Le commerce d'informations personnelles profite-t-il au consommateur?

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Organisation

L’Union des consommateurs

Publication

2007

Sommaire

Ce projet de recherche vise essentiellement à savoir si l’échange de renseignements personnels entre les entreprises est profitable aux consommateurs.

En abordant cette question, l’auteure prend en considération les avantages des pratiques de traitement des données suivantes et nous présente ces conclusions.

Établissement de profils : Bien que certains consommateurs puissent apprécier la personnalisation des services et la publicité qui découle de la capacité des spécialistes du marketing de créer un profil personnalisé du consommateur, rien ne garantit la précision de l’information contenue dans un profil qui peut servir à des fins préjudiciables à la personne concernée (par exemple, les décisions relatives à l’octroi de crédits ou à l’embauche). De plus, l’établissement de profils mène à la création de catégories différentes de consommateurs (les « bons » et les « mauvais » consommateurs) et ouvre la porte aux pratiques discriminatoires – notons que la Cour suprême de la France a décidé qu’une telle caractérisation du consommateur était illégale dans ce pays. L’établissement de profils peut également mener à un marketing ciblé de plus en plus envahissant qui peut changer la nature des rapports avec Internet et encourager les gens à surconsommer.

Témoins : Les fichiers témoins (ou « cookies ») facilitent l’utilisation d’Internet, mais sont souvent installés sans le consentement de l’utilisateur et recueillent sur ce dernier des renseignements à son insu. En particulier, les témoins persistants (ceux qui demeurent sur le disque dur même après la fin d’une séance sur Internet) font en sorte que le consommateur perd toute prise sur ses renseignements personnels – avec les risques concomitants que sont l’établissement de profils et le vol d’identité.

Logiciels espions : Dans les cas où les entreprises incluent des logiciels espions dans leur logiciel, qui se télécharge automatiquement lorsque l’utilisateur accepte le contrat de licence, un tel logiciel recueille des renseignements personnels, le plus souvent sans consentement explicite, consomme de l’espace sur la mémoire vive et le disque dur, et mobilise des ressources du processeur, ce qui peut avoir une incidence négative sur d’autres applications logicielles. En outre, seule l’industrie tire profit de la collecte de renseignements par logiciel espion, habituellement dans des circonstances où elle craint que le consommateur refuse de communiquer ces renseignements si on lui donnait le choix.

Pourriel : Certains milieux défendent les pourriels qu’ils considèrent comme une forme de publicité économique et inoffensive sur le plan écologique, qu’il est facile de supprimer ou de n’en pas tenir compte, et qui permet aux petites compagnies de faire concurrence aux plus grandes. Cependant, l’auteure ne voit dans cette forme de publicité aucun avantage pour le consommateur compte tenu du facteur élevé de désagrément et du fait que le pourriel offre rarement des produits susceptibles d’intéresser les consommateurs.

Cartes de fidélité : L’auteure décrit les préoccupations liées à la vie privée que représentent ces cartes, comme l’impressionnante quantité de renseignements que peuvent recueillir les entreprises, le manque de transparence entourant la collecte et l’impossibilité des consommateurs de profiter des avantages d’une carte de fidélité sans accepter cette collecte de renseignements personnels.

Période de conservation et mesures de sécurité : Les pratiques actuelles portent préjudice aux consommateurs en raison des risques pour la protection de la vie privée que posent la période de conservation prolongée des données et les mesures de sécurité médiocres.

Circulation transfrontalière des données : Contrairement aux lois européennes, les lois canadiennes n’interdisent pas la transmission transfrontalière ni ne l’assujettissent à des conditions de protection équivalente. L’auteure laisse entendre que l’exportation de données personnelles des Canadiennes et des Canadiens permet aux entreprises de se soustraire aux normes canadiennes et de profiter de lois moins contraignantes.

L’auteure intègre de nouveaux éléments de recherche sur le terrain en s’appuyant sur une enquête et une analyse des politiques en matière de protection de la vie privée sur Internet de dix entreprises. Elle tente, notamment, de savoir si les entreprises s’efforcent d’obtenir un consentement explicite à la collecte et à l’utilisation des renseignements personnels. L’enquête, qui s’est déroulée entre le 10 et le 20 avril 2007, comporte une grille de résultats et une discussion sur les points saillants des conclusions.

Ce document est disponible dans la (les) langue(s) suivante(s) :

Français seulement

Recherche subventionnée par le CPVP

Ce projet a reçu un soutien financier dans le cadre du Programme des contributions du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. Les opinions exprimées dans les rapports et les sommaires sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. Les sommaires ont été fournis par les auteurs des projets. Veuillez noter que les projets sont publiés dans leur langue d’origine.

Renseignements

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