Littératie et choix rationnels en matière de vie privée

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Existe-t-il un agencement identifiable de facteurs sociaux, économiques, juridiques, technologiques ou psychologiques qui contriburait à la manière dont les Canadiennes et Canadiens prennent des décisions au sujet de la protection de leur vie privée?

Bien qu’il soit impossible de trouver une réponse simple à cette question, certaines des conversations qui ont eu lieu la semaine dernière à la Computers, Freedom and Privacy Conference de 2009 ont donné un aperçu sur la manière dont les personnes perçoivent et protègent leur vie privée.

Mike Shaver, tirant de son expérience de travail avec la pionnière de la confidentialité en ligne Zero Knowledge, a souligné que les personnes semblaient s’intéresser à la protection de leur vie privée, mais ne voulaient pas avoir à faire face au coût financier, à la complexité des outils de protection des renseignements personnels ou au ralentissement de leurs réseaux.

Selon son expérience, les personnes

ne renforcent pas la protection de leur vie privée. Ils l’empêchent plutôt de s’effriter et ils limitent les dégâts.

En fait, les gens peuvent agir à l’encontre de leurs intérêts, même quand ils sont conscients des coûts. Comme Shaver l’a fait remarquer, nous continuons de se payer des frappucinos chez Starbucks, même si c’est contraire à nos objectifs avoués de perdre du poids et de consommer moins de sucre.

Lauren Gelman, du Stanford Center for Internet and Society, a fait valoir qu’une approche plus pragmatique envers la défense du droit à la vie privée pourrait être nécessaire de temps à autre.

En développant What App?, un outil pour aider les consommateurs à évaluer les mesures de protection des renseignements personnels présentes dans des applications de tiers, Gelman a admis que le projet était prêt à sacrifier de l’information très technique au profit d’information utile pour quelqu’un comme sa mère et permettant à cette dernière de prendre des décisions plus éclairées.

Dans un autre panel, on a abordé la question de la littératie — les utilisateurs en ligne sont-ils aptes à interpréter la vaste gamme de renseignements écrits, visuels et auditifs qui se présente à eux?

Des recherches antérieures menées par Valerie Steeves et Jacqueline Burkell ont confirmé que la littératie peut avoir une incidence sur la manière dont les utilisateurs évaluent leur vulnérabilité en matière de vie privée — en particulier si les politiques de confidentialité sont présentées sous forme de documents fastidieux, perdus dans une lourde terminologie juridique.

La solution est-elle de mettre en place un processus de consentement plus élaboré mais plus sérieux, comme celui mis sur pied par Google pour l’abonnement à son application PowerMeter?

Ou la réalité est-elle mieux représentée par l’offre de crème glacée gratuite ou à rabais faite par Dairy Queen la semaine dernière, dans le cadre d’un programme de fidélisation fondé sur une étiquette d’IRF fixée au téléphone mobile du client?

Il semble clair que les défenseurs de la vie privée devront porter davantage d’attention aux sciences sociales (économie, psychologie, sociologie) dans leur évaluation des nouveaux moyens de protéger la vie privée — des approches qui tentent d’encourager les personnes à faire au quotidien des choix plus favorables à la protection de leur vie privée.

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