Les jeunes s'en moquent? Réflexions sur les recherches sur la protection de la vie privée des jeunes nord-américains en ligne

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Kate Raynes-Goldie

Ce document a été commandé par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada dans le cadre de la série de conférences Le point sur la vie privée

Septembre 2011

Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans ce document sont celles de l'auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement celles du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

Vidéo connexe : Le point sur la vie privée - Kate Raynes-Goldie et Matthew Johnson


Les médias sociaux prennent de plus en plus de place dans la vie quotidienne des habitants des pays industrialisés, et les préoccupations en matière de protection de la vie privée en ligne augmentent au même rythme. Les médias sociaux posent des risques pour la vie privée des utilisateurs de tous les âges et de tous les milieux, mais la recherche universitaire et le discours public à cet égard ont essentiellement porté sur les jeunes utilisateurs (Raynes‑Goldie, 2011). À divers degrés, cette attention sous‑tend souvent une hypothèse selon laquelle les jeunes ne sont pas sensibilisés à la protection de leur vie privée ni préoccupés par cette question (Albrechtslund, 2008). Selon certains analystes, les jeunes sont des exhibitionnistes à la moralité douteuse qui ne comprennent pas les avantages de protéger leur vie privée (p. ex. Samuelson, 2006). Dans les grands médias et l’opinion publique, en particulier aux États‑Unis, ce discours s’est concrétisé dans la panique morale qui est apparue en 2006 à propos des utilisateurs adolescents de MySpace (Tufekci, 2008, p. 20). Cette panique se fondait en grande partie sur l’idée que des pédophiles se servaient des réseaux sociaux pour traquer des adolescents qui, de leur côté, se mettaient eux‑mêmes en danger en divulguant beaucoup trop de renseignements personnels dans leur profil MySpace (boyd et Jenkins, 2006; Marwick, 2008). La plupart des initiatives de sensibilisation à la protection de la vie privée ont ainsi été axées sur la sécurité en ligne, en vue d’apprendre aux enfants et aux adolescents à se protéger contre les prédateurs (Steeves, Milford et Butts, 2010). De même, ce discours fondé sur la peur est repris et amplifié par des entreprises qui produisent des filtres de contenu et d’autres articles de « sécurité en ligne » (Nolan, Raynes‑Goldie et McBride, sous presse). Cependant, comme le fait remarquer la chercheuse sur la vie privée des jeunes Canadiens Valerie Steeves dans son analyse documentaire, « la peur que les enfants soient la cible de prédateurs sexuels ou qu’ils soient harcelés en ligne est exagérée et [...], au pire, elle est l’écho d’une panique morale » (Steeves et al., 2010, p. 4).

La perspective voulant que les jeunes ne soient pas sensibilisés à la protection de leur vie privée ni préoccupés à cet égard tend à changer, du moins dans la recherche universitaire. Les travaux de Steeves et d’autres chercheurs donnent à penser que le portrait des jeunes comme victimes ignorantes est beaucoup trop simpliste ou, à tout le moins, n’est plus exact (Utz et Krämer, 2009). Ce changement ouvre la porte à la réflexion critique. Pourquoi le discours sur la vie privée des jeunes en ligne s’est‑il articulé ainsi? Quels facteurs importants ont été omis? Dans le présent résumé des principaux thèmes de recherche portant sur les jeunes, la vie privée et les sites de réseautage social (la catégorie des médias sociaux ayant soulevé le plus de préoccupations), je fais la lumière sur ces questions dans le but d’éclairer les futures recherches et initiatives de sensibilisation.

Dans les premières recherches universitaires sur les sites de réseautage social, la responsabilité à l’égard des atteintes à la vie privée était implicitement ou explicitement attribuée aux jeunes utilisateurs. Sur le plan universitaire, c’est le paradoxe en matière de protection de la vie privée de Susan B. Barnes qui résume le mieux la conception négative de l’attitude des jeunes à ce chapitre. Simplement dit, ce paradoxe veut que, si les jeunes adultes se préoccupent des atteintes à la vie privée, les adolescents divulguent volontiers des renseignements personnels (Barnes, 2006). Plus récemment, le paradoxe a été élargi pour inclure l’écart entre les préoccupations en matière de protection de la vie privée et les comportements à cet égard (Utz et Krämer, 2009).

En 2008, un certain nombre de recherches ont été menées sur l’exactitude du paradoxe en matière de protection de la vie privée (Albrechtslund, 2008; Lampe, Ellison et Steinfield, 2008; Livingstone, 2008; Tufekci, 2008). Cette perspective étant adoptée dans un nombre croissant d’études, l’hypothèse selon laquelle les jeunes ne sont pas sensibilisés à la protection de leur vie privée ni préoccupés à cet égard se nuance. Toutes ces études donnent en effet à penser que d’autres facteurs doivent être pris en considération, notamment les avantages de la publicité, ou encore que l’attitude des jeunes change, ceux‑ci se préoccupant de plus en plus des questions de protection de la vie privée (boyd et Hargittai, 2010; Brandtzæg, Lüders et Skjetne, 2010; Stutzman et Kramer‑Duffield, 2010; Utz et Krämer, 2009).

Considéré comme trop simpliste, le paradoxe en matière de protection de la vie privée a été largement écarté, mais il est toujours très présent dans le discours sur les jeunes et la vie privée en ligne (boyd et Hargittai, 2010). Quatre facteurs ont probablement joué un rôle dans la formation de cette perception. Le premier est lié aux attitudes sociales historiques envers les jeunes. Comme le montrent Alice Marwick (2008) et Nancy Baym (2010, p. 25‑30, p. 41‑44) dans leurs enquêtes historiques respectives, le discours fondé sur la peur à l’égard des jeunes et des nouvelles technologies ne date pas d’hier (p. ex. le téléphone ou les bandes dessinées). Cette situation laisse croire que ce discours repose sur des stéréotypes culturels fondés sur l’âge et des craintes dystopiques envers la technologie plutôt que sur la réalité.

Le deuxième facteur est lié aux caractéristiques démographiques des premiers utilisateurs de Facebook et de MySpace. Même si l’intérêt de recherche axé sur les jeunes, les sites de réseautage social et la protection de la vie privée donne à penser que les comportements risqués sont liés à l’âge, un autre facteur doit être pris en considération : ce sont d’abord des jeunes qui ont adopté MySpace et Facebook (boyd, 2007). À ce titre, les jeunes constituaient non seulement les utilisateurs les plus évidents à étudier, ils étaient les premiers à se buter aux nouvelles questions et menaces en matière de protection de la vie privée en ligne posées par les médias sociaux. Lorsque des adultes ont commencé à utiliser les sites de réseautage social, ils se sont heurtés à des difficultés similaires. En effet, de récentes recherches sur les utilisateurs adultes des sites de réseautage social montrent que, dans certains domaines, ceux‑ci sont confrontés à des risques d’atteinte à la vie privée plus grands que les jeunes utilisateurs (Brandtzæg et al., 2010; Lenhart, 2009).

Troisième facteur, les premiers comptes rendus des questions de vie privée des jeunes en ligne ont été compliqués davantage par les diverses interprétations de la vie privée, qui se fondent sur des facteurs sociaux, culturels et de développement. Comme nous l’avons mentionné précédemment, les programmes de sensibilisation à la protection de la vie privée en ligne sont souvent axés sur la sécurité. Dans le passé, les organismes de protection de la vie privée ont généralement abordé la question sous l’angle de la protection des données, ou ce que j’appelle la « vie privée institutionnelle » (Raynes‑Goldie, 2010). Comme le fait remarquer Zynep Tufekci (2008), les conceptions de la vie privée se fondent traditionnellement sur le retrait total ou sur le « droit d’être seul » (Warren et Brandeis, 1890). Une telle conception ne tient pas compte du fait que la divulgation de renseignements comporte des avantages, comme établir des relations et se bâtir une réputation. Ainsi, toute communication de renseignements personnels est perçue comme une mauvaise décision relativement à la protection de la vie privée. Résultat : lorsque des chercheurs se penchent sur les comportements et les préoccupations en matière de protection de la vie privée chez les jeunes, il est possible qu’ils tentent d’observer une crainte des prédateurs en ligne ou un désir de retrait total. Toutefois, si ces aspects de la protection de la vie personnelle ne constituent pas des préoccupations aux yeux des participants à l’étude, les chercheurs risquent de conclure que toute la question de la protection de la vie privée ne constitue pas une préoccupation, point final.

Tous les aspects de la protection de la vie privée sont importants; cependant, l’un de ceux‑ci est souvent oublié, même s’il est indissociable de la raison pour laquelle les jeunes s’intéressent tant aux sites de réseautage social : la confidentialité sur le plan social (Raynes‑Goldie, 2010). Selon ma recherche doctorale (Raynes‑Goldie, à paraître), la confidentialité sur le plan social comporte deux volets : la capacité de naviguer dans divers contextes sociaux et de les gérer et, plus essentielle encore à la présente analyse, la gestion des éléments que l’on décide de communiquer aux autres (ou la gestion de l’identité et de la réputation). Comme le fait observer Leslie Regan Shade, les enfants utilisent les médias sociaux comme plateforme pour se créer de nouvelles identités, établir des liens sociaux ou se comparer aux autres (Shade, 2008). Ainsi, même s’ils ne conçoivent pas leurs craintes en matière de protection de la vie privée, les enfants et les jeunes sont très conscients des questions de confidentialité sur le plan social. En effet, comme Steeves le souligne lorsqu’elle présente les pratiques exemplaires d’initiatives de sensibilisation, les enfants et les jeunes doivent être encouragés à examiner d’un œil critique « la relation entre la protection de la vie privée et l’identité, la confiance et les liens sociaux » (Steeves et al., 2010, p. 7). De plus, il serait important d’inclure la réputation et l’identité dans les questions de protection de la vie privée et d’établir des liens entre ces aspects et les préoccupations relatives à la vie privée institutionnelle (en montrant, par exemple, la façon dont la fuite d’un renseignement personnel risque de nuire à la réputation) pour aider les enfants et les jeunes à mieux protéger leur vie privée à tous les égards.

Enfin, le quatrième facteur est lié à l’attention excessive portée aux utilisateurs dans la recherche sur la protection de la vie privée, les jeunes et les sites de réseautage social ainsi que dans les activités d’information (Beer, 2008). La plupart des recherches menées jusqu’à présent tendent à être axées sur les atteintes à la vie privée attribuables à des failles de l’utilisateur (Albrechtslund, 2008), omettant le rôle que les entreprises de médias sociaux jouent à cet égard. Comme l’illustrent un certain nombre de décisions en matière de conception et de politiques prises récemment par Google et Facebook, les entreprises de médias sociaux ont elles‑mêmes créé d’importantes menaces à la confidentialité. Par exemple, en vertu de la politique de Google relative aux vrais noms, les utilisateurs du réseau social Google+ sont tenus de fournir leur nom officiel complet. Les utilisateurs qui ne se conforment pas à cette politique risquent la suppression de leur compte (Greenfield, 2011).

Ces décisions en matière de conception et ces politiques ne sont pas uniquement motivées par le profit. Dans le cadre de ma recherche doctorale, j’ai observé un lien manifeste entre les décisions de Facebook en matière de confidentialité et un programme idéologique qui fait la promotion de la « transparence radicale » pour le bien commun (Kirkpatrick, 2010). Selon l’idéologie qui se reflète dans Facebook, le monde sera meilleur si tout le monde est plus authentique, ouvert, interrelié et transparent. En d’autres mots, moins confidentiel (Baloun, 2007; Smith, 2008; Zuckerberg, 2009).

De façon générale, l’orientation de Facebook en matière de confidentialité reflète une façon de penser courante dans la culture technologique de la Silicon Valley, là où sont établis les sièges sociaux de la plupart des entreprises de médias sociaux. Divers aspects de cette idéologie ancrée dans le déterminisme technologique, la cybernétique et le libertarisme ont reçu toutes sortes de noms, notamment l’« idéologie californienne » (Barbrook et Cameron, 1995) ou le « totalisme cybernétique » (Lanier, 2010). Cette vision de la confidentialité est répandue depuis longtemps dans la Silicon Valley. Par exemple, en 1999, le chef de la direction de Sun Microsystems a montré son indifférence envers les préoccupations relatives à la confidentialité que soulevait la nouvelle puce de l’entreprise en déclarant : « De toute façon, la vie privée, ça n’existe pas. Revenez-en! [traduction] » (Sprenger, 1999).

Comme le montrent Google et Facebook, les études sur les utilisateurs ne révèlent que la moitié du portrait en ce qui concerne les choix et les comportements relatifs à la protection de la vie privée. Les entreprises de médias sociaux, mues par divers facteurs, prennent des décisions qui façonnent les options de confidentialité offertes tant aux jeunes qu’aux adultes (Langlois, Elmer, McKelvey et Devereaux, 2009). Eric Schmidt, président de Google, a déclaré que, si un utilisateur était en désaccord avec la politique relative aux vrais noms, il n’avait qu’à ne pas utiliser le service (Banks, 2011). Toutefois, ce que cette déclaration ne dit pas est que l’option de retrait comporte de possibles coûts économiques et sociaux (Bigge, 2006; Marwick, 2011), ce qui sous‑tend l’absence presque totale de choix réel des utilisateurs.

Si la plupart des perspectives de recherche sont de plus en plus nuancées quant à la question des jeunes et de la vie privée et qu’elles tiennent compte davantage des diverses définitions de la vie privée, il reste du chemin à parcourir. Il existe une tendance historique à considérer la relation entre les jeunes et les nouvelles technologies d’un point de vue moralisateur fondé sur la peur. De tels points de vue tendent à simplifier et à brouiller les premiers comptes rendus universitaires, comme dans le cas de la protection de la vie privée des jeunes en ligne. Les chercheurs et les éducateurs doivent prendre conscience de cette tendance pour l’éviter à l’avenir. En outre, le rôle des entreprises de médias sociaux dans le domaine demeure très peu exploré. Steeves (2010) propose que les initiatives de sensibilisation encouragent les enfants à examiner d’un œil critique la façon dont les idéologies (comme le consommateurisme ou la publicité) façonnent leurs expériences en ligne. Les chercheurs, les décideurs et les éducateurs doivent également faire preuve d’esprit critique en ce qui a trait aux entreprises de médias sociaux dans l’élaboration de futures initiatives d’information ou de nouveaux projets de recherche.

Remerciements

L’auteure souhaite remercier le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, qui a financé le présent article, ainsi que Melanie McBride du EDGE Lab de l’Université Ryerson, pour ses précieux commentaires.

Références

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