moins prĂ©occupĂ©s par la possibilitĂ© que des organismes chargĂ©s de l’application de la loi et de la sĂ©curitĂ© nationale recueillent ces renseignements avec un mandat, dans le contexte d’une enquĂȘte prĂ©cise (27 % des rĂ©pondants en sont trĂšs prĂ©occupĂ©s). Cela dit, la perspective que ces mĂȘmes organismes recueillent ces renseignements sans mandat, dans le contexte de la surveillance gĂ©nĂ©rale, suscite une prĂ©occupation beaucoup plus forte (55 % des rĂ©pondants en sont trĂšs prĂ©occupĂ©s).

Suivi des habitudes et publicité fondée sur le comportement

La plupart des Canadiens savent qu’il est possible de faire un suivi de leurs activitĂ©s sur Internet, comme le furetage, les recherches, les achats et les interactions de service, par l’entremise des sites Web qu’ils consultent, tant les sites commerciaux que les sites gouvernementaux (73 %), et que leurs activitĂ©s peuvent aussi ĂȘtre suivies, dans une moindre mesure, par d’autres entreprises, comme des entreprises se spĂ©cialisant en marketing ou en recherche (63 %). Cela dit, la plupart des rĂ©pondants (54 %) n’ont pris aucune mesure pour restreindre le suivi de leurs activitĂ©s.

Une nette majoritĂ© de Canadiens (92 %) sont d’avis que les entreprises prĂ©sentes sur Internet devraient ĂȘtre tenues d’obtenir leur autorisation pour faire le suivi de ce qu’ils font sur Internet. La plupart des Canadiens (81 %) pensent qu’il est trĂšs important que les sites Web les informent activement du type de renseignements personnels qu’ils recueillent et de la façon dont ils les utilisent. Pratiquement personne ne juge cette dĂ©marche peu importante.

Politiques de protection de la vie privée

Les Canadiens savent trĂšs bien qu’il est important que les sites Web les informent du type de renseignements personnels qu’ils recueillent et de l’utilisation qu’ils en font, mais la plupart d’entre eux ne lisent pas les politiques de protection de la vie privĂ©e trĂšs frĂ©quemment : une bonne moitiĂ© des rĂ©pondants le font rarement ou ne le font jamais. En revanche, seulement 21 % le font toujours ou souvent.

Cette tendance est peut-ĂȘtre accentuĂ©e par le fait que la plupart des Canadiens ont l’impression que les politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Web ne sont pas claires. Soixante‑deux pour cent des Canadiens estiment que les politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Web qu’ils visitent sont quelque peu vagues ou trĂšs vagues lorsqu’il s’agit de leur donner de l’information sur ce que l’entreprise fera avec leurs renseignements personnels. La proportion de rĂ©pondants de cet avis s’est accrue depuis le dernier sondage (62 % contre 53 %).

Soixante‑huit pour cent des Canadiens ont choisi de ne pas recourir Ă  un site Web ou Ă  un service parce qu’ils n’étaient pas Ă  l’aise avec les modalitĂ©s de sa politique de protection de la vie privĂ©e.

Appareils mobiles

Les trois quarts des Canadiens qui utilisent des appareils mobiles sont de plus en plus nombreux Ă  recourir Ă  des mesures de protection de la vie privĂ©e. La majoritĂ© de ces personnes utilisent un mot de passe pour le verrouiller (56 %) et ajustent les paramĂštres de l’appareil ou des applications afin de limiter la quantitĂ© de renseignements personnels qui sont partagĂ©s avec d’autres (53 %). L’emploi de telles mesures a fortement augmentĂ© depuis 2011.

La majoritĂ© des utilisateurs d’appareils mobiles (55 %) ont dĂ©cidĂ© de ne pas installer une application ou encore de la dĂ©sinstaller Ă  cause de la quantitĂ© de renseignements personnels qu’il aurait fallu prĂ©senter. Une proportion moindre d’utilisateurs (38 %) ont arrĂȘtĂ© la fonction de localisation de leur appareil mobile de crainte que d’autres puissent consulter ces renseignements.

La moitiĂ© des utilisateurs d’appareils mobiles estiment que les renseignements stockĂ©s dans leur appareil mobile sont Ă  peu prĂšs aussi confidentiels que ceux stockĂ©s dans leur ordinateur Ă  la maison, tandis que 32 % pensent qu’ils sont moins confidentiels. Fait Ă  noter, 13 % des rĂ©pondants sont d’avis que les renseignements stockĂ©s dans leur appareil mobile sont plus confidentiels.

Sécurité nationale et publique

Lorsqu’on leur demande s’ils sont Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que les services policiers ou les agences de renseignement soient en mesure de demander aux sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications de divulguer divers types de renseignements au sujet de leurs abonnĂ©s sans prĂ©senter de mandat, les Canadiens sont partagĂ©s. De façon gĂ©nĂ©rale, les rĂ©sultats selon les types de renseignements ne varient pas beaucoup. Les rĂ©pondants sont le plus Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que les sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications communiquent le nom et le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone (de 30 % Ă  31 % sont trĂšs Ă  l’aise avec cette idĂ©e), ou encore l’adresse, l’adresse Ă©lectronique et l’adresse IP (de 27 % Ă  29 %). NĂ©anmoins, une importante proportion de Canadiens ne sont pas du tout Ă  l’aise avec la divulgation de ces renseignements (la proportion variant entre 39 % et 44 % pour chacun des Ă©lĂ©ments).

Les rĂ©pondants au sondage ont aussi Ă©tĂ© interrogĂ©s sur la mesure dans laquelle ils sont Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que des services policiers, sans ĂȘtre tenus de prĂ©senter de mandat, puissent exiger d’organisations qu’elles divulguent les renseignements personnels qu’elles dĂ©tiennent Ă  diverses fins. Les Canadiens sont le plus Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que les services policiers exigent ces renseignements pour aider Ă  localiser des personnes vulnĂ©rables, par exemple un jeune qui a fuguĂ© ou une personne susceptible de constituer une menace pour elle‑mĂȘme ou pour d’autres. Au total, 63 % et 58 % des rĂ©pondants respectivement se disent trĂšs Ă  l’aise avec ces motifs (notes de 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points). Les Canadiens sont beaucoup moins Ă  l’aise avec la perspective que les renseignements soient divulguĂ©s pour permettre aux services policiers de rĂ©unir des preuves Ă  l’appui d’une enquĂȘte portant sur une infraction mineure (24 %); par contre, 49 % des Canadiens accepteraient que les renseignements personnels soient divulguĂ©s dans le cas d’une enquĂȘte portant sur une infraction grave. Les Canadiens se disent aussi relativement rĂ©fractaires Ă  l’idĂ©e que les services policiers cherchent Ă  rĂ©unir de l’information au sujet des activitĂ©s d’une personne sur Internet (25 % de rĂ©pondants Ă  l’aise).

Véhicules aériens sans pilote

La plupart des Canadiens sont trĂšs Ă  l’aise avec le recours aux vĂ©hicules aĂ©riens sans pilote pour appuyer des missions de recherche et de sauvetage (81 %), pour assurer la surveillance des frontiĂšres (66 %) et dans le contexte d’enquĂȘtes policiĂšres (54 %). Ils ne voient toutefois pas d’un Ɠil aussi favorable le recours Ă  ces vĂ©hicules Ă  des fins de surveillance plus gĂ©nĂ©rale de la population, entre autres pour surveiller un Ă©vĂ©nement ou une manifestation (42 %) ou pour effectuer de la surveillance gĂ©nĂ©rale dans les espaces publics (35 %). Il convient de noter qu’au moins un rĂ©pondant sur cinq (de 19 % Ă  24 %) n’est pas vraiment Ă  l’aise avec le recours Ă  ces vĂ©hicules Ă  des fins de surveillance publique.

Confidentialité en génétique médicale

Cinquante-deux pour cent des Canadiens interrogĂ©s sont trĂšs prĂ©occupĂ©s par la possibilitĂ© que, dans l’éventualitĂ© oĂč leur mĂ©decin leur recommanderait de se soumettre Ă  des tests gĂ©nĂ©tiques, ils aient Ă  en communiquer les rĂ©sultats Ă  des fins non mĂ©dicales. Au total, 71 % de ceux qui se disent trĂšs prĂ©occupĂ©s (notes de 5 Ă  7 sur une Ă©chelle de 7 points) affirment que leurs inquiĂ©tudes auraient une incidence sur leur volontĂ© de se soumettre aux tests gĂ©nĂ©tiques, incidence qui serait certaine pour plus de la moitiĂ© d’entre eux (43 % des rĂ©pondants prĂ©occupĂ©s).

Variations démographiques

Les variations entre les sous-groupes dĂ©mographiques sont les plus marquĂ©es  – c’est-Ă -dire qu’elles ressortent avec constance et de façon prononcĂ©e dans le cas de beaucoup de questions  –  lorsque les rĂ©sultats sont analysĂ©s en fonction de l’ñge et du niveau de scolaritĂ©. Les Canadiens les plus jeunes, ceux ĂągĂ©s de 16 Ă  24 ans, sont proportionnellement moins nombreux Ă  connaĂźtre les institutions fĂ©dĂ©rales responsables de la protection de la vie privĂ©e, se prĂ©occupent moins de la protection de la vie privĂ©e et sont plus enclins Ă  adopter des comportements qui prĂ©sentent des risques accrus en matiĂšre de protection des renseignements personnels. En outre, les rĂ©pondants de moins de 25 ans perçoivent plus favorablement les mesures prises par les entreprises et par le gouvernement pour protĂ©ger les renseignements personnels, connaissent moins les risques inhĂ©rents aux activitĂ©s en ligne et agissent moins pour protĂ©ger leurs renseignements personnels en ligne. Plus les rĂ©pondants ont un niveau de scolaritĂ© Ă©levĂ©, plus ils connaissent les institutions fĂ©dĂ©rales responsables de la protection de la vie privĂ©e et savent qu’il est possible de faire un suivi des activitĂ©s sur Internet. Les prĂ©occupations au sujet de la protection de la vie privĂ©e sont en effet plus fortes chez les rĂ©pondants ayant un diplĂŽme d’études collĂ©giales ou un diplĂŽme universitaire. De plus, les rĂ©pondants ayant un diplĂŽme d’études postsecondaires sont plus nombreux Ă  avoir cherchĂ© de l’information au sujet de leur droit Ă  la vie privĂ©e et Ă  avoir pris des mesures pour limiter la communication de renseignements personnels en ligne (en arrĂȘtant par exemple la fonction de localisation de leur appareil mobile). Bref, l’analyse des diffĂ©rences en fonction de l’ñge et du niveau de scolaritĂ© fait ressortir une relation Ă©vidente entre les niveaux de connaissance, le niveau de prĂ©occupation et le comportement.

Haut de la page Table des matiĂšres Introduction

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP) a retenu les services de Phoenix Strategic Perspectives Inc. pour effectuer une recherche quantitative auprÚs des Canadiens sur les enjeux liés à la protection de la vie privée.

Contexte et objectifs

Le Commissariat Ă  la protection de la vie privĂ©e du Canada souhaitait rĂ©aliser un sondage auprĂšs des Canadiens sur les enjeux liĂ©s Ă  la protection de la vie privĂ©e. Il s’agit d’une Ă©tude de suivi dont la version la plus rĂ©cente remonte Ă  2011. Le sondage visait Ă  Ă©valuer la comprĂ©hension et la connaissance qu’ont les Canadiens de certaines questions concernant la vie privĂ©e, des lois et rĂšglements en la matiĂšre et des institutions fĂ©dĂ©rales responsables de la protection de la vie privĂ©e. Le CPVP a ciblĂ© quatre domaines prioritaires sur lesquels s’articulaient les questions du sondage.

  • IntĂ©gritĂ© et protection de l’identitĂ©
  • Technologies de l’information et protection de la vie privĂ©e
  • Protection des renseignements gĂ©nĂ©tiques
  • SĂ©curitĂ© publique et protection de la vie privĂ©e

L’objectif consistait Ă  Ă©valuer le niveau de connaissance, de comprĂ©hension et de prĂ©occupation des rĂ©pondants, ainsi que leurs comportements, le cas Ă©chĂ©ant, quant Ă  chacun de ces domaines. Les rĂ©sultats du sondage permettront au CPVP d’évaluer et d’amĂ©liorer les programmes et les services qu’il offre aux Canadiens et de mieux informer et sensibiliser la population.

MĂ©thodologie

Un sondage tĂ©lĂ©phonique Ă  composition alĂ©atoire a Ă©tĂ© menĂ© auprĂšs de 1 513 rĂ©sidants canadiens ĂągĂ©s de 16 ans et plus. Des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone cellulaire Ă©taient inclus dans le cadre d’échantillonnage. La marge d’erreur pour un Ă©chantillon de cette taille est de Â± 2,5 %, 19 fois sur 20. La marge d’erreur est plus importante pour les rĂ©sultats ayant trait aux sous-groupes de l’ensemble de l’échantillon. Le sondage a Ă©tĂ© effectuĂ© du 25 octobre au 12 novembre 2012. La durĂ©e moyenne des entrevues Ă©tait de 16,75 minutes.

Avis aux lecteurs

  • Il est fait rĂ©fĂ©rence aux rĂ©sultats obtenus dans le cadre de sondages similaires rĂ©alisĂ©s les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Au moment de comparer les rĂ©sultats d’une annĂ©e Ă  l’autre, il faut garder Ă  l’esprit que l’échantillon du prĂ©sent sondage diffĂšre des Ă©chantillons sondĂ©s prĂ©cĂ©demment, car des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone cellulaire ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s dans une proportion de 20 %.
  • Le total des pourcentages contenus dans le rapport ne correspond pas toujours Ă  100 %, parce que les chiffres ont Ă©tĂ© arrondis.
  • En raison de l’arrondissement, certains pourcentages donnĂ©s dans le rapport ne correspondent pas Ă  ceux prĂ©sentĂ©s dans les tableaux (fournis sĂ©parĂ©ment).
  • En ce qui concerne les variations entre les sous-groupes, seules les diffĂ©rences statistiquement significatives Ă  un niveau de confiance de 95 % ou qui rĂ©vĂšlent une tendance sont analysĂ©es dans le rapport.

Une description dĂ©taillĂ©e de la mĂ©thodologie est annexĂ©e au rapport (annexe 1), ainsi que les questionnaires en français et en anglais (annexe 2). De plus, un ensemble complet de tableaux de donnĂ©es est fourni sĂ©parĂ©ment.

Haut de la page Table des matiÚres Connaissances et perceptions générales en matiÚre de vie privée

La prĂ©sente section traite des connaissances qu’ont les Canadiens des lois rĂ©gissant la protection de la vie privĂ©e, de leurs prĂ©occupations Ă  l’égard de la protection des renseignements personnels et de leurs perceptions des enjeux gĂ©nĂ©raux touchant Ă  la protection de la vie privĂ©e. Les questions de la prĂ©sente section ont Ă©tĂ© posĂ©es Ă  tous les rĂ©pondants.

Connaissances limitées des lois régissant la protection de la vie privée

Les Canadiens ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  Ă©valuer leur connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e garanti par les diverses lois qui protĂšgent leurs renseignements personnels (au moyen d’une Ă©chelle de 7 points oĂč 1 signifie « trĂšs mauvaise Â» et 7, Â« trĂšs bonne Â»). Plus du tiers (35 %) estime en avoir une assez bonne connaissance (notes de 5 Ă  7), mais une nette majoritĂ© (63 %) de rĂ©pondants ont attribuĂ© une note faible ou moyenne Ă  leur niveau de connaissance.

Comparativement aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, les Canadiens sont plus nombreux Ă  affirmer avoir une bonne comprĂ©hension du droit Ă  la vie privĂ©e, soit 35 % par rapport Ă  28 % en 2009 et 30 % en 2011 (et des taux encore plus faibles antĂ©rieurement).


Niveau de connaissance du droit à la vie privée

[Version textuelle de la figure 1]

Selon les rĂ©sultats, le niveau de connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e (notes de 5 Ă  7) augmente d’est en ouest (de 31 % dans les provinces de l’Atlantique Ă  40 % en Colombie Britannique), et qu’il est plus Ă©levĂ© parmi les rĂ©pondants ayant suivi un apprentissage enregistrĂ© ou ayant un diplĂŽme ou un certificat d’une Ă©cole de mĂ©tiers (41 % comparativement Ă  35 % des rĂ©pondants ayant seulement un diplĂŽme d’études secondaires et Ă  32 33 % des rĂ©pondants ayant un diplĂŽme d’études collĂ©giales ou un diplĂŽme universitaire).

La protection de la vie privée préoccupe fortement les Canadiens

Les deux tiers des Canadiens sont relativement prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e. Les rĂ©pondants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  Ă©valuer sur une Ă©chelle de 7 points la mesure dans laquelle cet aspect les prĂ©occupait. Selon les rĂ©sultats, 66 % des rĂ©pondants sont prĂ©occupĂ©s et le quart des rĂ©pondants sont extrĂȘmement prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e.

Niveau de préoccupation à l'égard de la protection de la vie privée

[Version textuelle de la figure 2]

Les femmes (45 %), les titulaires d’un diplĂŽme d’études collĂ©giales (46 %) et les titulaires d’un diplĂŽme universitaire (44 %) manifestent les prĂ©occupations les plus vives Ă  l’égard de la protection de la vie privĂ©e (notes de 6 et 7). Les Ontariens (48 %) sont plus fortement prĂ©occupĂ©s par la question que les QuĂ©bĂ©cois (39 %) et les Britanno Colombiens (35 %). Par ailleurs, la proportion de rĂ©pondants prĂ©occupĂ©s augmente en fonction de l’ñge (27 % pour les rĂ©pondants de moins de 25 ans comparativement Ă  46 % pour les rĂ©pondants de 55 ans et plus).

Les principales prĂ©occupations en matiĂšre de protection de la vie privĂ©e concernent les finances, la sĂ©curitĂ© sur Internet et le vol d’identitĂ©

Dans une question ouverte, les Canadiens ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  nommer les risques qui les prĂ©occupaient le plus dans le contexte du respect de leur vie privĂ©e (rĂ©ponses multiples acceptĂ©es). Les risques liĂ©s Ă  l’information financiĂšre et Ă  la fraude bancaire arrivent en tĂȘte, ayant Ă©tĂ© mentionnĂ©s par prĂšs du quart des rĂ©pondants (23 %), et la fraude par carte de crĂ©dit prĂ©occupe en outre 10 % des rĂ©pondants. Viennent ensuite les risques concernant la sĂ©curitĂ© informatique et la sĂ©curitĂ© sur Internet (21 %) et le vol d’identitĂ© (20 %), mentionnĂ©s par le cinquiĂšme des rĂ©pondants.

Les autres rĂ©ponses visent un Ă©ventail d’enjeux relativement prĂ©cis portant sur la collecte et l’utilisation des renseignements personnels.

Risques les plus préoccupants dans le contexte du respect de la vie privée

[Version textuelle de la figure 3]

Au chapitre des risques relatifs Ă  la protection des renseignements personnels, les QuĂ©bĂ©cois sont moins fortement prĂ©occupĂ©s par la fraude bancaire et d’autres types de manquements sur le plan financier (14 % comparativement Ă  19 % des Britanno Colombiens et Ă  26 % Ă  29 % des autres Canadiens). Ils sont le plus grandement prĂ©occupĂ©s par le vol d’identitĂ© et les fraudes connexes (24 % par rapport Ă  14 % des Canadiens des provinces de l’Atlantique et Ă  18 % Ă  20 % des autres Canadiens). La probabilitĂ© d’ĂȘtre prĂ©occupĂ© par la fraude ou les manquements sur le plan financier augmente avec l’ñge, allant de 14 % chez les rĂ©pondants de moins de 25 ans Ă  27 % chez ceux de 55 ans et plus. Le risque du vol d’identitĂ© inquiĂšte les rĂ©pondants ĂągĂ©s de 25 Ă  54 ans plus que ceux de tous les autres groupes d’ñge et prĂ©occupe les titulaires d’un diplĂŽme d’études collĂ©giales ou d’un diplĂŽme universitaire (23 % dans les deux cas) davantage que les rĂ©pondants d’un niveau de scolaritĂ© infĂ©rieur (de 13 % Ă  17 %), et les femmes (23 %) davantage que les hommes (16 %).

De plus en plus de Canadiens ont l’impression que les renseignements personnels sont moins protĂ©gĂ©s

Sept Canadiens sur dix estiment que leurs renseignements personnels sont moins protĂ©gĂ©s dans le cadre de leurs activitĂ©s quotidiennes qu’il y a 10 ans, soit 10 % de plus qu’en 2011.

Protection des renseignements personnels comparativement Ă  il y a dix ans

[Version textuelle de la figure 4]

La probabilitĂ© d’ĂȘtre fortement d’accord avec cet Ă©noncĂ© (notes de 6 et 7) augmente en fonction de l’ñge (de 35 % des rĂ©pondants de 16 Ă  24 ans Ă  51 % de ceux de 55 ans et plus), du niveau de connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e (de 43 % Ă  59 %) et du niveau de prĂ©occupation Ă  l’égard de la protection de la vie privĂ©e (de 28 % Ă  62 %). Par ailleurs, les allophonesNote de bas de page 1 (71 %), les personnes ayant un diplĂŽme d’études collĂ©giales et celles ayant seulement un diplĂŽme d’études secondaires (55 % et 52 % respectivement par rapport Ă  39 % des titulaires d’un diplĂŽme universitaire), ainsi que les femmes (50 % comparativement Ă  43 % des hommes) sont plus nombreux Ă  croire fortement Ă  l’importance croissante de la protection de la vie privĂ©e.

La majoritĂ© des Canadiens estiment qu’ils ne disposent pas d’assez d’information concernant l’incidence des nouvelles technologies sur la protection de la vie privĂ©e

La majoritĂ© des Canadiens (56 %) ne pensent pas disposer de suffisamment de renseignements pour savoir comment les nouvelles technologies peuvent affecter la protection de leur vie privĂ©e. Il s’agit du manque de confiance Ă  cet Ă©gard le plus fortement exprimĂ© depuis le dĂ©but du suivi en 2000.

Connaissance de l'incidence des nouvelles technologies sur la protection de la vie privée

[Version textuelle de la figure 5]

Les Canadiens de 16 Ă  24 ans (31 %) et les allophones (32 %) sont proportionnellement plus nombreux que ceux ĂągĂ©s de 55 ans et plus (21 %), que les francophones (21 %) et que les hommes (28 %) Ă  ĂȘtre fortement d’accord avec l’énoncĂ© (notes de 6 et 7). La probabilitĂ© d’ĂȘtre fortement de cet avis est proportionnelle au niveau de connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e : l’énoncĂ© emporte l’adhĂ©sion de 14 % des rĂ©pondants estimant leur connaissance mauvaise et celle de 49 % des rĂ©pondants l’estimant trĂšs bonne.

De plus en plus de Canadiens sont d’avis que la protection de la vie privĂ©e constituera un enjeu d’une importance croissante Ă  l’avenir

Sept Canadiens sur dix (71 %) pensent que la protection des renseignements personnels des Canadiens sera l’un des enjeux les plus importants auxquels sera confrontĂ© notre pays au cours des dix prochaines annĂ©es. La proportion de Canadiens d’accord avec cet Ă©noncĂ© est en hausse constante depuis 2009 (62 %).

Importance de la protection des renseignements personnels au cours des 10 prochaines années

[Version textuelle de la figure 6]

Les rĂ©pondants ĂągĂ©s de 16 Ă  24 ans (31 %), les allophones (32 %) et les hommes (28 %) sont proportionnellement plus nombreux Ă  ĂȘtre fortement d’accord avec l’énoncĂ© (notes de 6 et 7) que les rĂ©pondants ĂągĂ©s de 55 ans et plus (21 %) et les francophones (21 %). La proportion de rĂ©pondants de cet avis s’accroĂźt en fonction du niveau de connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e (de 14 % des rĂ©pondants jugeant avoir une mauvaise connaissance Ă  49 % des rĂ©pondants estimant en avoir une trĂšs bonne).

La plupart des Canadiens n’ont jamais recherchĂ© de renseignements au sujet du droit Ă  la vie privĂ©e

Comme dans les années précédentes, seulement un Canadien sur cinq environ a déjà recherché activement des renseignements au sujet du droit à la vie privée.

Mesures prises pour preserver le droit à la vie privée

[Version textuelle de la figure 7]

IndĂ©pendamment du niveau de prĂ©occupation, les Canadiens ĂągĂ©s de 55 ans et plus sont proportionnellement plus nombreux Ă  ne pas avoir recherchĂ© activement des renseignements sur leur droit Ă  la vie privĂ©e (84 %). La proportion de Canadiens ayant dĂ©jĂ  recherchĂ© de tels renseignements augmente gĂ©nĂ©ralement d’est en ouest. Les allophones sont proportionnellement plus nombreux Ă  l’avoir dĂ©jĂ  fait (28 % par rapport Ă  14 % des francophones et Ă  22 % des anglophones), tout comme les titulaires d’un diplĂŽme d’études collĂ©giales (22 %) ou d’un diplĂŽme universitaire (29 %). Les Canadiens qui affirment ne pas connaĂźtre leur droit Ă  la vie privĂ©e et que la protection de leur vie privĂ©e prĂ©occupe peu ou ne prĂ©occupe pas du tout sont plus susceptibles de ne pas avoir recherchĂ© ce type de renseignements.

Les Canadiens sont réticents à communiquer leurs renseignements personnels à des organisations

La plupart des Canadiens (57 %) affirment qu’ils ne communiquent jamais (22 %) leurs renseignements personnels Ă  des organisations qui le leur demandent, ou qu’ils le font rarement (35 %). Le tiers des Canadiens dĂ©clare le faire parfois, tandis que seulement 10 % le font plus souvent.

Communication de renseignements personnels aux orginisations

[Version textuelle de la figure 8]

En gĂ©nĂ©ral, la proportion de rĂ©pondants qui communiquent rarement leurs renseignements personnels ou qui ne les communiquent jamais s’accroĂźt en fonction de l’ñge, et elle est plus Ă©levĂ©e chez les Canadiens des provinces de l’Atlantique (65 %) et plus faible chez les titulaires d’un diplĂŽme universitaire (51 %) et chez les allophones (41 %). Les rĂ©pondants les plus susceptibles de ne jamais communiquer leurs renseignements personnels sont ceux qui connaissent le moins leur droit Ă  la vie privĂ©e et ceux qui le connaissent le mieux ainsi que ceux qui sont le moins prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e et ceux qui le sont le plus.

La plupart des Canadiens (60 %) ont déjà demandé à une organisation qui voulait recueillir des renseignements personnels quelle était la raison de cette demande ou quelle utilisation elle comptait faire des renseignements.

Interrogation des orignisations sur l'utilisation des renseignements personnels

[Version textuelle de la figure 9]

QuĂ©bĂ©cois (51 %), les jeunes (49 %), les Canadiens ĂągĂ©s de 55 ans et plus (48 %) et les hommes (44 %) sont proportionnellement plus nombreux Ă  affirmer n’avoir jamais demandĂ© Ă  une organisation quelle utilisation elle ferait de leurs renseignements personnels. En revanche, les anglophones (67 %) et les titulaires d’un diplĂŽme d’études collĂ©giales (64 %) ou d’un diplĂŽme universitaire (68 %) sont plus nombreux Ă  l’avoir fait. Le taux de rĂ©pondants qui se sont informĂ©s sur l’utilisation de leurs renseignements personnels augmente en fonction du niveau de prĂ©occupation Ă  l’égard de la protection de la vie privĂ©e (36 % pour les rĂ©pondants les moins prĂ©occupĂ©s et 67 % pour les rĂ©pondants les plus prĂ©occupĂ©s).

Les opinions des Canadiens sur les efforts déployés par le gouvernement et par les entreprises pour protéger les renseignements personnels sont partagées

Dans l’ensemble, les opinions des Canadiens sont partagĂ©es lorsqu’il s’agit d’évaluer la mesure dans laquelle le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les entreprises prennent au sĂ©rieux leur responsabilitĂ© de protĂ©ger les renseignements personnels. Sur une Ă©chelle de 7 points (oĂč 1 signifie « il ne la prend pas au sĂ©rieux » et 7, « il la prend trĂšs au sĂ©rieux »), 64 % des rĂ©pondants accordent une note moyenne au gouvernement (notes de 3 Ă  5). Seulement 21 % des rĂ©pondants estiment que le gouvernement fĂ©dĂ©ral prend trĂšs au sĂ©rieux ses responsabilitĂ©s en matiĂšre de protection des renseignements personnels.

Ces résultats diffÚrent peu de ceux de la derniÚre édition du sondage. Néanmoins, depuis 2006, les répondants sont de plus en plus nombreux à avoir une opinion favorable à ce chapitre.

Dans quelle mesure le gouvernement prend-il au sérieux sa responsabilité de proteger les renseignements personnels?

[Version textuelle de la figure 10]

Les Canadiens ont une perception similaire, quoique moins favorable, du sérieux avec lequel les entreprises protÚgent les renseignements personnels des consommateurs. Cela dit, la proportion de Canadiens qui pensent que les entreprises ne prennent pas au sérieux leur responsabilité à cet égard ne cesse de décroßtre au fil du temps (34 % en 2006 comparativement à 18 % en 2012).

Dans quelle mesure les entreprises prennent-elles au sérieux leur responsabilite de protéger les renseignements personnels des consommateurs?

[Version textuelle de la figure 11]

Étant donnĂ© que les rĂ©pondants de 16 Ă  24 ans sont proportionnellement plus nombreux Ă  communiquer leurs renseignements personnels aux organisations et moins portĂ©s Ă  s’informer de l’utilisation qui en sera faite, il n’est pas Ă©tonnant que les jeunes soient les plus enclins Ă  penser que les entreprises et le gouvernement fĂ©dĂ©ral prennent trĂšs au sĂ©rieux leur responsabilitĂ© de protĂ©ger les renseignements personnels. En effet, 25 % d’entre eux le pensent Ă  propos des entreprises (contre de 10 % Ă  14 % des Canadiens plus ĂągĂ©s) et 32 % Ă  propos du gouvernement fĂ©dĂ©ral (contre de 16 % Ă  23 %). Le taux de rĂ©pondants estimant que les entreprises et le gouvernement fĂ©dĂ©ral prennent au sĂ©rieux leur responsabilitĂ© de protĂ©ger les renseignements personnels s’accroĂźt en fonction du niveau de connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e.

Les Canadiens ne sont pas certains que les organisations les avertiraient en cas d’incident liĂ© Ă  la protection des renseignements personnels, mais ils souhaiteraient fortement qu’elles le fassent

Les Canadiens ne sont pas certains qu’ils seraient avertis si les renseignements personnels qu’ils ont communiquĂ©s Ă  une organisation Ă©taient perdus, volĂ©s ou accidentellement rĂ©vĂ©lĂ©s. Si une majoritĂ© d’entre eux (59 %) croient que l’organisation ne les avertirait probablement pas, 41 % estiment qu’elle le ferait probablement.

Abstraction faite de l’incertitude Ă  cet Ă©gard, pratiquement tous les Canadiens (97 %) affirment qu’ils voudraient ĂȘtre avertis si la confidentialitĂ© des renseignements personnels qu’ils ont communiquĂ©s Ă  une organisation Ă©tait mise en pĂ©ril.

Probabilité et désir d'étre averti par les organisations en cas d'incident lié à la protection des renseignements personnels

[Version textuelle de la figure 12]

Les rĂ©pondants les moins enclins Ă  penser que l’organisation les avertirait sont les QuĂ©bĂ©cois (34 %) et ceux ayant un suivi un apprentissage ou possĂ©dant un certificat d’une Ă©cole de mĂ©tiers (30 %). En revanche, plus les rĂ©pondants connaissent leur droit Ă  la vie privĂ©e, plus ils sont portĂ©s Ă  penser qu’ils seraient avertis (de 36 % des rĂ©pondants ayant une trĂšs mauvaise connaissance Ă  46 % de ceux ayant une trĂšs bonne connaissance de leur droit). Les rĂ©pondants qui se prĂ©occupent le moins de la protection de la vie privĂ©e sont Ă©galement plus portĂ©s Ă  penser qu’ils seraient avertis en cas d’incident liĂ© Ă  la protection des renseignements personnels (48 % comparativement Ă  une proportion de 38 Ă  41 % des Canadiens plus prĂ©occupĂ©s par la protection de la vie privĂ©e).

Quant au dĂ©sir d’ĂȘtre averti en cas de problĂšme, les allophones sont ceux qui souhaitent le moins l’ĂȘtre (88 % des allophones par rapport Ă  97 et 99 % des rĂ©pondants parlant l’anglais ou le français le plus souvent Ă  la maison). C’est aussi le cas des rĂ©pondants qui affirment ĂȘtre bien au fait de leur droit Ă  la vie privĂ©e (96 % d’entre eux souhaiteraient ĂȘtre avertis comparativement Ă  99 % des rĂ©pondants ayant une trĂšs mauvaise connaissance de leur droit). Les Canadiens les plus prĂ©occupĂ©s par la protection de la vie privĂ©e sont les plus nombreux Ă  souhaiter ĂȘtre avertis en cas d’incident liĂ© Ă  la protection des renseignements personnels (98 % comparativement Ă 93 % des rĂ©pondants moins prĂ©occupĂ©s).

Les Canadiens connaissent relativement peu les institutions fédérales chargées de protéger la vie privée

Sept Canadiens sur dix ne connaissent aucune institution fédérale qui les aide à protéger leur vie privée et leurs renseignements personnels contre toute collecte, utilisation et communication inappropriées.

Ces rĂ©sultats sont semblables Ă  ceux enregistrĂ©s ces derniĂšres annĂ©es. Cependant, de façon gĂ©nĂ©rale, on observe une hausse de la proportion de Canadiens qui connaissent l’existence de ces institutions depuis 2005.

Connaissance des intitutions fédérales

[Version textuelle de la figure 13]

Les rĂ©pondants qui sont proportionnellement les plus nombreux Ă  ne connaĂźtre aucune institution fĂ©dĂ©rale aidant Ă  protĂ©ger la vie privĂ©e sont ceux ĂągĂ©s de 16 Ă  24 ans (85 %), les QuĂ©bĂ©cois (76 %) et les rĂ©sidants des provinces de l’Atlantique (75 %). Plus le niveau de scolaritĂ© des rĂ©pondants est Ă©levĂ©, plus fortes sont les probabilitĂ©s qu’ils connaissent une ou plusieurs institutions fĂ©dĂ©rales (de 20 % des rĂ©pondants ayant seulement un diplĂŽme d’études secondaires Ă  40 % des titulaires d’un diplĂŽme universitaire).

Sans surprise, les Canadiens qui affirment n’avoir aucune connaissance de leur droit Ă  la vie privĂ©e et n’ĂȘtre pas prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e sont proportionnellement plus nombreux Ă  ne connaĂźtre aucune institution fĂ©dĂ©rale.

Les Canadiens qui ont affirmĂ© connaĂźtre une ou plusieurs institutions fĂ©dĂ©rales aidant Ă  protĂ©ger la vie privĂ©e ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  en donner le nom. Le Commissariat Ă  la protection de la vie privĂ©e (CPVP) est l’institution fĂ©dĂ©rale la plus souvent nommĂ©e (15 %). Par ailleurs, 10 % des rĂ©pondants ont mentionnĂ© « un organisme Â» sans pouvoir en prĂ©ciser le nom. Au total, 42 % des rĂ©pondants n’ont pu nommer aucune institution.

Connaissance spontanée des institutions fédérales

[Version textuelle de la figure 14]

En 2012, la proportion de rĂ©pondants connaissant l’existence du CPVP a lĂ©gĂšrement dĂ©cru, ce qui s’inscrit dans une tendance gĂ©nĂ©rale amorcĂ©e en 2005. Environ le quart des Canadiens avait nommĂ© cette institution en 2005 et en 2006.

Haut de la page Table des matiĂšres Renseignements accessibles en ligne

La prĂ©sente section porte sur le niveau de prĂ©occupation des Canadiens Ă  l’égard des renseignements qu’ils affichent sur Internet et de l’utilisation qui peut en ĂȘtre faite. Les questions de cette section (sauf la premiĂšre ci dessous) n’ont Ă©tĂ© posĂ©es qu’aux personnes qui utilisent Internet (n = 1 271).

L’affichage en ligne a eu des rĂ©percussions nĂ©gatives sur la vie de plus d’un Canadien sur dix

Au total, 12 % des Canadiens affirment qu’une information Ă  leur sujet affichĂ©e sur Internet a eu des rĂ©percussions nĂ©gatives sur leur vie d’une façon ou d’une autre. En revanche, 85 % n’ont jamais subi de telles rĂ©percussions.

La proportion de personnes ayant subi les effets nĂ©gatifs de l’affichage en ligne diminue avec l’ñge : 26 % des personnes ĂągĂ©es de 16 Ă  24 ans, comparativement Ă  4 % des personnes de 55 ans et plus.

Effets négatifs de l'affichage sur Internet

[Version textuelle de la figure 15]

Les Canadiens sont le plus prĂ©occupĂ©s par l’affichage en ligne de leurs coordonnĂ©es et de l’emplacement oĂč ils se trouvent et le moins prĂ©occupĂ©s par l’affichage en ligne de leurs opinions

Les utilisateurs d’Internet ne tĂ©moignent pas tous du mĂȘme niveau de prĂ©occupation Ă  l’égard de l’affichage en ligne de divers types de renseignements. La plupart sont trĂšs prĂ©occupĂ©s par l’affichage sur Internet de l’emplacement oĂč ils se trouvent et de leurs coordonnĂ©es (p. ex. nom, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, adresse, adresse Ă©lectronique). L’affichage en ligne des opinions personnelles au sujet de personnes, d’enjeux ou de choses est l’aspect qui prĂ©occupe le moins les Canadiens.

Niveau de préoccupation à l'égard de l'affichage de renseignements personnels en ligne

[Version textuelle de la figure 16]

Les femmes, les personnes bien au fait de leur droit Ă  la vie privĂ©e et les personnes trĂšs prĂ©occupĂ©es par la protection de leur vie privĂ©e sont proportionnellement plus nombreuses Ă  ĂȘtre fortement prĂ©occupĂ©es (notes de 6 et 7) par l’affichage en ligne de tous les types de renseignements personnels. De plus, Ă  quelques exceptions prĂšs, le niveau de prĂ©occupation tend Ă  augmenter avec l’ñge. D’autres diffĂ©rences de perceptions ont Ă©tĂ© relevĂ©es entre les sous groupes, mais elles ne tĂ©moignent pas d’une tendance gĂ©nĂ©rale.

Les deux tiers des Canadiens (67 %) sont prĂ©occupĂ©s par l’affichage en ligne d’au moins trois types de renseignements personnels (parmi ceux mentionnĂ©s dans le graphique prĂ©cĂ©dent) et 36 % sont prĂ©occupĂ©s par l’affichage sur Internet des cinq types de renseignements.

Étendue des preoccupations a l'egard de l'affichage de renseignements personnels en ligne

[Version textuelle de la figure 17]

Le niveau de prĂ©occupation varie selon l’utilisation qui est faite des renseignements personnels affichĂ©s en ligne

Les internautes sont au moins modĂ©rĂ©ment prĂ©occupĂ©s par les diffĂ©rentes utilisations possibles de leurs renseignements personnels affichĂ©s sur Internet. L’utilisation de cette information par les entreprises pour l’envoi de pourriels suscite le plus d’inquiĂ©tudes : 73 % des utilisateurs d’Internet sont fortement prĂ©occupĂ©s par la question. La collecte de renseignements par les organismes chargĂ©s de l’application de la loi et de la sĂ©curitĂ© nationale avec un mandat dans le cadre d’une enquĂȘte prĂ©cise prĂ©occupe le moins les Canadiens (27 % des rĂ©pondants se disent trĂšs prĂ©occupĂ©s par la situation). Toutefois, la collecte de renseignements personnels par ces mĂȘmes organismes sans mandat dans le contexte de la surveillance gĂ©nĂ©rale inquiĂšte beaucoup plus les Canadiens (55 % des rĂ©pondants affirment ĂȘtre trĂšs prĂ©occupĂ©s par la question).

Niveau de préoccupation à l'égard de ;'utilisation des reseignements personnels accessibles en ligne

[Version textuelle de la figure 18]

Le niveau de prĂ©occupation augmente gĂ©nĂ©ralement avec l’ñge et est plus Ă©levĂ© chez les personnes qui affirment beaucoup se soucier de la protection de leur vie privĂ©e. D’autres diffĂ©rences de perceptions ont Ă©tĂ© relevĂ©es entre les sous groupes, mais elles ne tĂ©moignent pas d’une tendance gĂ©nĂ©rale

Si on examine les rĂ©sultats sous un autre angle, la plupart des Canadiens sont fortement prĂ©occupĂ©s (notes de 5, 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points oĂč 1 signifie « aucunement prĂ©occupĂ© » et 7, « extrĂȘmement prĂ©occupĂ© ») par bon nombre des utilisations possibles de leurs renseignements personnels : 73 % sont fortement prĂ©occupĂ©s par au moins trois utilisations mentionnĂ©es dans le graphique prĂ©cĂ©dent. En revanche, seulement 5 % des Canadiens considĂšrent qu’aucune des utilisations Ă©ventuelles n’est source de prĂ©occupation.

Haut de la page Table des matiÚres Suivi des habitudes et publicité fondée sur le comportement

La prĂ©sente section porte sur les questions liĂ©es Ă  la publicitĂ© fondĂ©e sur le comportement et au suivi des activitĂ©s sur Internet. Les questions de cette section n’ont Ă©tĂ© posĂ©es qu’aux personnes qui utilisent Internet (n = 1 271, 84 % des rĂ©pondants).

Les Canadiens savent que leurs activitĂ©s sur Internet peuvent faire l’objet d’un suivi, mais ils sont gĂ©nĂ©ralement peu nombreux Ă  prendre des mesures pour restreindre le suivi

La plupart des Canadiens savent que leurs activitĂ©s sur Internet, comme le furetage, les recherches, les achats et les interactions de service, peuvent faire l’objet d’un suivi par l’entremise des sites Web qu’ils consultent, tant les sites commerciaux que les sites gouvernementaux (73 %) et, dans une moindre mesure, par l’entremise d’autres entreprises, comme des entreprises de marketing ou de recherche (63 %). Les Canadiens qui sont au fait d’une forme de suivi sont le plus souvent aussi au courant de l’autre type de suivi. NĂ©anmoins, la majoritĂ© des rĂ©pondants (54 %) n’ont pas pris de mesure pour restreindre ce suivi.

Suivi des activités sur Internet : connaissance de la situation et réaction

[Version textuelle de la figure 19]

Les QuĂ©bĂ©cois et les personnes ĂągĂ©es de 16 Ă  24 ans sont proportionnellement moins nombreux Ă  savoir que leurs activitĂ©s sur Internet peuvent ĂȘtre suivies par l’entremise des sites Web qu’ils consultent et d’autres entreprises. En revanche, les titulaires d’un diplĂŽme universitaire sont relativement plus nombreux Ă  ĂȘtre au fait de la situation. En outre, les rĂ©pondants ĂągĂ©s de 16 Ă  24 ans (70 %) et ceux n’ayant qu’un diplĂŽme d’études secondaires (60 %) sont beaucoup plus nombreux Ă  ne pas avoir pris de mesures pour restreindre ce suivi. Par ailleurs, les francophones sont plus nombreux Ă  avoir pris des mesures Ă  cet Ă©gard (53 % comparativement Ă  34 % des allophones et Ă  44 % des anglophones). La probabilitĂ© de prendre des mesures pour restreindre le suivi augmente avec le niveau de connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e (de 37 % Ă  51 %) et le degrĂ© de prĂ©occupation Ă  l’égard de la protection de la vie privĂ©e (de 28 % Ă  49 %).

La grande majoritĂ© des Canadiens sont d’avis que les entreprises prĂ©sentes sur Internet devraient obtenir l’autorisation des visiteurs pour faire le suivi de leurs activitĂ©s en ligne

L’opinion populaire est claire : 92 % des Canadiens estiment que les entreprises Ɠuvrant sur Internet devraient ĂȘtre tenues de demander l’autorisation des visiteurs pour faire le suivi de leurs activitĂ©s en ligne.

Obtention de l'autorisation des visiteurs pour faire le suivi de leurs activités en ligne : l'avis des Canadiens

[Version textuelle de la figure 20]

La proportion de rĂ©pondants qui croient que les entreprises devraient certainement ĂȘtre tenues d’obtenir l’autorisation des visiteurs augmente avec l’ñge (68 % des personnes de moins de 25 ans et 78 % des personnes de 55 ans et plus) et est plus Ă©levĂ©e chez les francophones (82 % comparativement Ă  66 % des allophones et Ă  74 % des anglophones) et chez les personnes les plus prĂ©occupĂ©es par la protection de leur vie privĂ©e (81 %; la proportion varie entre 54 % et 73 % dans le cas des personnes moins prĂ©occupĂ©es par la question).

La plupart des Canadiens estiment que les sites Web devraient les informer des enjeux liés à la protection de la vie privée

Une forte majoritĂ© de Canadiens (81 %) estiment qu’il est trĂšs important que les sites Web les informent activement du type de renseignements personnels recueillis et de la façon dont ils sont utilisĂ©s. Pratiquement personne ne juge cette demande peu importante.

PCollecte et utilisation des renseignements personnels : importance d'informer les visiteurs des sites Web

[Version textuelle de la figure 21]

Les Canadiens prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e (77 %), les personnes de 55 ans et plus (71 %) et les femmes (68 %) sont proportionnellement plus nombreux Ă  juger trĂšs important (notes de 7) que les sites Web les informent des renseignements personnels recueillis et de la façon dont ils sont utilisĂ©s.

Haut de la page Table des matiÚres Politiques de protection de la vie privée

La prĂ©sente section porte sur les perceptions qu’ont les Canadiens des politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Web. Les questions de cette section n’ont Ă©tĂ© posĂ©es qu’aux personnes qui utilisent Internet (n = 1 271).

Les Canadiens ne lisent pas souvent les politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Web qu’ils consultent

MĂȘme si les Canadiens estiment qu’il est trĂšs important que les sites Web les informent du type de renseignements personnels qu’ils recueillent et de la façon dont ils les utilisent, la plupart ne lisent pas souvent les politiques de protection de la vie privĂ©e. La moitiĂ© des Canadiens les consultent rarement ou ne les consultent jamais. En revanche, seulement 21 % des Canadiens les lisent souvent ou toujours. Les rĂ©sultats Ă©taient Ă  peu prĂšs les mĂȘmes en 2011.

Fréquence de la consultation des politiques de protection de la vie privée des sites Web

[Version textuelle de la figure 22]

Les femmes (25 %) et les personnes de 55 ans et plus (23 %) sont relativement plus nombreuses Ă  consulter souvent ou toujours les politiques de protection de la vie privĂ©e. La probabilitĂ© de consulter souvent ou toujours les politiques de protection de la vie privĂ©e augmente avec le niveau de connaissance perçu du droit Ă  la vie privĂ©e et le niveau de prĂ©occupation Ă  l’égard de la protection de la vie privĂ©e.

La plupart des Canadiens considÚrent que les politiques de protection de la vie privée sont vagues

Le fait que la majoritĂ© des Canadiens considĂšre que les politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Web sont nĂ©buleuses n’est peut-ĂȘtre pas Ă©tranger Ă  cette tendance. Au total, 62 % des Canadiens trouvent que les politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Web qu’ils consultent sont quelque peu ou trĂšs vagues lorsqu’il s’agit de donner de l’information sur ce que l’entreprise fera avec leurs renseignements personnels. La proportion Ă©tait moins Ă©levĂ©e l’an dernier (53 %).

Parmi les rĂ©pondants qui lisent les politiques de protection de la vie privĂ©e, les allophones (51 %), les jeunes (47 %), les personnes moins prĂ©occupĂ©es par la protection de leur vie privĂ©e (44 %), les personnes bien au fait de leur droit Ă  la vie privĂ©e (41 %) et les femmes (36 %) sont plus nombreux Ă  trouver ces politiques quelque peu ou trĂšs claires.

Clarté des politiques de protection de la vie privée des sites Web

[Version textuelle de la figure 23]

Plus des deux tiers des Canadiens Ă©vitent de recourir Ă  un site Web ou Ă  un service s’ils ne sont pas Ă  l’aise avec les modalitĂ©s de la politique de protection de la vie privĂ©e

Soixante huit pour cent des Canadiens ont dĂ©jĂ  choisi de ne pas recourir Ă  un site Web ou Ă  un service parce qu’ils n’étaient pas Ă  l’aise avec les modalitĂ©s de la politique de protection de la vie privĂ©e.

Site Web non utilisé en raison d'un malaise par rapport à sa politique de protection de la vie privée

[Version textuelle de la figure 24]

La proportion de personnes ayant dĂ©jĂ  Ă©vitĂ© de consulter un site Web ou d’utiliser un service est plus Ă©levĂ©e chez ceux qui sont trĂšs prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e (78 %), chez les femmes (72 %) et chez les titulaires d’un diplĂŽme universitaire (72 %).

Haut de la page Table des matiĂšres Appareils mobiles

La prĂ©sente section porte sur la protection de la vie privĂ©e dans le contexte de l’utilisation d’appareils mobiles. Les questions de cette section ont Ă©tĂ© posĂ©es aux personnes qui utilisent un appareil mobile (n = 1 089).

Les utilisateurs d’appareils mobiles recourent de plus en plus aux mesures de protection de la vie privĂ©e

Les trois quarts des Canadiens utilisent un appareil mobile, comme un tĂ©lĂ©phone cellulaire, un tĂ©lĂ©phone intelligent ou une tablette, et la plupart d’entre eux emploient un mot de passe pour le verrouiller (56 %) et ajustent les paramĂštres de l’appareil ou des applications afin de limiter la quantitĂ© de renseignements personnels qui sont partagĂ©s avec d’autres (53 %). Ces rĂ©sultats tĂ©moignent d’une utilisation accrue de ces mesures de protection par rapport Ă  2011.

Par ailleurs, les utilisateurs d’appareils mobiles sont relativement plus nombreux Ă  tĂ©lĂ©charger des applications (56 % comparativement Ă  28 % en 2011) et Ă  stocker des renseignements personnels sur leur appareil (47 % comparativement Ă  30 %).

Utilisation des appareils mobiles

[Version textuelle de la figure 25]

Le taux d’utilisation des appareils mobiles diminue avec l’ñge : 60 % des personnes de 55 ans et plus en utilisent un, comparativement Ă  92 % des personnes ĂągĂ©es de 16 Ă  24 ans. La proportion d’utilisateurs est plus Ă©levĂ©e chez les hommes (78 % comparativement Ă  73 % des femmes) et chez les rĂ©pondants plutĂŽt (77 %) ou trĂšs (76 %) prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e. Le taux d’utilisation des fonctions et mesures de protection mentionnĂ©es ci dessus diminue aussi avec l’ñge. Il s’agit lĂ  de la tendance la plus forte et la plus gĂ©nĂ©ralisĂ©e relevĂ©e au sein des sous groupes.

La plupart des propriĂ©taires d’un appareil mobile utilisent au moins une des fonctions et mesures de protection mentionnĂ©es dans le graphique prĂ©cĂ©dent. Par contre, prĂšs du quart (23 %) n’en utilise aucune.

Nombre de mesures de protection de la vie privée différentes utilisées par les propriétaires d'appareils mobiles

[Version textuelle de la figure 26]

La plupart des Canadiens Ă©vitent d’utiliser une application s’ils sont prĂ©occupĂ©s par des questions de confidentialitĂ©, mais ils sont peu portĂ©s Ă  arrĂȘter la fonction de localisation

La plupart des utilisateurs d’appareils mobiles (55 %) ont dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© par le passĂ© de ne pas installer une application, ou encore de la dĂ©sinstaller, Ă  cause de la quantitĂ© de renseignements personnels qu’il aurait fallu fournir. Une plus petite proportion des utilisateurs (38 %) ont dĂ©jĂ  arrĂȘtĂ© la fonction de localisation de leur appareil mobile de crainte que d’autres puissent consulter ces renseignements. Rappelons que l’emplacement oĂč ils se trouvent est le type de renseignements que les Canadiens craignent le plus de voir afficher en ligne : 55 % sont fortement prĂ©occupĂ©s par cette question.

Non-installation ou dĂ©sinstallation d'une application ou arrĂȘt de la fonction de localisation en raison de prĂ©occupations relatives Ă  la protection de la vie privĂ©e

[Version textuelle de la figure 27]

Si on examine les groupes Ă  risque, les rĂ©pondants possĂ©dant un diplĂŽme d’une Ă©cole de mĂ©tiers (52 %), les personnes de 55 ans et plus (51 %), les rĂ©pondants qui ont seulement un diplĂŽme d’études secondaires, les personnes qui connaissent moins bien leur droit Ă  la vie privĂ©e (50 %), les personnes qui sont moins prĂ©occupĂ©es par la protection de leur vie privĂ©e (50 %) et les QuĂ©bĂ©cois (49 %) sont proportionnellement plus nombreux Ă  ne jamais avoir Ă©vitĂ© d’utiliser une application.

La proportion de personnes n’ayant jamais arrĂȘtĂ© la fonction de localisation augmente avec l’ñge (48 % des personnes de 16 Ă  24 ans et 72 % des personnes de 55 ans et plus) et est plus Ă©levĂ©e chez les QuĂ©bĂ©cois (67 %). En revanche, les allophones (51 %), les titulaires d’un diplĂŽme universitaire (45 %) et les personnes trĂšs prĂ©occupĂ©es par la protection de leur vie privĂ©e (40 %) sont relativement plus nombreux Ă  avoir dĂ©jĂ  dĂ©sactivĂ© cette fonction en raison d’inquiĂ©tudes.

Une forte minoritĂ© d’utilisateurs d’appareils mobiles estiment que les renseignements stockĂ©s dans leur appareil mobile sont moins confidentiels que les renseignements qu’ils conservent dans leur ordinateur Ă  la maison

La moitiĂ© des utilisateurs d’appareils mobiles sont d’avis que les renseignements stockĂ©s dans leur appareil sont Ă  peu prĂšs aussi confidentiels que les renseignements conservĂ©s dans leur ordinateur Ă  la maison, et prĂšs du tiers (32 %) croit qu’ils le sont moins. Fait intĂ©ressant, 13 % des utilisateurs jugent que les renseignements stockĂ©s dans leur appareil sont plus confidentiels que ceux conservĂ©s dans leur ordinateur.

Confidentialité perçue des renseignements stockés dans l'appareil mobile par rapport à ceux conservés dans l'ordinateur

[Version textuelle de la figure 28]

La proportion de personnes Ă©tant d’avis que l’information stockĂ©e dans leur appareil mobile est moins confidentielle est supĂ©rieure au QuĂ©bec et en Colombie‑Britannique (38 % dans chacune des provinces comparativement Ă  26 % dans les Prairies) et chez les titulaires d’un diplĂŽme universitaire (37 % comparativement Ă  28 % des titulaires d’un diplĂŽme d’études collĂ©giales et Ă  29 % des rĂ©pondants ayant seulement un diplĂŽme d’études secondaires).

Haut de la page Table des matiÚres Sécurité nationale et publique

La prĂ©sente section expose l’opinion des Canadiens au sujet des questions de vie privĂ©e liĂ©es Ă  la sĂ©curitĂ© nationale et publique. Les questions de cette section ont Ă©tĂ© posĂ©es Ă  tous les participants.

Sentiment d’aise Ă  l’égard de l’éventualitĂ© que les services policiers ou les agences de renseignement puissent demander aux sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications de divulguer de l’information au sujet de leurs abonnĂ©s sans prĂ©senter de mandat : les opinions sont partagĂ©es

On a demandĂ© aux Canadiens dans quelle mesure ils Ă©taient Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que les services policiers ou les agences de renseignement puissent demander aux sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications de divulguer divers types de renseignements au sujet de leurs abonnĂ©s sans prĂ©senter de mandat. Les opinions des rĂ©pondants sont partagĂ©es et, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, la rĂ©partition des rĂ©ponses est Ă  peu prĂšs la mĂȘme pour tous les types de renseignements. Les Canadiens sont plus Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que les sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications divulguent leur nom et leur numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone (30 % et 31 % respectivement des rĂ©pondants sont trĂšs Ă  l’aise). Viennent ensuite l’adresse, l’adresse Ă©lectronique et l’adresse IP (entre 27 % et 29 % des rĂ©pondants). NĂ©anmoins, pour chacun de ces types de renseignements, une importante proportion de Canadiens ne sont clairement pas Ă  l’aise avec la divulgation sans mandat (entre 39 % et 44 %).

Sentiment d'aise à l'égard de l'éventualité que les services policiers ou les agences de renseignement puissant demander aux sociétés de télécommunications de divulguer de l'information, sans mandat

[Version textuelle de la figure 29]

La proportion de personnes qui ne sont pas du tout Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que ces types de renseignements sur les abonnĂ©s soient divulguĂ©s augmente avec l’ñge et est systĂ©matiquement plus Ă©levĂ©e chez les rĂ©pondants qui se considĂšrent bien au fait de leur droit Ă  la vie privĂ©e et ceux qui sont plus prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e.

La plupart des personnes qui ont rĂ©pondu Ă  cette question sont relativement Ă  l’aise (notes de 5, 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points) avec la divulgation sans mandat d’au moins un des types de renseignements dĂ©crits dans le graphique prĂ©cĂ©dent. En outre, 28 % sont Ă  l’aise avec la divulgation de tous les types de renseignements, tandis que 46 % ne sont Ă  l’aise avec la divulgation d’aucun des types de renseignements.

Étendue de sentiment d'aise Ă  l'Ă©gard de la divulgation d'information sur les abonnĂ©s par les sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications

[Version textuelle de la figure 30]

Mesure dans laquelle les Canadiens sont à l’aise avec la divulgation de renseignements personnels dans divers contextes

On a demandĂ© aux Canadiens dans quelle mesure ils Ă©taient Ă  l’aise avec le fait que les services policiers, sans ĂȘtre tenus de prĂ©senter de mandat, puissent exiger d’organisations qu’elles divulguent des renseignements personnels dans certaines circonstances. Les Canadiens sont plus Ă  l’aise avec l’idĂ©e que les services policiers exigent ces renseignements pour aider Ă  localiser une personne vulnĂ©rable, qu’il s’agisse d’un jeune ayant fuguĂ© ou d’une personne qui pourrait constituer une menace pour elle‑mĂȘme ou pour d’autres personnes. Au total, respectivement 63 % et 58 % des rĂ©pondants sont trĂšs Ă  l’aise avec cette situation (notes de 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points).

Les Canadiens sont moins Ă  l’aise avec le fait que des renseignements personnels soient divulguĂ©s pour permettre aux services policiers de rĂ©unir des preuves Ă  l’appui d’une enquĂȘte portant sur une infraction mineure (24 %). Par contre, 49 % des Canadiens sont trĂšs Ă  l’aise s’il s’agit d’une enquĂȘte portant sur une infraction grave. Par ailleurs, la proportion de Canadiens Ă  l’aise avec l’idĂ©e que les services policiers cherchent Ă  rĂ©unir de l’information au sujet des activitĂ©s d’une personne sur Internet est aussi relativement faible (25 %).

Sentiment d'aise à l'égard de l'éventualité que les services policiers puissant exiger que des organisations divulguent des renseignements personnels, sans mandat

[Version textuelle de la figure 31]

Dans toutes ces situations, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses Ă  ĂȘtre Ă  l’aise avec la divulgation de renseignements personnels. En revanche, dans la plupart des contextes, les personnes ĂągĂ©es de 16 Ă  24 ans sont relativement moins nombreuses que les Canadiens plus ĂągĂ©s Ă  ĂȘtre Ă  l’aise avec l’idĂ©e que des organisations soient tenues par les services policiers de divulguer des renseignements personnels.

La plupart des Canadiens (63 %) sont Ă  l’aise avec au moins trois raisons (parmi celles mentionnĂ©es dans le graphique prĂ©cĂ©dent) pour lesquelles les services policiers pourraient, sans mandat, exiger d’organisations qu’elles divulguent des renseignements personnels. Un peu plus du quart des Canadiens (26 %) sont Ă  l’aise avec les cinq raisons Ă©noncĂ©es.

Étendue du sentiment d'aise Ă  l'Ă©gard de la divulgation de renseignements personnels par les organisations

[Version textuelle de la figure 32]

Haut de la page Table des matiÚres Véhicules aériens sans pilote

La prĂ©sente section porte sur les perceptions des Canadiens Ă  l’égard de l’utilisation de vĂ©hicules aĂ©riens sans pilote (vĂ©hicules UAV).

Les Canadiens sont trĂšs Ă  l’aise avec l’utilisation de vĂ©hicules UAV dans certains contextes, mais ils le sont moins dans le cas des activitĂ©s de surveillance publique

La plupart des Canadiens sont trĂšs Ă  l’aise (notes de 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points) avec le recours aux vĂ©hicules UAV dans le cadre de missions de recherche et de sauvetage (81 %), pour la surveillance des frontiĂšres (66 %) et dans le contexte d’enquĂȘtes policiĂšres (54 %). En revanche, les Canadiens sont moins Ă  l’aise avec le recours aux vĂ©hicules UAV Ă  des fins de surveillance plus gĂ©nĂ©rale de la population, entre autres pour surveiller un Ă©vĂ©nement ou une manifestation (42 %) ou pour effectuer de la surveillance gĂ©nĂ©rale dans les espaces publics (35 %). Fait Ă  noter, au moins un Canadien sur cinq (19 % ou 24 %, selon le cas) n’est pas vraiment Ă  l’aise avec l’utilisation des vĂ©hicules UAV Ă  des fins de surveillance publique.

Sentiment d'aise à l'égard de l'utilisation de véhicules aériens sans pilote

[Version textuelle de la figure 33]

Comparativement aux rĂ©pondants qui parlent le plus souvent l’anglais ou le français Ă  la maison, les allophones sont proportionnellement moins nombreux Ă  ĂȘtre Ă  l’aise avec la plupart des utilisations possibles des vĂ©hicules UAV. Par ailleurs, les Canadiens de moins de 35 ans sont relativement moins nombreux Ă  ĂȘtre Ă  l’aise avec l’utilisation des vĂ©hicules UAV dans tous les contextes. Les Canadiens moins prĂ©occupĂ©s par la protection de leur vie privĂ©e sont gĂ©nĂ©ralement plus Ă  l’aise avec les divers usages des vĂ©hicules UAV au Canada.

PrĂšs des trois quarts des Canadiens (74 %) sont plutĂŽt Ă  l’aise (notes de 5, 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points) avec l’utilisation des vĂ©hicules UAV dans au moins trois contextes. Une minoritĂ© importante de rĂ©pondants (43 %) sont relativement Ă  l’aise avec le recours aux vĂ©hicules UAV dans les cinq situations.

Étendue du sentiment d'aise Ă  l'eĂ©gard de ;'utilisation de vehicules aĂ©riens sans pilote

[Version textuelle de la figure 34]

Haut de la page Table des matiÚres Confidentialité en génétique médicale

La présente section porte sur les questions liées aux tests génétiques et à la vie privée.

Les Canadiens sont trÚs préoccupés par la divulgation des résultats des tests génétiques à des fins non médicales

Si leur mĂ©decin leur recommandait de se soumettre Ă  des tests gĂ©nĂ©tiques, 52 % des rĂ©pondants seraient trĂšs prĂ©occupĂ©s par la possibilitĂ© qu’on leur demande d’en communiquer les rĂ©sultats Ă  des fins non mĂ©dicales, comme pour obtenir de l’assurance ou pour faire une demande d’emploi. La majoritĂ© des autres rĂ©pondants auraient des prĂ©occupations modĂ©rĂ©es Ă  cet Ă©gard.

Niveau de préoccupation à l'égard de la divulgation des résultats des tests génetiques à des fins non médicales

[Version textuelle de la figure 35]

Les personnes ci‑dessous sont proportionnellement plus nombreuses Ă  ĂȘtre trĂšs prĂ©occupĂ©es (notes de 6 et 7) par les tests gĂ©nĂ©tiques :

  • les titulaires d’un diplĂŽme universitaire (62 %) ou collĂ©gial (57 %);
  • les personnes les plus prĂ©occupĂ©es par la protection de leur vie privĂ©e (62 %);
  • les anglophones (54 %) et les francophones (52 %), comparativement aux allophones (37 %);
  • les personnes ĂągĂ©es de 35 Ă  54 ans (60 %) ou de 55 ans et plus (52 %).

Au total, 71 % des rĂ©pondants qui sont trĂšs prĂ©occupĂ©s (notes de 5, 6 et 7 sur une Ă©chelle de 7 points) par les tests gĂ©nĂ©tiques affirment que leurs inquiĂ©tudes auraient une incidence sur leur volontĂ© de se soumettre Ă  ces tests, incidence qui serait certaine pour plus de la moitiĂ© d’entre eux (43 % des rĂ©pondants prĂ©occupĂ©s).

Probabilité que les préoccupations aient une incidence sur la volonté de se soumettre aux tests génétiques

[Version textuelle de la figure 36]

Parmi les répondants préoccupés par les tests génétiques, les personnes ùgées de 25 à 34 ans sont proportionnellement plus nombreuses que les autres à affirmer que leurs inquiétudes auraient une incidence sur leur volonté de se soumettre à ces tests (82 %; la proportion varie entre 66 % et 72 % pour les autres Canadiens).

Haut de la page Table des matiÚres Caractéristiques des participants au sondage

Le tableau ci dessous présente les caractéristiques des participants au sondage.

Caractéristiques des participants au sondage
Âge
  Total
Échantillon (N) 1513
De 16 Ă  24 ans 14%
De 25 Ă  34 ans 15%
De 35 Ă  54 ans 34%
55 ans et plus 32%
Refus de répondre 6%
Niveau de scolarité
  Total
Échantillon (N) 1513
DiplĂŽme d’études secondaires ou l’équivalent 24%
Apprentissage enregistrĂ© ou diplĂŽme ou certificat d’une Ă©cole de mĂ©tiers 9%
DiplĂŽme d’études collĂ©giales (p. ex. cĂ©gep), ou certificat ou diplĂŽme non universitaire 24%
Grade, certificat ou diplĂŽme universitaire 36%
Aucun diplĂŽme 6%
Refus de répondre 1%
Langue
  Total
Échantillon (N) 1513
Anglais 70%
Français 21%
Autre 8%
Sexe
  Total
Échantillon (N) 1513
Homme 48%
Femme 52%
Utilisation du tĂ©lĂ©phone – Échantillon de personnes ayant rĂ©pondu au sondage par tĂ©lĂ©phone cellulaire
  Total
Échantillon (N) 300
Utilise uniquement un téléphone cellulaire 45%
A aussi une ligne terrestre 54%
NSP/PDR 1%
Utilisation du tĂ©lĂ©phone – Échantillon de personnes ayant rĂ©pondu au sondage par ligne tĂ©lĂ©phonique rĂ©sidentielle
  Total
Échantillon (N) 300
Utilise uniquement une ligne terrestre 30%
PossÚde également un téléphone cellulaire 69%
NSP/PDR 1%

Haut de la page Table des matiĂšres Annexe
Questionnaire

Nota : Certaines questions ont Ă©tĂ© supprimĂ©es (le terme « supprimĂ©e» figure alors Ă  cĂŽtĂ© du numĂ©ro de la question pour indiquer que celle-ci a Ă©tĂ© enlevĂ©e). Ces suppressions, qui reflĂštent les changements apportĂ©s au questionnaire Ă  la suite de la prĂ©enquĂȘte, ont pour but de rĂ©duire la longueur du sondage. Au lieu de supprimer ces questions, on a procĂ©dĂ© ainsi pour prĂ©parer plus rapidement le sondage en vue d’une utilisation Ă  grande Ă©chelle. Ainsi, il n’a pas Ă©tĂ© nĂ©cessaire de reprogrammer les questionnaires afin de tenir compte des nouveaux numĂ©ros de question.

Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Sondage sur les Canadiens, 2012

Bonjour/bonsoir, je m’appelle________ et je travaille pour Phoenix, une maison de recherche sur l’opinion publique. Nous rĂ©alisons pour le gouvernement du Canada un sondage sur des questions qui intĂ©ressent la population. L’entrevue durera environ 15 minutes. Vous ĂȘtes tout Ă  fait libre d’y participer ou non. Vos rĂ©ponses demeureront anonymes.

POUR L’ÉCHANTILLON PAR CELLULAIRE, SAUTER « A » ET PASSER À LA QUESTION CS1

  1. J’aimerais parler Ă  un membre de votre foyer ĂągĂ© d'au moins 16 ans. Est-ce votre cas?

    1. Oui              CONTINUER
    2. Non              DEMANDER À PARLER À UNE PERSONNE ADMISSIBLE.
    3. Refus (RÉPONSE SPONTANÉE)              3 REMERCIER ET METTRE FIN À L’ENTRETIEN

ÉCHANTILLON PAR CELLULAIRE SEULEMENT :

CS1. Vous ai-je appelé(e) sur votre téléphone cellulaire?

  1. Oui               CONTINUER
  2. Non               PASSER À B

CS2. Avez-vous 16 ans ou plus?

  1. Oui               CONTINUER
  2. Non               REMERCIER ET METTRE FIN À L’ENTRETIEN

CS3. Êtes-vous Ă  un endroit oĂč vous pouvez parler sĂ©curitairement au tĂ©lĂ©phone et rĂ©pondre Ă  mes questions sans problĂšme?

  1. Oui               PASSER À B
  2. Non               CONTINUER

CS4. À quel moment est-ce qu’il est-ce pour moi de vous rappeler?

Fixer un rendez-vous (heure/jour) : _______________

  1. B. Est-ce qu'un membre de votre famille ou de votre foyer, y compris vous-mĂȘme, travaille dans l'un des domaines suivants ? [LIRE LA LISTE]
    1. La publicitĂ© ou les Ă©tudes de marchĂ©               1 REMERCIER ET METTRE FIN À L’ENTRETIEN
    2. Les mĂ©dias (par exemple : tĂ©lĂ©vision, radio, journaux)               2 REMERCIER ET METTRE FIN À L’ENTRETIEN
    3. Un(e) reprĂ©sentant(e) Ă©lu(e)              3 REMERCIER ET METTRE FIN À L’ENTRETIEN

      * AUX PERSONNES NON ADMISSIBLES : Merci de votre intĂ©rĂȘt Ă  l’égard de ce sondage. Malheureusement, vous ne rĂ©pondez pas aux critĂšres d’admissibilitĂ© de cette Ă©tude.

NOTES À L’INTENTION DE L’INTERVIEWEUR ET DU PROGRAMMEUR :

VALIDITÉ DE L’ÉTUDE : SI LE/LA RÉPONDANT(E) MET EN QUESTION LA VALIDITÉ DE L’ÉTUDE, INVITEZ-LE/LA À TÉLÉPHONER AU SYSTÈME NATIONAL D’ENREGISTREMENT DES SONDAGES (VOIR LA NOTE CI-DESSOUS).

SYSTÈME NATIONAL D’ENREGISTREMENT DES SONDAGES : AU BESOIN, RENSEIGNEZ LE/LA RÉPONDANT(E) AU SUJET DU SYSTÈME NATIONAL D’ENREGISTREMENT DES SONDAGES :

Le systĂšme d’enregistrement a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par l’industrie de la recherche par sondage pour permettre au public de vĂ©rifier la lĂ©gitimitĂ© d’un sondage, d’obtenir des renseignements sur l’industrie des sondages ou de dĂ©poser une plainte. Le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone sans frais du systĂšme d’enregistrement est le 1-888-602-6742, poste 8728. (www.mria-arim.ca)

SI IL OU ELLE  S’INTERROGE À PROPOS DE LA LISTE NATIONALE DE NUMÉROS EXCLUS : Les appels qui sont faits pour de la recherche ou des sondages ne sont pas considĂ©rĂ©s comme de la vente Ă  distance et les organisations qui font ce type d’appels ne sont pas assujettis Ă  la liste nationale de numĂ©ros exclus. Pour plus d’information sur la liste nationale de numĂ©ros exclus, vous pouvez  composer sans frais le 1-866-580-3625.

NE PAS LIRE LE TITRE DES SECTIONS AUX RÉPONDANTS.

RÉVÉLER LE NOM DE L’ORGANISME CLIENT QUI A COMMANDÉ L’ENQUÊTE À LA FIN DE L’ENTREVUE, SI LE/LA RÉPONDANT(E) LE DEMANDE.

SAUF INDICATION CONTRAIRE, TOUTES LES QUESTIONS PERMETTENT LE CHOIX DE RÉPONSE « NE SAIS PAS / PAS DE RÉPONSE Â».

LES QUESTIONS DE SUIVI SONT DÉSIGNÉES COMME SUIT : T11 = QUESTION POSÉE EN 2011.

CONNAISSANCES ET PERCEPTIONS GÉNÉRALES

Un grand nombre des questions abordĂ©es dans le prĂ©sent sondage portent sur le respect de la vie privĂ©e et sur la protection des renseignements personnels. Par renseignements personnels, j’entends non seulement des choses comme votre nom, votre Ăąge, votre adresse, votre revenu et votre adresse Ă©lectronique, mais Ă©galement des renseignements comme vos opinions, vos habitudes d’achat et vos activitĂ©s sur Internet, notamment. (SI C’EST NON, PRÉCISER AU MOYEN DES RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES CONTENUS DANS LES NOTES À L’INTENTION DE L’INTERVIEWEUR.)

Pour commencer, j’aimerais vous poser quelques questions au sujet du droit Ă  la vie privĂ©e.

  1. Connaissez-vous des institutions fédérales qui aident les Canadiens à protéger leur vie privée et leurs renseignements personnels contre toute collecte, utilisation et communication inappropriées? T11

    Oui, clairement
    Oui, vaguement
    Non

SAUTER LA PROCHAINE QUESTION SI LE/LA RÉPONDANT(E) NE CONNAÎT PAS D’INSTITUTION

  1. Dans l’affirmative, de quelles institutions fĂ©dĂ©rales s’agit-il? [NE PAS LIRE. NE PAS SUGGÉRER] T11
    1. Commissariat à la protection de la vie privée du Canada/CPVP
    2. Se souvient d’un organisme, mais ne peut prĂ©ciser le nom
    3. Organismes de justice (p. ex., le ministĂšre de la Justice, les tribunaux)
    4. Organismes d’application de la loi et agences de sĂ©curitĂ© (p. ex., GRC/police/SCRS)
    5. Agence du revenu du Canada
    6. Organismes de protection des consommateurs
    7. Ombudsman du gouvernement
    8. RHDCC
    9. Banques (en général)
    10. Commission(s) des droits de la personne
    11. Statistique Canada
    12. Organismes gouvernementaux du domaine de la santé (p. ex., Santé Canada)
    13. Loi sur l’accĂšs Ă  l’information et Loi sur la protection des renseignements personnels/loi sur le respect de la vie privĂ©e/libertĂ© d’accĂšs Ă  l’information/lois
    14. CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes)
    15. Autre. Veuillez préciser : _______________________
  2. Comment Ă©valueriez-vous votre connaissance du droit Ă  la vie privĂ©e Ă  l’égard des lois qui protĂšgent vos renseignements personnels? Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points oĂč « 1 Â» signifie trĂšs mauvaise et « 7 Â», trĂšs bonne. T11 MODIFIÉE
  3. Quels sont les risques qui vous prĂ©occupent le plus dans le contexte du respect de votre vie privĂ©e? Y a-t-il autre chose? (CHERCHER À OBTENIR DES PRÉCISIONS; ACCEPTER PLUSIEURS RÉPONSES)
  4. En gĂ©nĂ©ral, dans quelle mesure vous prĂ©occupez-vous de la protection de votre vie privĂ©e? Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 » signifie que vous n’ĂȘtes aucunement prĂ©occupĂ©(e) et « 7 », que vous ĂȘtes extrĂȘmement prĂ©occupĂ©(e).
  5. Supprimée.
  6. Avez-vous dĂ©jĂ  recherchĂ© activement des renseignements au sujet de votre droit Ă  la vie privĂ©e, par exemple en communiquant avec une organisation, en visitant un site Web ou en consultant une publication afin d’obtenir des conseils? T11
    • Oui
    • Non
  7. Veuillez Ă©valuer la mesure dans laquelle vous ĂȘtes d’accord ou en dĂ©saccord avec les Ă©noncĂ©s suivants, en vous appuyant sur une Ă©chelle de 1 Ă  7, oĂč « 1 Â» signifie que vous ĂȘtes entiĂšrement en dĂ©saccord et « 7 Â», que vous ĂȘtes entiĂšrement d’accord. (LIRE/ASSURER LA ROTATION) T11

    1. Je suis d’avis que mes renseignements personnels sont moins protĂ©gĂ©s dans le cadre de mes activitĂ©s quotidiennes qu’il y a 10 ans.
    2. La protection des renseignements personnels des Canadiens sera l’un des enjeux les plus importants auxquels sera confrontĂ© notre pays au cours des 10 prochaines annĂ©es.
    3. J’ai confiance que je dispose de suffisamment de renseignements pour savoir comment les nouvelles technologies peuvent affecter la protection de ma vie privĂ©e.
  8. 9. Un grand nombre d’organisations demandent aux Canadiens de leur prĂ©senter toutes sortes de renseignements personnels. En gĂ©nĂ©ral, est-ce que vous communiquez vos renseignements personnels aux organisations qui le demandent? Diriez-vous que vous le faites toujours, souvent, parfois, rarement ou jamais?
  9. 10. Avez-vous déjà posé la question à un organisme qui recueille des renseignements personnels les raisons pour lesquelles il le fait ou comment compte-t-il les utiliser?
    • Oui
    • Non

ASSURER LA ROTATION DES DEUX PROCHAINES QUESTIONS

  1. Selon vous, dans quelle mesure les entreprises prennent-elles au sĂ©rieux leur responsabilitĂ© de protĂ©ger les renseignements personnels des consommateurs? Veuillez utiliser une Ă©chelle de 1 Ă  7, oĂč « 1 Â» signifie que l’entreprise ne prend pas du tout au sĂ©rieux cette responsabilitĂ©, « 7 Â», qu’elle la prend trĂšs au sĂ©rieux et « 4 Â», qu’elle prend cette responsabilitĂ© un peu au sĂ©rieux. T11
  2. Selon vous, dans quelle mesure le gouvernement fĂ©dĂ©ral prend-il au sĂ©rieux sa responsabilitĂ© de protĂ©ger les renseignements personnels qui concernent les consommateurs? Veuillez utiliser une Ă©chelle de 1 Ă  7, oĂč « 1 Â» signifie que le gouvernement ne prend pas du tout au sĂ©rieux cette responsabilitĂ©, « 7 Â», qu’il la prend trĂšs au sĂ©rieux et « 4 Â», qu’il prend cette responsabilitĂ© un peu au sĂ©rieux. T11
  3. Si les renseignements personnels que vous aviez communiquĂ©s Ă  une organisation Ă©taient perdus, volĂ©s ou accidentellement rĂ©vĂ©lĂ©s, Ă  votre avis, est-ce que l’organisation vous en avertirait? Diriez-vous qu’elle le ferait...?
    • Certainement
    • Probablement
    • Probablement pas
    • Certainement pas
  4. Et si cette situation se produisait, est-ce que vous souhaiteriez en ĂȘtre averti(e)? Diriez-vous que vous souhaiteriez... en ĂȘtre averti(e)?
    • Certainement
    • Probablement
    • Probablement pas
    • Certainement pas
  5. Est-il dĂ©jĂ  arrivĂ© que quelque chose qui Ă©tait affichĂ© Ă  votre sujet sur Internet ait des rĂ©percussions nĂ©gatives dans votre vie, d’une façon ou d’une autre? Il pourrait s’agir de quelque chose que vous auriez vous-mĂȘme affichĂ© sur Internet ou de quelque chose que quelqu’un d’autre aurait publiĂ© Ă  votre sujet, tant une photo que des mots ou un autre genre d’affichage sur Internet.
    • Oui
    • Non

RENSEIGNEMENTS ACCESSIBLES EN LIGNE

  1. Est-ce que vous vous servez de l’Internet, que ce soit Ă  l’ordinateur ou au moyen d’un tĂ©lĂ©phone intelligent ou d’un autre appareil?
    • Oui
    • Non

SI C’EST NON, SAUTER CETTE SECTION ET LES DEUX PROCHAINES

  1. Dans quelle mesure vous prĂ©occupez-vous de l’affichage en ligne des types de renseignements personnels que voici? Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 » signifie que vous n’ĂȘtes aucunement prĂ©occupĂ©(e) et « 7 », que vous ĂȘtes extrĂȘmement prĂ©occupĂ©(e).
    1. Vos coordonnées, comme votre nom, votre numéro de téléphone, votre adresse ou votre adresse électronique.
    2. Supprimée
    3. Des photos ou vidéos vous concernant.
    4. Des renseignements au sujet de vos activités sociales.
    5. Des renseignements au sujet de l’emplacement oĂč vous vous trouvez.
    6. Vos opinions personnelles au sujet de personnes, d’enjeux ou de choses.
  2. Lorsque vous songez Ă  l’information accessible en ligne vous concernant, dans quelle mesure ĂȘtes-vous prĂ©occupĂ©(e) par chacun des points suivants? Par exemple, dans quelle mesure ĂȘtes-vous prĂ©occupĂ©(e) par la possibilitĂ© que...? (LIRE/ASSURER LA ROTATION DES ÉLÉMENTS DE LA LISTE) Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 Â» signifie que vous n’ĂȘtes aucunement prĂ©occupĂ©(e) et « 7 Â», que vous ĂȘtes extrĂȘmement prĂ©occupĂ©(e). T11 MODIFIÉE

    1. des gouvernements utilisent ces renseignements Ă  d’autres fins, par exemple, pour vĂ©rifier des demandes de prestations sociales ou le paiement des impĂŽts;
    2. des sociĂ©tĂ©s de marketing utilisent ces renseignements pour analyser ce que vous aimez et n’aimez pas;
    3. des organismes chargés de l'application de la loi et de la sécurité nationale recueillent ces renseignements sans mandat, dans le contexte de la surveillance générale;
    4. des organismes chargĂ©s de l'application de la loi et de la sĂ©curitĂ© nationale recueillent ces renseignements avec un mandat, dans le contexte d’une enquĂȘte prĂ©cise;
    5. des entreprises ou des organisations utilisent ces renseignements pour vous envoyer des pourriels;
    6. des organisations utilisent ces renseignements pour établir si vous satisfaites aux critÚres subordonnés à un emploi ou à une promotion;

SUIVI DES HABITUDES ET PUBLICITÉ FONDÉE SUR LE COMPORTEMENT

  1. Est-ce que vous saviez qu’il est possible de faire un suivi de vos activitĂ©s sur Internet, comme votre furetage, vos recherches, vos achats et vos interactions de service, notamment, par l’entremise...
    1. des sites Web que vous consultez, tant les sites commerciaux que les sites gouvernementaux;
    2. d’autres entreprises, comme des entreprises se spĂ©cialisant en marketing ou en recherche.
    • Oui
    • Non
  2. Il est possible de prendre des mesures pour restreindre le suivi de vos activitĂ©s sur l’Internet. Est-ce que vous prenez des mesures pour restreindre le suivi de vos activitĂ©s?
    • Oui
    • Non
  3. À votre avis, est-ce que les entreprises Ɠuvrant sur Internet devraient ĂȘtre tenues d’obtenir votre autorisation pour faire le suivi de ce que vous faites sur Internet?
    • Certainement
    • Probablement
    • Probablement pas
    • Certainement pas
  4. Selon vous, dans quelle mesure est-il important pour les sites Web de vous informer activement du type de renseignements personnels qu’ils recueillent et de la façon dont ils les utilisent? Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 Â» signifie que ce n’est pas du tout important et « 7 Â», que c’est trĂšs important. T11 MODIFIÉE

POLITIQUES DE PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE

  1. À quelle frĂ©quence lisez-vous les politiques de protection de la vie privĂ©e des sites Internet que vous consultez? Est-ce que vous les lisez jamais, rarement, parfois, souvent ou toujours? T11
  2. En gĂ©nĂ©ral, dans quelle mesure trouvez-vous que ces politiques de protection de la vie privĂ©e sont claires lorsqu’il s’agit de vous donner de l’information sur ce que l’entreprise fera avec vos renseignements personnels? Sont-elles trĂšs claires, quelque peu claires, quelque peu vagues ou trĂšs vagues? (NE PAS DISSUADER LE/LA RÉPONDANT(E) DE RÉPONDRE PAR « NE SAIS PAS/SANS OBJET Â») T11
  3. Est-ce qu’il vous est dĂ©jĂ  arrivĂ© de choisir de ne pas recourir Ă  un site Web ou Ă  un service parce que vous n’étiez pas Ă  l’aise avec les modalitĂ©s de sa politique de protection de la vie privĂ©e?
    • Oui
    • Non

APPAREILS MOBILES

  1. Utilisez-vous un appareil mobile (téléphone cellulaire, téléphone intelligent, tablette, ou tout autre chose similaire)?
    • Oui
    • Non

POSER LES QUATRE PROCHAINES QUESTIONS AUX UTILISATEURS D’APPAREILS MOBILES

  1. En ce qui concerne votre utilisation de cet appareil mobile, veuillez me dire si vous l’utilisez pour l’une ou l’autre des fonctions suivantes. Est-ce que vous
? (LIRE/ASSURER UNE ROTATION DES ÉLÉMENTS DE LA LISTE. ACCEPTER « OUI/NON Â» POUR CHAQUE ÉLÉMENT) T11
    1. stockez des renseignements personnels sur cet appareil;
    2. utilisez un mot de passe;
    3. ajustez les paramĂštres de l’appareil ou des applications afin de limiter la quantitĂ© de renseignements personnels qui sont partagĂ©s avec d’autres;
    4. tĂ©lĂ©chargez des applications (ou « apps Â») sur cet appareil.
  2. Est-ce qu’il vous est dĂ©jĂ  arrivĂ© de dĂ©cider de ne pas installer une application ou encore, de la dĂ©sinstaller Ă  cause de la quantitĂ© de renseignements personnels qu’il aurait fallu prĂ©senter?
    • Oui
    • Non
  3. Est-ce que vous avez dĂ©jĂ  arrĂȘtĂ© la fonction de localisation de votre appareil mobile parce que vous vous prĂ©occupiez de la possibilitĂ© que d’autres puissent consulter ces renseignements?
    • Oui
    • Non
  4. En ce qui concerne les renseignements stockĂ©s dans votre appareil, Ă  votre avis, dans quelle mesure sont-ils confidentiels, comparativement aux renseignements stockĂ©s dans votre ordinateur Ă  la maison? Diriez-vous que les renseignements stockĂ©s dans votre appareil sont plus confidentiels, moins confidentiels, ou semblables aux renseignements conservĂ©s dans votre ordinateur Ă  la maison? SI LE/LA RÉPONDANT(E) RÉPOND QU’ILS SONT PLUS/MOINS CONFIDENTIELS, DEMANDER : Diriez-vous qu’ils sont considĂ©rablement (PLUS/MOINS) confidentiels ou modĂ©rĂ©ment (PLUS/MOINS) confidentiels?
  5. Supprimée

SÉCURITÉ NATIONALE ET PUBLIQUE

  1. À l’heure actuelle, si les services policiers et les agences de renseignement dĂ©tiennent un mandat dĂ©livrĂ© par le tribunal, ils peuvent demander aux sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications de l’information au sujet de leurs consommateurs. Lorsque ces services et agences n’ont pas de mandat, les sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications sont libres de communiquer l’information ou de refuser de le faire. Dans quelle mesure ĂȘtes-vous Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que les services policiers ou les agences de renseignement soient en mesure de demander aux sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©communications de divulguer au sujet de leurs abonnĂ©s les types de renseignements suivants sans prĂ©senter de mandat? Par exemple, pour ce qui concerne 
 de quelqu’un? (ASSURER LA ROTATION) Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 Â» signifie pas du tout Ă  l’aise et « 7 Â», extrĂȘmement Ă  l’aise.
    1. le nom;
    2. l’adresse;
    3. le numéro de téléphone;
    4. l’adresse Ă©lectronique;
    5. l’adresse IP, c.-Ă -d. le numĂ©ro unique attribuĂ© Ă  l’ordinateur ou Ă  l’appareil de quelqu’un sur Internet.
  2. Dans quelle mesure ĂȘtes-vous Ă  l’aise avec l’éventualitĂ© que des services policiers, sans ĂȘtre tenus de prĂ©senter de mandat, puissent exiger d’organisations qu’elles divulguent les renseignements personnels qu’elles dĂ©tiennent, dans certaines circonstances, que je vais vous dĂ©crire? Par exemple
? (LIRE/ASSURER LA ROTATION) Veuillez rĂ©pondre au moyen de la mĂȘme Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 Â» signifie pas du tout Ă  l’aise et « 7 Â», extrĂȘmement Ă  l’aise.
    1. pour aider Ă  localiser une personne susceptible de constituer une menace pour elle-mĂȘme ou pour d’autres personnes;
    2. pour aider à localiser un(e) jeune qui a fugué;
    3. pour rĂ©unir de l’information au sujet des activitĂ©s d’une personne sur Internet;
    4. pour rĂ©unir des preuves Ă  l’appui d’une enquĂȘte portant sur une infraction grave;
    5. pour rĂ©unir des preuves Ă  l’appui d’une enquĂȘte portant sur une infraction mineure.

VÉHICULES AÉRIENS SANS PILOTE

Les vĂ©hicules aĂ©riens sans pilote, ou vĂ©hicules UAV, qu’on appelle aussi des drones, sont des vĂ©hicules qui volent et accomplissent certaines tĂąches sans Ă©quipage, comme faire des vidĂ©os ou prendre des photos. Au Canada, plus de 300 permis d’exploitation ont Ă©tĂ© Ă©mis pour ce genre d’appareils.

  1. Dans quelle mesure ĂȘtes-vous Ă  l’aise avec le recours aux vĂ©hicules UAV, au Canada, pour rĂ©aliser les types d’activitĂ©s que voici? Par exemple
? (LIRE/ASSURER LA ROTATION) Veuillez recourir Ă  la mĂȘme Ă©chelle de sept points, oĂč « 1 » signifie pas du tout Ă  l’aise et « 7 », extrĂȘmement Ă  l’aise.
    1. pour appuyer des missions de recherche et sauvetage;
    2. dans le contexte d’enquĂȘtes policiĂšres;
    3. pour effecteur de la surveillance générale dans les espaces publics;
    4. pour la surveillance des frontiĂšres;
    5. pour la surveillance d’un Ă©vĂ©nement ou d’une manifestation.

CONFIDENTIALITÉ EN GÉNÉTIQUE MÉDICALE

Il existe dĂ©sormais des entreprises qui offrent aux membres de la population des tests gĂ©nĂ©tiques permettant d’obtenir de l’information au sujet de la question de savoir s’ils sont plus susceptibles d’ĂȘtre atteints de certaines affections ou maladies.

  1. Si votre mĂ©decin recommandait que vous vous soumettiez Ă  des tests gĂ©nĂ©tiques, dans quelle mesure est-ce que vous vous prĂ©occuperiez de la possibilitĂ© qu’on vous demande d’en communiquer les rĂ©sultats Ă  des fins non mĂ©dicales, comme pour obtenir de l’assurance ou pour faire une demande d’emploi? Veuillez rĂ©pondre au moyen d’une Ă©chelle de sept points oĂč « 1 » signifie que vous n’en seriez aucunement prĂ©occupĂ©(e) et « 7 », que vous en seriez extrĂȘmement prĂ©occupĂ©(e).

SI LE/LA RÉPONDANT(E) SE DIT PRÉOCCUPÉ(E) (RÉSULTAT DE 5-7), DEMANDER :

  1. Est-ce que vos préoccupations auraient une incidence sur votre volonté de vous soumettre aux tests génétiques?
    • Certainement
    • Probablement
    • Probablement pas
    • Certainement pas

DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES

Les derniÚres questions ne serviront que dans le contexte du classement des réponses.

  1. Quelle est votre année de naissance?
    • Inscrire l’annĂ©e : ____________
  2. Quelle langue parlez-vous le plus souvent Ă  la maison?
    1. Anglais
    2. Français
    3. Autre
  3. Parmi les diplîmes suivants, quels sont ceux que vous avez obtenus? [LIRE LA LISTE; ACCEPTER TOUTES LES RÉPONSES]
    1. DiplĂŽme d’études secondaires ou l’équivalent
    2. Apprentissage enregistrĂ© ou diplĂŽme ou certificat d’une Ă©cole de mĂ©tiers
    3. DiplĂŽme d’études collĂ©giales (p. ex., cĂ©gep), ou certificat ou diplĂŽme non universitaire
    4. Grade, certificat ou diplĂŽme universitaire
    5. Aucun
    6. 99. [NE PAS LIRE] Refus
  4. Supprimée

POSER À L’ÉCHANTILLON PAR TÉLÉPHONE CELLULAIRE

C1. En plus de votre téléphone cellulaire, est-ce que vous avez une ligne téléphonique traditionnelle ou terrestre à votre résidence?

  • Oui
  • Non

POSER À L’ÉCHANTILLON PAR TÉLÉPHONE RÉSIDENTIEL

C2. En plus de votre ligne téléphonique résidentielle, est-ce que vous ou une autre personne qui habite avec vous utilisez également un ou plusieurs numéros de téléphones cellulaires?

  • Oui
  • Non

Voilà qui met fin à l’entrevue. Nous vous remercions de vos commentaires.
Nous apprécions votre collaboration.

Inscrire selon vos observations :

  • Province/rĂ©gion
  • Sexe
  • Langue de l’entrevue