Réflexions sur les modèles de citoyenneté à l’ère numérique

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Pour certaines de ses activités de sensibilisation du grand public, le CPVP rencontre des jeunes pour leur parler de la protection de la vie privée en ligne. La façon dont ils relèveront les défis posés par le contrôle de leurs renseignements en ligne et la protection de leur vie privée est une compétence importante nécessaire à leur survie — et à leur épanouissement — dans un environnement numérique. De plus en plus, nous voyons ces habiletés comme faisant partie d’une gamme de compétences que doit posséder tout citoyen à l’ère numérique.

Grâce à nos rencontres avec les jeunes, leurs enseignants et leurs parents, nous avons appris des choses intéressantes sur la façon dont les jeunes utilisent ces outils pour non seulement rester en contact et échanger avec d’autres personnes, mais aussi restreindre l’accès à leurs renseignements et gérer leurs identités en ligne. Nous en apprenons beaucoup sur ce qu’ils connaissent déjà, sur l’information qu’ils aimeraient avoir et sur les sujets qui ne les intéressent pas lorsqu’il est question de protection de la vie privée en ligne. Ces observations sur le terrain, jumelées à un corpus grandissant de travaux réalisés par des chercheurs comme Valerie Steeves, danah boyd, Sara Grimes et le Pew Research Center, entre autres, nous aident à concevoir nos activités de sensibilisation et d’éducation destinées aux jeunes.

Récemment, lors de la Conférence annuelle des commissaires à la protection des données et de la vie privée, danah boyd a présenté un exposé intitulé « L’avenir de la protection de la vie privée : Comment les principes de protection de la vie privée peuvent influencer la réglementation ». Ça vaut la peine de lire l’exposé en entier pour connaître ses observations sur la façon dont les jeunes Américains tracent la ligne entre la vie publique et la vie privée de manière ingénieuse. Je retiens ceci :

Le fait de vivre à une ère réseautée signifie que la vie privée des personnes peut être étalée au grand jour de façon entièrement nouvelle. Les interactions sont de plus en plus publiques par défaut, et il faut faire un effort pour qu’elles soient privées. Les personnes seront prêtes à faire des efforts pour que leurs renseignements personnels et intimes demeurent privés afin qu’elles ne soient pas embarrassées ou paraissent vulnérables devant les personnes qu’elles aiment. Mais nous ne sommes pas encore arrivés à un stade où les gens ont un modèle qui leur permet de réfléchir à ce que pourrait représenter une société algorithmique. Les gens ne savent pas de quelle façon les données à leur sujet et portant sur leurs interactions avec les autres sont utilisées pour créer des portraits de données. Ils ne savent pas quels critères sont pris en compte par les algorithmes.

De quelle façon nos données sont‑elles recueillies? Quelle méthode les algorithmes utilisent‑ils pour ingurgiter et recracher ces renseignements pour en faire un profil assez exact de nous‑mêmes? Voilà quelques‑unes des questions auxquelles nous devrons être en mesure de répondre afin de pouvoir bien tracer la ligne entre la vie publique et la vie privée.

Souvent, l’acquisition de « connaissances numériques » met l’accent sur les compétences générales nécessaires pour évoluer dans un monde numérique. Mais, en procédant de cette façon, peut-être que nous négligeons un aspect fondamental des connaissances numériques — soit celle du langage des ordinateurs eux-mêmes.

Récemment, Douglas Rushkoff a écrit :

Lorsque l’humanité a commencé à s’exprimer par le langage, nous avons appris non seulement à écouter, mais à parler. Lorsque nous nous sommes alphabétisés, nous avons appris non seulement à lire, mais à écrire. Et, alors que nous évoluons vers une réalité de plus en plus numérique, nous devons apprendre non seulement la façon d’utiliser des programmes, mais aussi la façon de les créer […].

À tout le moins, nous devons nous rendre compte des biais — des tendances — des technologies que nous utilisons et encourager nos jeunes à faire de même. [traduction]

Des connaissances de base en programmation pourraient être le morceau du casse‑tête manquant dont les jeunes ont besoin pour bien comprendre la façon dont le monde numérique fonctionne et la façon dont ils peuvent le changer.

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