Symposium de recherche Parcours de protection de la vie privée 2012 : La protection de la vie privée pour tous

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Résumé de l’événement

Le 2 mai 2012, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP) a organisé son premier symposium de recherche intitulé Parcours de protection de la vie privée au Centre national des arts à Ottawa. Plus de 130 participants représentant un large éventail d’intérêts, issus notamment des universités, du gouvernement, d’organisations sans but lucratif et d’organismes de réglementation de la protection de la vie privée, ont assisté à cet événement d’une journée, dans le cadre duquel des projets de recherche axés sur la protection de la vie privée et des projets de sensibilisation du public financés par le Programme des contributions du CPVP et d’autres bailleurs de fonds ont été présentés.

Autour du thème du symposium, La protection de la vie privée pour tous, se greffaient différents sous-thèmes, à savoirla transformation du paysage pour les jeunes, comment rejoindre des populations diverses, la perspective culturelle sur la protection de la vie privée, et les limites de l’identification et de la surveillance parmi différents groupes de population. Il y a eu deux allocutions principales et quatre groupes de discussion articulés autour des exposés des bénéficiaires du financement sur des projets de recherche et de sensibilisation du public.

Le symposium avait pour but de faire connaître davantage les résultats des projets de recherche portant sur la protection de la vie privée et de sensibilisation du public au Canada. Il visait plus particulièrement à faciliter le dialogue entre les chercheurs et ceux qui mettent en œuvre les résultats de la recherche, de façon que davantage de gens puissent utiliser ces travaux et en tirer parti. Le symposium a également donné aux chercheurs la possibilité d’élargir leur réseau et de mettre sur pied des partenariats pour les appuyer dans leur travail.

L’événement a été organisé avec l’aide du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et du Bureau de la consommation d’Industrie Canada.

Allocutions d’ouverture

Les allocutions d’ouverture ont été prononcées par Mme Jennifer Stoddart, commissaire à la protection de la vie privée du Canada, et Mme Patricia Kosseim, avocate générale principale et directrice générale, Direction des services juridiques, des politiques et de la recherche, Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

Allocution de la matinée

L’allocution de la matinée a été prononcée par Mme Valerie Steeves, professeure agrégée, Département de criminologie, Université d’Ottawa, sur le projet « eGirls ». Mme Steeves a discuté des résultats de son travail de recherche, qui met en évidence la façon dont les universitaires et les artisans de la politique parlent des filles et de la technologie et interroge celles-ci pour savoir si ces discours correspondent à leurs expériences sur les sites des réseaux sociaux.

Groupe de discussion no 1 : La transformation du paysage pour les jeunes

Ce groupe de discussion s’est penché sur la façon dont les enfants naviguent à travers le cyberespace et a exploré leurs attitudes et leurs opinions concernant le respect de la vie privée. Le groupe a présenté une étude qui s’efforce de déterminer les difficultés de protection de la vie privée que rencontrent les enfants et de proposer des solutions innovantes à des problèmes complexes comme le consentement des enfants.

Le groupe de discussion était animé par Mme Daphne Guerrero, chef, Éducation et sensibilisation du grand public, Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. Les participants étaient les suivants :

Groupe de discussion no 1 : La transformation du paysage pour les jeunes
Mme Jane Tallim, membre du Réseau Éducation‑Médias sur les « Jeunes Canadiens dans un monde branché– Phase III » Résumé du projet
Mme Sara Grimes, professeure adjointe à la Faculté d’information de l’Université de Toronto [en anglais seulement] sur « La déconstruction du cyberenfant : jeux d’enfants en ligne à la convergence de la politique, de la technologie et des industries culturelles » Résumé du projet
M. John Lawford, avocat, Centre pour la défense de l’intérêt public [en anglais seulement] sur « La petite vie des données? Banques de données, enfants et profilage » Résumé du projet

Groupe de discussion no 2 : Comment rejoindre des populations diverses

Ce groupe de discussion a examiné les stratégies gagnantes adoptées par des groupes de la société civile pour sensibiliser des populations diverses à la façon de mieux protéger leur vie privée et leurs renseignements personnels. Il s’est penché particulièrement sur les défis uniques rencontrés par les jeunes, les personnes âgées et les malentendants pour protéger leur vie privée et a passé en revue les pratiques exemplaires sur la façon de sensibiliser ces groupes à leurs droits en vertu de la loi.

Le groupe de discussion était animé par M. Michael Jenkin, directeur général, Bureau de la consommation, Industrie Canada. Les participants étaient les suivants :

Groupe de discussion no 2 : Comment rejoindre des populations diverses
Mme Linda Girard, directrice générale, Association sur l’accès et la protection de l’information(AAPI), sur « Portail Internet sur la protection de la vie privée et La trousse d’enseignement et d’apprentissage pour les enseignants et les élèves » Résumé du projet
M. James Roots, directeur général, Association des Sourds du Canada, sur « Comprendre votre droit à la vie privée : la LPRPDE en langage des signes » Résumé du projet
Mme Claire Harvey, responsable des relations avec les médias, Option consommateurs, sur « Atelier de sensibilisation des ainé(e)s au vol d’identité : Mieux vaut prévenir que guérir » Résumé du projet

Allocution de l’après‑midi

L’allocution de l’après-midi a été prononcée par M. Lesley Jacobs, directeur, York Centre for Public Policy and Law, Université York [en anglais seulement]. M. Jacobs a parlé de son projet de recherche intitulé : « Mobilisation des groupes marginaux pour le respect du droit à la vie privée : accomplir le mandat de laLPRPDE »

Groupe de discussion no 3 : La perspective culturelle sur la protection de la vie privée

Ce groupe de discussion a analysé l’incidence des perspectives culturelles sur la protection de la vie privée. Les participants ont présenté leurs travaux sur diverses questions, notamment la question de savoir si l’utilisation de la technologie biométrique représente une forme de contrôle social portant atteinte à la vie privée; la façon de sensibiliser davantage aux droits et aux obligations relatifs à la protection de la vie privée par une campagne dans les médias; et la façon dont les initiatives se rapportant au dossier médical électronique influent sur la manière dont les Premières nations envisagent la protection de la vie privée.

Le groupe de discussion était animé par Gisèle Yasmeen, vice-présidente, Recherche, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Les participants étaient les suivants :

Groupe de discussion no 3 : La perspective culturelle sur la protection de la vie privée
M. Jens Weber, professeur, département des sciences informatiques [en anglais seulement], professeur auxiliaire, School of Health Information Science, Université de Victoria [en anglais seulement] sur « La protection des renseignements personnels des Premières nations et les systèmes de dossiers électroniques de santé » Résumé du projet
Mme Tonia Mori, directrice générale, CHOQ-FM sur « Campagne de sensibilisation en milieux minoritaires francophones à la protection de la vie privée » Résumé du projet
Mme Mirjana Mandaric, titulaire d’une maîtrise ès arts en immigration et établissement des populations, Université Ryerson [en anglais seulement] sur « Biométrie : La construction de sujets « idéaux » et « d’étrangers » à la frontière Canada-États-Unis » Résumé du projet

Groupe de discussion no 4 : Les limites de l’identification et de la surveillance parmi différents groupes de population

La surveillance devient rapidement le principe d’organisation dominant dans notre monde postmoderne. Dans une société marquée par la dépendance croissante à l’égard de l’ordinateur, la collecte de données personnelles et leur traitement par diverses institutions, auxquelles s’ajoutent les préoccupations de plus en plus vives du public concernant la sécurité, la surveillance est maintenant une expérience intégrée à la réalité quotidienne. Ce groupe de discussion s’est interrogé sur l’incidence de la surveillance sur la vie privée des individus, de même que sur les répercussions des technologies dotées de fonctions d’identification (par exemple, les technologies liées à l’identification par radiofréquence [RFID] ou biométriques).

Le groupe de discussion était animé par Mme Sue O’Sullivan, ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels. Les participants étaient les suivants :

Groupe de discussion no 4 : Les limites de l’identification et de la surveillance parmi différents groupes de population
M. Ian Kerr, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique, en droit et en technologieà la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa sur « Créer de meilleurs êtres humains : santé, progrès technologiques et droits de la personne » Résumé du projet
M. David Lyon, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études sur la surveillance [en anglais seulement] sur le Projet de nouvelle transparence [en anglais seulement] Résumé du projet
Mme Cynthia Fraser, consultante sur la sûreté de la technologie internationale, National Network to End Domestic Violence [en anglais seulement] sur « L’incidence de la surveillance et de l’identification sur le project « Safety Net » et l’incidence de la surveillance et de l’identification sur les victimes d’abus » Résumé du projet

Mot de la fin

Chantal Bernier, commissaire adjointe à protection de la vie privée du Canada, a fait part de ses observations finales sur le symposium et résumé l’information qui y avait été présentée. Elle a également annoncé que le Commissariat avait octroyé un financement de 500 000 $ pour la recherche sur la protection de la vie privée dans le cadre de son Programme des contributions 2012-2013 et a présenté brièvement certains des nouveaux projets ayant bénéficié d’un financement.

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