Peut-on se cacher en pleine vue?

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Le mois dernier, un collaborateur de Popular Science a mené sa propre expérience au sujet de la protection de la vie privée (seulement en anglais) : vivre une vie normale en demeurant le plus anonyme possible. Résultat? C’est pratiquement impossible.

L’expérience — et son résultat — n’est pas une première. En 2006, un autre auteur américain, alors qu’il rédigeait un livre sur la protection de la vie privée, a tenté de voir combien de renseignements à son sujet il pourrait recueillir en utilisant seulement les ressources à la disposition du grand public. Il a recueilli tellement de renseignements que son éditeur a eu peur et lui a interdit de tout inclure dans le livre.

Si ces anecdotes ne vous font pas assez peur, l’article de Popular Science contient des statistiques récentes qui vous donneront la trouille — on pense notamment à l’histoire du gouvernement britannique qui a dû admettre avoir perdu les renseignements personnels de 25 millions de personnes, soit près de la moitié des habitants du pays.

Rien de tout cela ne nous rassure sur la protection de notre vie privée. L’article amène toutefois une réflexion intéressante sur la question de l’anonymat dans le passé. On pense par exemple aux lignes téléphoniques collectives que les gens partageaient autrefois avec leurs voisins (et aux standardistes qui demeuraient à l’écoute). Ou encore au fait que l’on devait faire très attention aux renseignements personnels que l’on communiquait — si on accrochait ses sous-vêtements sur la corde à linge ou qu’on oubliait de tondre le gazon, donner son adresse pouvait avoir des conséquences embarrassantes!

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