La protection de la vie privée pour la prochaine décennie, et non la prochaine semaine

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La communauté de protection de la vie privée limite-t-elle son influence en se concentrant sur les incidents et les obsessions de la vie quotidienne? En réagissant aux décisions prises par des entreprises individuelles, en se centrant sur des défis techniques spécifiques et en accédant en fin de compte à la création d’outils qui résoudront ces défis techniques mais permettront aussi l’érosion de notre droit à la vie privée, faisons-nous preuve d’un manque de vision à long terme?

Nous concentrons-nous sur les panneaux et les points de repères qui influencent notre comportement en tant qu’individus plutôt que d’aider à préciser et à construire les routes qui guideront le développement de notre société?

Telle est la question posée par le professeur Ian Kerr, de l’Université d’Ottawa, lors d’une réunion privée tenue à Edmonton le mois dernier. S’adressant à un public composé de commissaires et commissaires adjoints à la protection de la vie privée et de défenseurs principaux de la vie privée, il a exprimé certaines préoccupations :

« […] l’idéalisme n’est plus à la mode […] Je suis préoccupé par le fait que nous, de la communauté de la protection de la vie privée, adoptons des approches qui restreignent toute place pour l’idéalisme, et que donc nous sommes, involontairement et par inadvertance, en train de nous nuire. Nous sommes en train de nous emmurer dans une sorte de silence par lequel nous ne pourrons plus être entendus. » [Traduction]

Le professeur Kerr a continué en citant Langdon Winner, qui écrivait en 1980 dans Autonomous Technology :

« Protégé par la conviction que la technologie est neutre et est un outil, un nouvel ordre complet est construit – pièce par pièce, étape par étape, les pièces étant reliées entre elles d’une nouvelle façon – sans la moindre occasion pour le public de contester la nature des changements en cours. C’est le somnambulisme (plutôt que le déterminisme) qui caractérise les politiques en matière de technologie […] Le silence est son mode de communication particulier. » [Traduction]

Plusieurs autorités de protection de la vie privée, quelles soient provinciales, fédérales ou internationales, trouvent que la majorité de leur temps et de leur énergie est consacrée à protéger le droit à la vie privée d’individus, au cas par cas. Cette situation résulte de leur mandat d’exécution de lois spécifiques, de processus établis dans chaque bureau, et de la tendance naturelle à assurer que le droit à la vie privée des individus est respecté, que les erreurs sont corrigées et que les lacunes sont comblées.

Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que les défenseurs de la vie privée – en particulier les commissaires à la protection de la vie privée – ont l’obligation de voir plus loin que les transactions et d’observer les tendances, d’anticiper les défis à venir en ce qui concerne le droit à la vie privée et de préparer des contre-arguments.

On peut accéder au texte du discours du professeur Kerr et à sa bande audio. (en anglais seulement)

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