1984: Changer les perceptions sur la surveillance

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Que se serait-il passé si chaque gouvernement avait eu la chance de réécrire l’histoire, de remplacer les discours peu flatteurs et de faire valoir ses soi-disant forces? Je sais, ce n’est malheureusement pas une question rhétorique.

Que se serait-il passé si 1984, le roman classique de George Orwell traitant de la tyrannie de l’oppression et de la surveillance continue, avait été saisi et réécrit dans le but de promouvoir le travail d’ Océanie, le gouvernement au pouvoir?

Version textuelle de la figure 1

Figure 1. retinart1984

[en anglais seulement]

The Bravery of Big Brother
and His Party in the
Elimination of the
Unperson Winston Smith

C’est en fait la prémisse mise de l’avant par Alexander Charchar, dans sa reprise minutieuse du graphisme de couverture du livre [en anglais seulement].

« […] Il est difficile d’ignorer le fait que c’est laid. Horriblement laid. Constitué de texte centré vers la gauche, sans souci du crénage ou même d’alignement des lignes du texte, bien qu’une tentative ait été faite. Ça colle parfaitement à ce monde où l’on se moque de tels détails sur le plan artistique et où, en un sens, on est répugné par ceux qui détiennent le pouvoir politique » [traduction]

Selon Charchar, les maquettes de couverture précédentes étaient destinées à refléter la sensibilité du design de la décennie (le livre a été réimprimé à plusieurs reprises, d’où l’existence d’une douzaine de couvertures antérieures [en anglais seulement]) plutôt que le message anti-totalitaire qu’Orwell tentait d’implanter dans l’esprit et dans le cœur des lecteurs.

Comment un gouvernement comme celui de l’Océanie envisagerait-il la communication avec ses citoyens? Comme une nécessité brute et fonctionnelle — semblable à l’approche brutaliste de l’architecture?

Cela doit toucher une corde sensible pour ceux qui ont vécu la seconde moitié du vingtième siècle, où des gouvernements totalitaires en Europe ou en Asie ont grandement favorisé l’homogénéité et l’efficacité au détriment de la créativité.

C’est aussi un contraste avec la réalité d’aujourd’hui où les gouvernements expérimentent continuellement avec des messages nuancés et ciblés conçus pour appuyer une sécurité grandissantes et des mesures de surveillance de plus en plus radicales.

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