Sondage d'opinion publique

Sondage auprès des Canadiens sur la protection de la vie privée de 2016

Rapport Final

Réalisé pour le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada par la société Phoenix SPI

Décembre 2016


Liste des figures

Résumé

La société Phoenix Strategic Perspectives Inc. (Phoenix) a été mandatée par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (le Commissariat) pour réaliser un sondage téléphonique auprès des Canadiens sur les questions liées à la protection de la vie privée.

1. Contexte et objectifs

À titre de défenseur des droits des Canadiens en matière de protection de la vie privée, le Commissariat est autorisé à enquêter sur les plaintes et à mener des vérifications en vertu de deux lois fédérales; à publier de l’information sur les pratiques de traitement des renseignements personnels dans les secteurs public et privé; et à effectuer de la recherche sur les questions relatives à la protection de la vie privée.

Le Parlement a confié au Commissariat le mandat d’agir à titre d’ombudsman et de gardien du droit à la vie privée au Canada. Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (le Commissariat) veille au respect de la Loi sur la protection des renseignements personnels, laquelle porte sur les pratiques de traitement des renseignements personnels utilisées par les ministères et organismes fédéraux, et de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), la loi fédérale sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.

Compte tenu de son mandat, le Commissariat doit savoir dans quelle mesure les Canadiens connaissent et comprennent leurs droits en matière de vie privée et les divers enjeux qui s’y rattachent. C’est pourquoi, tous les deux ans, le Commissariat effectue une recherche quantitative sur l’opinion publique à ce sujet. La recherche de cette année porte sur les questions liées à la protection de la vie privée associées aux quatre priorités stratégiques du Commissariat :

  • l’économie des renseignements personnels;
  • la surveillance gouvernementale;
  • la réputation et le respect de la vie privée;
  • le corps comme source d’information.

Ces priorités ont été établies en 2015 dans le but d’orienter les travaux et les décisions du Commissariat en matière d’affectation de ressources discrétionnaires directes, de manière à ce qu’il puisse encore mieux assurer la protection de la vie privée des Canadiens.

Le principal objectif de la recherche consistait à déterminer le niveau de connaissance et de compréhension des Canadiens en ce qui a trait aux questions liées à la protection de la vie privée et à étudier leurs perceptions à cet égard. Les résultats du sondage serviront à éclairer et à orienter les travaux du Commissariat en matière de sensibilisation des Canadiens.

2. Méthode

Un sondage téléphonique par composition aléatoire d’une quinzaine de minutes a été mené auprès de 1 500 résidants canadiens de 16 ans ou plus, entre le 13 octobre et le 3 novembre 2016. Une base d’échantillonnage double avec chevauchement (utilisateurs de téléphone fixe et de téléphone cellulaire) a été utilisée pour réduire au minimum les erreurs de couverture. Les entrevues ont été réalisées par la société Elemental Data Collection Inc. à l’aide de la technologie d’entrevue téléphonique assistée par ordinateur.

En tout, 600 entrevues ont été réalisées dans l’échantillon de ménages utilisant uniquement le téléphone cellulaire et 900 dans l’échantillon composé de ménages utilisant un téléphone filaire. On a opté pour une base de sondage géographiquement non proportionnelle afin d’améliorer l’exactitude des résultats régionaux.

Table 1: Entrevues réalisées
Strate Entrevues réalisées
Atlantique 200
Québec 350
Ontario 400
Prairies (et Nunavut et Territoires du Nord-Ouest) 350
Colombie-Britannique (et Yukon) 200
Total 1 500

Les résultats obtenus au moyen d’un échantillon de cette taille comportent une marge d’erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20. La marge d’erreur est plus grande dans le cas des résultats qui concernent des sous¬-groupes de l’échantillon total. Les résultats du sondage peuvent être considérés comme représentatifs de la population des Canadiens âgés de 16 ans ou plus.

Les données du sondage ont été pondérées en fonction de la région, de l’âge et du sexe pour veiller à ce que les résultats soient représentatifs de la population canadienne. La pondération a été établie à partir des données démographiques du recensement de 2011 de Statistique Canada.

Le tableau ci-dessous illustre la répartition finale des appels et les taux de réponse selon qu’il s’agissait de téléphones fixes ou de téléphones cellulaires (taux établis au moyen de la formule de l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing [ARIM]Note de bas de page 1). Le taux de réponse global est de 9 % (11 % dans l’échantillon d’utilisateurs de téléphone fixe et 7 % dans l’échantillon d’utilisateurs de téléphone cellulaire).

Table 2: Répartition finale des appels
Répartition Total Téléphone filaire Cellulaire
Nombre total de tentatives d’appels 49 416 11 653 37 763
Hors de la portée – Non admissible 32 504 3 780 28 724
Non résolu (U) 4 635 1 486 3 149
Pas de réponse/Répondeur téléphonique 4 635 1 486 3 149
Admissibles – Non-réponse 12 277 6 387 5 890
Barrière linguistique 393 215 178
Incapable de répondre au questionnaire (maladie/décès) 116 98 18
Rappel (répondant non disponible) 2 026 684 1 342
Refus 9 486 5 251 4 235
Résiliation 256 139 117
Répondants potentiels – Unités répondantes (R) 1 592 934 658
Entrevue réalisée 1 500 900 600
Non admissible – Âge 76 31 45
Non admissible – Industrie 16 3 13
Taux de réponse 9 % 11 % 7 %

Le risque de biais de non-réponse a été évalué en comparant les caractéristiques des répondants au moyen des données non pondérées et des données pondérées. Comme dans la plupart des sondages téléphoniques réalisés auprès de la population générale, les personnes plus âgées (celles de 55 ans et plus) étaient surreprésentées dans l’échantillon final du sondage et les plus jeunes (en particulier les moins de 25 ans) étaient sous-représentées. Ce déséquilibre a été corrigé au moyen de la pondération.

3. Principales constatations

Les Canadiens estiment bien connaître leurs droits en matière de vie privée, et la protection de leur vie privée les préoccupe de plus en plus.

Les deux tiers des Canadiens estiment avoir une bonne (49 %) ou une très bonne (16 %) connaissance de leurs droits en matière de vie privée. Réciproquement, moins d’un Canadien sur cinq affirme mal (15 %) ou très mal (3 %) connaître ses droits en la matière. Lorsqu’on leur a demandé s’ils pensaient en savoir suffisamment pour connaître l’incidence que pourraient avoir les nouvelles technologies sur leur vie privée, la moitié des Canadiens (52 %) ont répondu par l’affirmative (comparativement à 43 % en 2014). Il s’agit du plus haut niveau de confiance déclaré depuis plus d’une décennie.

Si les Canadiens estiment bien connaître leurs droits en matière de vie privée et les risques associés aux nouvelles technologies, la majorité d’entre eux (92 %) ont exprimé une certaine préoccupation au sujet de la protection de leur vie privée. Parmi ceux qui se disent préoccupés, près des deux cinquièmes (37 %) sont énormément préoccupés par cette question (comparativement à 34 % en 2014 et à 25 % en 2012). De plus, les trois quarts (74 %) des Canadiens estiment que leurs renseignements personnels sont moins bien protégés dans le cadre de leurs activités quotidiennes qu’il y a 10 ans et près de la moitié (48 %) d’entre eux considèrent qu’ils ne peuvent exercer de contrôle sur la façon dont les organisations recueillent et utilisent leurs renseignements personnels.

La majorité des Canadiens sont préoccupés par l’usage que des organisations pourraient faire de leurs renseignements personnels accessibles en ligne. De plus, la plupart des utilisateurs d’appareils mobiles prennent des mesures pour protéger leurs renseignements personnels.

La majorité des Canadiens qui utilisent Internet sont préoccupés par l’usage que des organisations pourraient faire de leurs renseignements personnels accessibles en ligne. Plus de quatre internautes sur cinq se sont dits préoccupés dans une certaine mesure par les différentes utilisations que les organisations pourraient faire de l’information accessible en ligne à leur sujet. La principale préoccupation était la possibilité que des entreprises utilisent les renseignements personnels des répondants pour prendre des décisions qui les concernent, dans le domaine de l’assurance ou des protections en matière de santé, par exemple. En fait, 46 % des répondants se sont dits fortement préoccupés par cette possibilité. Par ailleurs, 43 % des répondants se sont dits très préoccupés à l’idée que des sociétés de marketing utilisent leurs renseignements personnels en ligne pour analyser ce qu’ils aiment et n’aiment pas et 39 % ont déclaré être très préoccupés à l’idée que ces renseignements puissent servir à déterminer s’ils sont aptes à occuper un emploi ou à obtenir une promotion.

Les craintes des Canadiens au sujet de la protection de leurs renseignements personnels en ligne sont confirmées par le fait que 86 % des internautes estiment que les sites Web devraient leur demander leur consentement avant d’utiliser de l’information concernant leurs activités sur Internet pour afficher de la publicité en ligne ciblée. De plus, 7 internautes canadiens sur 10 (69 %) ont affirmé que les publicités en ligne ciblées leur donnent l’impression que leur vie privée est peu protégée en ligne.

La plupart des Canadiens qui utilisent un appareil mobile prennent des mesures pour se protéger. La proportion des utilisateurs d’appareils mobiles qui règlent les paramètres de leur appareil de manière à limiter les renseignements personnels qu’ils communiquent a augmenté de façon régulière au fil du temps, passant de 40 % en 2011 à un sommet de 76 % cette année. De plus, environ quatre répondants sur cinq (82 %) affirment qu’il leur arrive de désinstaller ou de ne pas installer une application parce qu’elle leur demande d’accéder à certains de leurs renseignements personnels (comparativement à 75 % en 2014 et à 55 % en 2012). Cela dit, seuls 41 % des utilisateurs d’appareils mobiles affirment lire la politique de confidentialité se rapportant à des applications avant de les télécharger.

Les Canadiens sont préoccupés au sujet de leur réputation en ligne, mais rares sont ceux qui ont subi des répercussions négatives du fait de l’affichage de contenus en ligne.

En tout, 82 % des Canadiens ont manifesté au moins une certaine préoccupation face à la possibilité que certaines de leurs photos ou des messages restent en ligne pour toujours et nuisent à leur réputation. Parmi ceux-ci, 44 % sont énormément préoccupés par cette possibilité. Même si une forte proportion d’internautes se disent préoccupés par la possibilité que des contenus diffusés en ligne puissent nuire à leur réputation, moins d’un sur cinq (17 %) affirme avoir subi des répercussions négatives à cause d’un contenu affiché en ligne par eux mêmes ou une autre personne. Cette proportion est demeurée inchangée depuis 2014.

Les Canadiens sont préoccupés par la collecte et l’utilisation de renseignements concernant leur corps à des fins non médicales.

La plupart des Canadiens (85 %) ont manifesté au moins une certaine préoccupation à l’égard de la collecte et de l’utilisation de données comme leurs empreintes digitales, leur ADN ou leur condition physique, à des fins non médicales, par exemple pour déterminer leur admissibilité à un régime d’assurance ou le montant de leur prime. Parmi les personnes qui éprouvent des craintes à cet égard, 42 % se sont dites énormément préoccupées. Lorsqu’on leur a présenté différents scénarios de collecte de renseignements concernant leur corps, la majorité des Canadiens ont déclaré être préoccupés. Plus précisément, les trois quarts d’entre eux seraient préoccupés s’ils devaient fournir un échantillon de leur salive pour permettre à une entreprise d’effectuer un test génétique afin de déterminer s’ils sont susceptibles de souffrir de certains problèmes de santé (75 %) ou pour en savoir plus sur leurs ancêtres (74 %), ou s’ils devaient permettre que des données sur le nombre de pas qu’ils font, le nombre de calories qu’ils brûlent ou leur rythme cardiaque soient recueillies par un appareil de suivi de la condition physique, puis analysées et utilisées pour leur faire des offres commerciales (74 %). Les Canadiens qui seraient préoccupés s’ils devaient se soumettre à un balayage de l’iris pour accélérer les formalités de passage à la frontière entre le Canada et les États-Unis sont moins nombreux, mais constituent toujours une majorité (62 %).

La collecte de leurs renseignements personnels par des organisations préoccupe les Canadiens. Par ailleurs, les pratiques de protection des renseignements personnels des entreprises et l’imposition de pénalités financières aux sociétés qui utilisent à mauvais escient les renseignements personnels pourraient influer sur la décision des Canadiens de faire affaire avec telle ou telle entreprise.

La plupart des Canadiens (85 %) sont plus réticents à communiquer leurs renseignements personnels à des organisations en raison des incidents récemment signalés par les médias où des renseignements sensibles, comme des photos intimes et des renseignements bancaires, ont été perdus, volés ou rendus publics. En ce qui a trait à la gestion de leurs renseignements personnels, 92 % des Canadiens ont manifesté au moins une certaine préoccupation au sujet de leur capacité à obtenir de la part des entreprises de l’information claire sur la manière dont elles recueillent et utilisent leurs renseignements personnels, information qui leur permettrait de faire des choix éclairés. Parmi les personnes qui éprouvent des craintes à cet égard, 37 % se sont dites énormément préoccupées. De plus, les trois quarts (76 %) des Canadiens ont affirmé qu’il leur est arrivé de refuser de fournir leurs renseignements personnels à une organisation et la moitié d’entre eux ont choisi de ne pas faire affaire avec une entreprise parce qu’ils étaient en désaccord avec ses pratiques en matière de protection des renseignements personnels.

Lorsqu’on les a interrogés sur l’incidence qu’auraient un certain nombre de mesures sur leur disposition à faire affaire avec une entreprise qui recueille leurs renseignements personnels, 7 Canadiens sur 10 ont affirmé qu’ils seraient certainement (24 %) ou probablement (46 %) plus disposés à traiter avec l’entreprise si cette dernière leur communiquait de l’information claire et facile à comprendre sur ses pratiques de protection de la vie privée. Près des deux tiers ont répondu qu’ils seraient certainement (22 %) ou probablement (42 %) plus disposés à traiter avec l’entreprise si les pratiques de protection de la vie privée de cette dernière avaient le sceau d’approbation d’une autorité indépendante de protection de la vie privée. Six Canadiens sur dix seraient certainement (20 %) ou probablement (40 %) plus disposés à traiter avec une entreprise si cette dernière leur offrait diverses options permettant aux clients de déterminer de quelle manière elle utilise leurs renseignements personnels, le cas échéant. Enfin, 41 % des Canadiens ont affirmé qu’ils seraient certainement plus disposés à traiter avec une entreprise si cette dernière était soumise à de lourdes pénalités financières au cas où elle utiliserait leurs renseignements personnels à mauvais escient (comparativement aux autres mesures, celle-ci a obtenu la faveur de deux fois plus de répondants). Dans l'ensemble, 71 % des Canadiens seraient certainement (41 %) ou probablement (30 %) plus disposés à traiter avec une entreprise si cette dernière risquait de se voir imposer de fortes amendes.

Les Canadiens sont modérément préoccupés par la surveillance exercée par le gouvernement et ils ont une piètre connaissance de la manière dont l’information est recueillie.

La plupart des Canadiens (81 %) manifestent au moins une certaine préoccupation à l’égard de la surveillance qu’exerce le gouvernement sur leurs activités personnelles à des fins de sécurité nationale ou publiques (seuls 26 % d’entre eux sont énormément préoccupés par cette surveillance). Bien qu’ils se disent préoccupés, près des deux tiers des Canadiens (64 %) admettent ne pas bien savoir ce que le gouvernement du Canada fait des renseignements personnels qu’il recueille auprès des citoyens. Par ailleurs, un Canadien sur quatre (24 %) estime avoir une bonne connaissance de l’utilisation qui est faite de ces renseignements par le gouvernement.

Un très faible pourcentage (5 %) des Canadiens estiment avoir une très bonne connaissance des renseignements recueillis, utilisés ou communiqués dans le cadre des activités de collecte de renseignements. Alors que 38 % d’entre eux considèrent avoir un niveau de connaissance moyen à cet égard, plus de la moitié affirment ne pas savoir grand-chose à ce sujet (42 %) ou même ne rien savoir du tout (14 %). Sept Canadiens sur dix (70 %) croient que les organismes de renseignement et d’application de la loi devraient avoir l’obligation de déclarer publiquement le nombre de demandes de renseignements personnels qu’ils présentent sans avoir obtenu l’autorisation d’un tribunal. L’opinion des Canadiens sur les pouvoirs de ces organismes était assez partagée : 50 % croient que les organismes de renseignement et d’application de la loi ne disposent pas de pouvoirs suffisants afin de recueillir des renseignements confidentiels auprès de citoyens pour assurer la sécurité nationale et la sécurité publique, et 33 % estiment que ces organismes n’ont pas besoin de pouvoirs plus étendus en matière de collecte de renseignements auprès des citoyens. Le reste des Canadiens n’avaient pas d’opinion à ce sujet (14 %).

Les Canadiens aimeraient que les lois sur la protection de la vie privée du Canada soient modernisées.

La majorité des Canadiens considèrent que, lorsqu’il procédera à la modernisation des lois sur la protection de la vie privée, le gouvernement devrait certainement mettre en place des mesures de protection suffisantes pour protéger les renseignements personnels qu’il recueille au sujet des Canadiens (78 %); imposer aux cabinets des ministres et du premier ministre les mêmes obligations en vertu des lois sur la protection de la vie privée qu’au reste du gouvernement (71 %); obliger le gouvernement à appliquer les recommandations formulées pour améliorer les pratiques de protection de la vie privée lorsqu’une enquête révèle des problèmes (69 %); et juridiquement obliger le gouvernement à prendre en compte les risques d’atteinte à la vie privée associés à tout nouveau programme ou à toute nouvelle loi (64 %). Moins de la moitié (47 %) des Canadiens ont affirmé que les lois sur la protection de la vie privée devraient certainement interdire au gouvernement de recueillir des renseignements personnels au sujet des Canadiens à moins que ces renseignements ne soient essentiels pour gérer un programme gouvernemental.

4. Avis au lecteur

  • Tous les résultats sont exprimés en pourcentages, à moins d’indication contraire.
  • En raison de l’arrondissement, il se peut que la somme des pourcentages ne corresponde pas à 100.
  • Lorsque le nombre de répondants auxquels on a posé certaines questions ou qui ont fourni certaines réponses est indiqué dans le rapport, ce nombre est exprimé de la façon suivante : n = 100, ce qui signifie, en l’espèce, que le nombre de répondants est de 100.
  • Le nombre de répondants change tout au long du rapport, certaines questions ayant été posées à des sous-échantillons du groupe de répondants au sondage. Par conséquent, le lecteur devra faire preuve de prudence dans l’interprétation des résultats tirés d’un échantillon de répondants plus restreint.
  • Dans les graphiques, « NSP » signifie « Ne sais pas » et « PR » signifie « Pas de réponse ».
  • Les données de suivi disponibles ont été intégrées au présent rapport.
  • Les données totalisées sont présentées séparément.

Montant du marché : 58 823,27 $ (TVH comprise)

Constatations détaillées

1. Connaissance, préoccupations et perceptions générales en ce qui a trait à la protection de la vie privée

La connaissance des droits en matière de vie privée s’est améliorée.

Les deux tiers des Canadiens estiment avoir une bonne (49 %) ou une très bonne (16 %) connaissance de leurs droits en matière de vie privée. Par ailleurs, près d’un Canadien sur cinq considère avoir une mauvaise (15 %) ou une très mauvaise (3 %) connaissance de ses droits en la matière. Au cours des 15 dernières années, le plus faible niveau de connaissance des Canadiens sur cette question s’est établi à 13 % en 2001 et le niveau le plus élevé à 35 %, en 2012. Le résultat de 65 % enregistré en 2016 constitue donc une importante hausse comparativement aux résultats des années précédentes. Il faut toutefois savoir que le libellé de la question a changé en 2016, ce qui pourrait expliquer cette hausseNote de bas de page 2.

Figure 1 : Connaissance générale des droits en matière de vie privéeFigure 1 : Connaissance générale des droits en matière de vie privée

Version textuelle de la figure 1

Figure 1. Connaissance générale des droits en matière de vie privée

Question: Comment évalueriez-vous votre connaissance de vos droits en matière de vie privée?

Table 1: Connaissance générale des droits en matière de vie privée
Année Très bonne Bonne (5-6) Ni bonne ni mauvaise (4) Faible (2-3) Médiocre (1)
2016 16 % 49 % 17 % 15 % 3 %
2014 5 % 27 % 19 % 32 % 16 %
2012 7 % 28 % 19 % 32 % 12 %
2011 4 % 26 % 33 % 28 % 8 %
2009 4 % 24 % 35 % 27 % 8 %
2007 3 % 16 % 32 % 36 % 11 %
2006 4 % 22 % 32 % 33 % 8 %
2005 3 % 15 % 33 % 34 % 13 %
2001 2 % 11 % 26 % 37 % 23 %

Base : n = 1 500

*Il est à noter que l’échelle de réponse à cette question a été remplacée en 2012 par une échelle numérique verbale de sept points. Dans les vagues antérieures, l’échelle verbale était de cinq points. De plus, la formulation de la question a été légèrement modifiée dans le questionnaire de cette année.

Les Canadiens de 55 ans et plus étaient plus enclins que ceux de moins de 35 ans à considérer qu’ils avaient une très bonne connaissance de leurs droits en matière de vie privée. Sur le plan régional, les résidants de l’Ontario étaient plus nombreux que ceux du Québec, des Prairies ou de la Colombie-Britannique à se percevoir comme ayant une très bonne connaissance de leurs droits en matière de vie privée.

Les Canadiens sont préoccupés par la protection de leur vie privée.

Environ 9 Canadiens sur 10 ont exprimé une certaine inquiétude à l’égard de la protection de leur vie privée, 37 % de ces derniers s’étant dits énormément préoccupés par cette question. Seuls 8 % d’entre eux ont indiqué ne pas être préoccupés par la protection de leur vie privée. Le niveau de préoccupation des Canadiens à cet égard s’est graduellement accru au fil du temps. En effet, la proportion des Canadiens qui ont évalué leur niveau de préoccupation comme étant élevé (cotes de 6 ou 7) était de 42 % en 2012 contre 57 % cette année.

Figure 2 : Préoccupation au sujet de la protection de la vie privée

Version textuelle de la figure 2

Figure 2. Préoccupation au sujet de la protection de la vie privée

Question: En général, dans quelle mesure la protection de vos renseignements personnels vous préoccupe-t-elle?

Table 2: Préoccupation au sujet de la protection de la vie privée
Année Énormément préoccupé (7) Préoccupé (6) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
2016 37 % 20 % 35 % 8 %
2014 34 % 18 % 38 % 9 %
2012 25 % 17 % 46 % 11 %

Base: n=1,500

La probabilité d’être énormément préoccupés par la protection de la vie privée augmentait avec l’âge et était plus élevée parmi les Canadiens de 35 ans et plus. En outre, les Canadiens qui estimaient bien connaître leurs droits en matière de vie privée étaient plus susceptibles d’être énormément préoccupés par la protection de leur vie privée.

La moitié des Canadiens sont convaincus d’en savoir suffisamment sur l’incidence des nouvelles technologies sur la protection de leur vie privée.

La moitié des Canadiens (52 %) sont convaincus de posséder suffisamment d’information pour connaître l’incidence que les nouvelles technologies pourraient avoir sur la protection de leur vie privée. Ces résultats indiquent que le niveau de confiance des Canadiens à cet égard a considérablement augmenté depuis la dernière évaluation, il y a deux ans. Il s’agit en outre du niveau de confiance le plus élevé enregistré en plus de 10 ans.

Les Canadiens âgés de 16 à 24 ans étaient plus nombreux que ceux de 35 ans et plus à estimer qu’ils possédaient suffisamment d’information pour connaître l’incidence possible des nouvelles technologies sur leur vie privée. Comparativement aux diplômés universitaires, les Canadiens dont le niveau de scolarité était égal ou inférieur au diplôme d’études secondaires disaient avoir davantage confiance en leur connaissance des nouvelles technologies et de l’incidence de ces dernières sur leur vie privée. En outre, les Canadiens qui ne sont pas préoccupés par la protection de leur vie privée étaient plus susceptibles d’être d’accord avec l’énoncé relatif aux nouvelles technologies et à la protection de la vie privée.

Figure 3: Connaissance de l’incidence des nouvelles technologies sur la protection de la vie privéeFigure 3. Connaissance de l’incidence des nouvelles technologies sur la protection de la vie privée

Version textuelle de la figure 3

Figure 3. Connaissance de l’incidence des nouvelles technologies sur la protection de la vie privée

Question: Veuillez indiquer, sur une échelle de 1 à 7, dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants.

« Je suis convaincu d’en savoir assez pour connaître l’incidence que les nouvelles technologies pourraient avoir sur la protection de ma vie privée. »

Table 3: Connaissance de l’incidence des nouvelles technologies sur la protection de la vie privée
Année D’accord (5-7) Ni d’accord ni en désaccord (4) En désaccord (1-3)
2016 52 % 15 % 32 %
2014 43 % 15 % 41 %
2012 42 % 16 % 40 %
2011 43 % 24 % 31 %
2009 45 % 20 % 33 %
2007 51 % 16 % 32 %
2006 51 % 17 % 31 %
2005 47 % 17 % 34 %
2003 54 % 15 % 27 %
2001 53 % 16 % 27 %
2000 50 % 18 % 29 %

Base: n=1,500

La plupart des Canadiens ont l’impression que leurs renseignements personnels sont de moins en moins bien protégés.

Près de 3 Canadiens sur 4 (74 %) ont l’impression que, dans la vie de tous les jours, leurs renseignements personnels sont moins bien protégés qu’il y a 10 ans. Moins d’un Canadien sur cinq (17 %) était en désaccord avec cette opinion. La proportion des Canadiens estimant que leurs renseignements personnels sont moins bien protégés qu’auparavant a augmenté depuis 2011 et elle atteint cette année le plus haut niveau enregistré depuis le début de la collecte de données sur cette question, en 2005.

Figure 4 : Protection des renseignements personnels en 2016 et 10 ans auparavantFigure 4. Protection des renseignements personnels en 2016 et 10 ans auparavant

Version textuelle de la figure 4

Figure 4. Protection des renseignements personnels en 2016 et 10 ans auparavant

Question: Sur une échelle de 1 à 7, veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants.

« J’estime que mes renseignements personnels sont moins bien protégés dans le cadre de mes activités quotidiennes qu’il y a dix ans. »

Table 4: Protection des renseignements personnels en 2016 et 10 ans auparavant
Année D’accord (5-7) Ni d’accord ni en désaccord (4) En désaccord (1-3)
2016 74 % 8 % 17 %
2014 73 % 8 % 19 %
2012 71 % 11 % 17 %
2011 61 % 24 % 14 %
2009 60 % 16 % 23 %
2007 70 % 11 % 18 %
2006 71 % 11 % 16 %
2005 71 % 12 % 15 %

Base : n = 1 500; NSP/PR = 1 %

Comparativement aux Canadiens des autres régions du pays, les résidants du Québec étaient moins nombreux à considérer que leurs renseignements personnels sont moins bien protégés qu’il y a 10 ans. Les Canadiens de 35 ans et plus étaient par ailleurs les plus susceptibles d’être d’accord avec cet énoncé. De plus, les Canadiens qui ont un diplôme d’études secondaires étaient moins susceptibles de penser que leurs renseignements personnels sont moins bien protégés que les Canadiens possédant un certificat de compétence professionnelle ou ayant fait des études universitaires.

La plupart des Canadiens manquent de confiance en ce qui a trait à la manière dont les organisations recueillent et utilisent leurs renseignements personnels.

La plupart des Canadiens estiment n’exercer aucun contrôle sur la manière dont les organisations recueillent et utilisent leurs renseignements personnels. Parmi les Canadiens interrogés, 48 % sont tout à fait en désaccord avec l’énoncé selon lequel ils exercent un contrôle sur leurs renseignements personnels, alors que 16 % d’entre eux avaient une opinion neutre à ce sujet. Réciproquement, seuls 36 % des répondants estimaient pouvoir exercer un contrôle sur leurs renseignements personnels.

Figure 5 : Contrôle exercé sur la manière dont les organisations recueillent et utilisent les renseignements personnelsFigure 5. Contrôle exercé sur la manière dont les organisations recueillent et utilisent les renseignements personnels

Version textuelle de la figure 5

Figure 5. Contrôle exercé sur la manière dont les organisations recueillent et utilisent les renseignements personnels

Question: Sur une échelle de 1 à 7, veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants.

« J’estime pouvoir exercer un contrôle sur la façon dont les organisations recueillent et utilisent mes renseignements personnels. »

Table 5: Contrôle exercé sur la manière dont les organisations recueillent et utilisent les renseignements personnels
D’accord (5-7) Ni d’accord ni en désaccord (4) En désaccord (1-3)
36 % 16 % 48 %

Base: n=1 500

Les Canadiens de 35 ans et plus et ceux qui possédaient un diplôme collégial ou universitaire étaient plus enclins à penser qu’ils n’exerçaient aucun contrôle sur la manière dont les organisations recueillent et utilisent leurs renseignements personnels.

2. Protection des renseignements personnels dans l’utilisation d’Internet et d’appareils mobiles

La majorité des Canadiens sont préoccupés par la manière dont leurs renseignements personnels accessibles en ligne peuvent être utilisés.

Dans l’ensemble, la majorité des internautes sont préoccupés par l’usage que des entreprises ou des organisations pourraient faire de leurs renseignements personnels accessibles en ligne.

Use of online personal information to make decisions about individuals

Ce qui préoccupe le plus les Canadiens est la possibilité que des entreprises utilisent leurs renseignements personnels pour prendre des décisions les concernant, dans le cas d’une demande de règlement d’assurance ou de protection en matière de santé, par exemple. Si 9 répondants sur 10 ont manifesté au moins une certaine préoccupation, 46 % d’entre eux se sont dits fortement préoccupés par cette question (cotes de 6 ou 7 sur l’échelle de 7 points). Comparativement à 2014, on observe une légère augmentation de la proportion des Canadiens qui manifestent au moins une certaine préoccupation à ce sujet (cette proportion étant passée de 85 % en 2014 à 90 % en 2016), quoique le nombre de Canadiens qui se disent fortement préoccupés par la question soit plus faible cette année.

Figure 6 : Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne pour prendre des décisions au sujet de particuliersFigure 6. Préoccupation quant à la possibilité que des entreprises utilisent les renseignements personnels accessibles en ligne pour prendre des décisions concernant les personnes, dans le cas d’une réclamation d’assurance ou d’une protection en matière de santé, par exemple.

Version textuelle de la figure 6

Figure 6. Préoccupation quant à la possibilité que des entreprises utilisent les renseignements personnels accessibles en ligne pour prendre des décisions concernant les personnes, dans le cas d’une réclamation d’assurance ou d’une protection en matière de santé, par exemple.

Question: En ce qui a trait à l’information vous concernant qui est accessible en ligne, dans quelle mesure craignez-vous que des entreprises ou des organisations utilisent ces renseignements pour prendre des décisions à votre égard, par exemple concernant une réclamation d’assurance ou une protection en matière de santé?

Table 6: Préoccupation quant à la possibilité que des entreprises utilisent les renseignements personnels accessibles en ligne pour prendre des décisions concernant les personnes, dans le cas d’une réclamation d’assurance ou d’une protection en matière de santé, par exemple.
Entreprises qui prennent des décisions sur des questions d’assurance ou de protection santé Préoccupé (6-7) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
2016 46 % 44 % 10 %
2014 50 % 35 % 13 %

Base : n = 1 339; utilisateurs d’Internet; NSP/PR = 1 %

Les Canadiens de 35 ans et plus étaient plus enclins à être fortement préoccupés par cette possibilité, alors que les Canadiens plus jeunes manifestaient plutôt une certaine préoccupation à cet égard.

Utilisation des renseignements personnels en ligne par les sociétés de marketing

Parmi les Canadiens interrogés, 87 % ont manifesté au moins une certaine préoccupation face à la possibilité que leurs renseignements personnels en ligne soient utilisés pour analyser ce qu’ils aiment et n’aiment pas. La proportion de Canadiens fortement préoccupés (43 %) et celle des Canadiens quelque peu préoccupés (44 %) par cette question étaient à peu près équivalentes. Ces résultats montrent que les internautes canadiens sont plus préoccupés par cette question qu’ils ne l’étaient (hausse de sept points de pourcentage depuis 2014).

Les Canadiens de 35 ans et plus étaient plus enclins à être fortement préoccupés par cette possibilité. Sur le plan régional, la probabilité que les répondants expriment une forte préoccupation à l’égard de cette question était plus élevée au Québec qu’en Ontario ou dans les Prairies.

Figure 7 : Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des sociétés de marketingFigure 7. Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des sociétés de marketing pour analyser ce que les personnes aiment et n’aiment pas

Version textuelle de la figure 7

Figure 7. Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des sociétés de marketing pour analyser ce que les personnes aiment et n’aiment pas

Question: En ce qui a trait à l’information vous concernant qui est accessible en ligne, dans quelle mesure craignez-vous que des sociétés de marketing utilisent ces renseignements pour analyser ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas?

Table 7: Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des sociétés de marketing pour analyser ce que les personnes aiment et n’aiment pas
Année Préoccupé (6-7) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
2016 43 % 44 % 13 %
2014 41 % 39 % 18 %

Base : n = 1 339; utilisateurs d’Internet; NSP/PR = 1 %

Utilisation des renseignements personnels en ligne pour déterminer l’aptitude à occuper un emploi

Six Canadiens sur sept (85 %) sont préoccupés par la possibilité que leurs renseignements personnels en ligne soient utilisés pour déterminer leur aptitude à occuper un emploi ou à obtenir une promotion. Près de 4 Canadiens sur 10 (39 %) se sont dits fortement préoccupés (cotes de 6 ou 7), et 46 % sont quelque peu préoccupés par cette possibilité. Dans l’ensemble, le niveau de préoccupation à cet égard est plus élevé qu’il ne l’était en 2014, mais les Canadiens qui se disent fortement préoccupés sont moins nombreux aujourd’hui qu’en 2014 (leur proportion ayant diminué de 4 %).

Figure 8 : Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne pour déterminer l’aptitude à occuper un emploi ou à obtenir une promotionFigure 8. Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des entreprises ou des organisations pour déterminer l’aptitude à occuper un emploi ou à obtenir une promotion

Version textuelle de la figure 8

Figure 8. Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des entreprises ou des organisations pour déterminer l’aptitude à occuper un emploi ou à obtenir une promotion

Question: En ce qui a trait à l’information vous concernant qui est accessible en ligne, dans quelle mesure craignez-vous que des entreprises ou des organisations utilisent ces renseignements pour déterminer si vous êtes apte à occuper un emploi ou à obtenir une promotion?

Table 8: Préoccupation à l’égard de l’utilisation de renseignements personnels en ligne par des entreprises ou des organisations pour déterminer l’aptitude à occuper un emploi ou à obtenir une promotion
Année Préoccupé (6-7) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
2016 39 % 46 % 16 %
2014 43 % 35 % 20 %

Base : n = 1 339; utilisateurs d’Internet; NSP/PR = 1 %

Comparativement aux Canadiens de moins de 25 ans, ceux de 35 ans et plus étaient plus enclins à être préoccupés par l’utilisation de renseignements personnels en ligne pour déterminer l’aptitude à occuper un emploi ou à obtenir une promotion.

Les publicités ciblées donnent aux Canadiens l’impression que leur vie privée est moins bien protégée en ligne et ils estiment qu’on devrait leur demander leur consentement avant d’utiliser de l’information concernant leurs activités sur Internet pour leur adresser de la publicité en ligne ciblée.

Une forte majorité (86 %) d’internautes estiment que les sites Web devraient leur demander leur consentement avant d’utiliser de l’information concernant leurs activités sur Internet pour créer de la publicité en ligne ciblée. Seuls 10 % d’entre eux n’estimaient pas nécessaire que les sites Web demandent le consentement des internautes à cette fin. De plus, plus des deux tiers des internautes (69 %) ont affirmé que les publicités en ligne ciblées leur donnent l’impression que leur vie privée est moins bien protégée en ligne. Un répondant sur cinq (21 %) n’était pas d’accord avec cette affirmation.

Figure 9 : Opinions sur la publicité en ligne cibléeFigure 9. Opinions sur la publicité en ligne ciblée

Version textuelle de la figure 9

Figure 9. Opinions sur la publicité en ligne ciblée

Question: Certaines entreprises utilisent l’information recueillie en suivant les activités d’un utilisateur dans Internet pour lui présenter des publicités en ligne ciblées. Sur une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « complètement en désaccord » et « 7 », « complètement d’accord », veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants au sujet des publicités en ligne ciblées.

Table 9: Opinions sur la publicité en ligne ciblée
Opinions D’accord (5-7) Ni d’accord ni en désaccord (4) En désaccord (1-3)
Les sites Web devraient demander mon consentement avant d’utiliser de l’information concernant mes activités sur Internet pour afficher de la publicité en ligne ciblée. 86 % 5 % 10 %
Les publicités en ligne ciblées me donnent l’impression que ma vie privée est peu protégée en ligne. 69 % 10 % 21 %

Base : n = 1 339; utilisateurs d’Internet

Plus les répondants étaient âgés, plus ils étaient enclins à dire que les publicités en ligne ciblées leur donnent l’impression que leur vie privée est moins bien protégée. En outre, les Canadiens de 35 ans et plus et ceux qui détiennent une attestation de compétence professionnelle étaient plus nombreux à considérer que les sites Web devraient leur demander leur consentement avant d’utiliser de l’information les concernant pour créer de la publicité en ligne ciblée.

La majorité des utilisateurs d’appareils mobiles prennent des mesures de sécurité.

Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à prendre des mesures de sécurité lorsqu’ils se servent d’appareils mobiles. Parmi les utilisateurs de tels appareils, 82 % affirment avoir désinstallé ou ne pas avoir installé une application parce qu’ils ne souhaitaient pas fournir les renseignements personnels qui leur étaient demandés (comparativement à 75 % en 2014 et à 55 % en 2012). De plus, la proportion des utilisateurs d’appareils mobiles qui règlent les paramètres de leur téléphone intelligent ou de leur tablette électronique de manière à limiter la quantité de renseignements personnels qu’ils communiquent a augmenté de façon régulière, passant de 40 % en 2011 à 76 % en 2016.

Figure 10 : Mesures de sécurité prises par les utilisateurs d’appareils mobilesFigure 10. Mesures de sécurité prises par les utilisateurs d’appareils mobiles

Version textuelle de la figure 10

Figure 10. Mesures de sécurité prises par les utilisateurs d’appareils mobiles

Question: Veuillez me dire si vous faites l’une des choses suivantes. Vous arrive-t-il de…

Table 10: Mesures de sécurité prises par les utilisateurs d’appareils mobiles
Mesures de sécurité 2016 2014 2012 2011
Régler les paramètres pour limiter la quantité de renseignements personnels communiqués 76 % 72 % 53 % 40 %
Ne pas installer/désinstaller des applications 82 % 75 % 55 %  

Base : n = 1 156; utilisateurs d’appareils mobiles

Les utilisateurs d’appareils mobiles de 55 ans et plus étaient moins nombreux à régler les paramètres de leur téléphone intelligent ou de leur tablette électronique ou à désinstaller ou à ne pas installer une application par souci de protection de leurs renseignements personnels.

Quatre Canadiens sur dix lisent la politique de confidentialité se rapportant aux applications.

Bien que la majorité des utilisateurs d’appareils mobiles prennent des mesures de sécurité, seuls 4 utilisateurs sur 10 (41 %) ont affirmé lire la politique de confidentialité se rapportant aux applications avant de télécharger celles-ci. La majorité des utilisateurs (58 %) ne le font pas.

Figure 11 : Politiques de confidentialité se rapportant aux applicationsFigure 11. Politiques de confidentialité se rapportant aux applications

Version textuelle de la figure 11

Figure 11. Politiques de confidentialité se rapportant aux applications

Question: Veuillez me dire si vous faites l’une des choses suivantes. Vous arrive-t-il de…

« Lire la politique de confidentialité se rapportant à des applications avant de les télécharger? »

Table 11: Politiques de confidentialité se rapportant aux applications
Réponse Lire la politique de confidentialité
Oui 41 %
Non 58 %

Base : n = 1 156; utilisateurs d’appareils mobiles

3. Réputation et respect de la vie privée

Près de cinq Canadiens sur six sont préoccupés par leur réputation et par la protection de leur vie privée.

Quatre-vingt-deux pour cent des Canadiens ont manifesté au moins une certaine préoccupation face à la possibilité que certaines de leurs photos ou des messages restent en ligne pour toujours et qu’ils nuisent à leur réputation. Plus précisément, plus de la moitié d’entre eux se disent certainement préoccupés (cotes de 6 ou 7), 44 % énormément préoccupés, 14 % préoccupés et 24 % quelque peu préoccupés (cotes de 3 à 5) par cette possibilité. Par ailleurs, 16 % ne sont pas préoccupés par cette question.

Figure 12 : Niveau de préoccupation personnelle quant à la réputation et à la vie privéeFigure 12. Niveau de préoccupation personnelle quant à la réputation et à la vie privée

Version textuelle de la figure 12

Figure 12. Niveau de préoccupation personnelle quant à la réputation et à la vie privée

Question: En terminant, je vais lire une liste d’enjeux concernant la protection de la vie privée auxquels font face les Canadiens. Sur une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout préoccupé » et « 7 », « énormément préoccupé », veuillez me dire dans quelle mesure chacun de ces enjeux vous préoccupe personnellement. Qu’en est-il de…

« La possibilité que du contenu, comme des photos ou des commentaires, reste pour toujours dans Internet et puisse nuire à votre réputation. »

Table 12: Niveau de préoccupation personnelle quant à la réputation et à la vie privée
Énormément préoccupé (7) Préoccupé (6) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
44 % 14 % 24 % 16 %

Base: n=1 500

La probabilité d’être énormément préoccupés au sujet de leur réputation en ligne augmentait avec l’âge et était plus élevée parmi les femmes.

Les contenus affichés en ligne ont eu des répercussions négatives sur moins d’un Canadien sur cinq.

Peu d’internautes canadiens (17 %) ont affirmé qu’un contenu affiché en ligne à leur sujet a eu des répercussions négatives quelconques pour eux. La majorité d’entre eux (82 %) n’ont subi aucune répercussion négative découlant de la diffusion de contenus en ligne. Ces résultats sont identiques à ceux de 2014.

Les internautes de 55 ans et plus étaient moins nombreux que les internautes plus jeunes à avoir subi des répercussions négatives du fait qu’eux-mêmes ou une autre personne ont diffusé du contenu à leur sujet en ligne. Réciproquement, les internautes âgés de 16 à 24 ans et ceux âgés de 25 à 34 ans étaient plus nombreux que les internautes plus âgés à signaler des répercussions négatives. En outre, ceux qui estimaient mal connaître leurs droits en matière de vie privée étaient plus enclins à affirmer avoir subi des répercussions négatives découlant de l’affichage de contenus en ligne.

Figure 13 : Répercussions négatives de la diffusion de contenus en ligneFigure 13. Répercussions négatives de la diffusion de contenus en ligne

Version textuelle de la figure 13

Figure 13. Répercussions négatives de la diffusion de contenus en ligne

Question: Est-il déjà arrivé qu’un contenu affiché en ligne à votre sujet ait des répercussions négatives dans votre vie d’une façon ou d’une autre? Il pourrait s’agir de contenu affiché par vous même ou par une autre personne, par exemple une photo, des commentaires ou tout autre type de contenu.

Table 13: Répercussions négatives de la diffusion de contenus en ligne
Un contenu affiché en ligne a eu des répercussions négatives dans la vie du répondant 17 %
AUCUN contenu affiché en ligne n’a eu de répercussions négatives dans la vie du répondant 82 %

Base : n = 1 339; utilisateurs d’Internet; NSP/PR = 1 %

4. Le corps comme source d’information

La plupart des Canadiens sont préoccupés par l’utilisation de renseignements concernant leur corps.

De nombreux Canadiens (85 %) ont manifesté au moins une certaine préoccupation à l’égard de la collecte et de l’utilisation de données concernant leur corps (comme leurs empreintes digitales, leur ADN ou leur condition physique) à des fins non médicales, par exemple pour déterminer leur admissibilité à un régime d’assurance ou le montant de leur prime. Parmi les personnes qui éprouvent des craintes à cet égard, 42 % étaient énormément préoccupées, 16 % étaient préoccupées et 27 % quelque peu préoccupées. Enfin, 15 % d’entre elles ont affirmé ne pas être préoccupées par la collecte et l’utilisation de renseignements concernant leur corps.

Figure 14 : Niveau de préoccupation personnelle : le corps comme source d’informationFigure 14. Niveau de préoccupation personnelle : le corps comme source d’information

Version textuelle de la figure 14

Figure 14. Niveau de préoccupation personnelle : le corps comme source d’information

Question: En terminant, je vais lire une liste d’enjeux concernant la protection de la vie privée auxquels font face les Canadiens. Sur une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout préoccupé » et « 7 », « énormément préoccupé », veuillez me dire dans quelle mesure chacun de ces enjeux vous préoccupe personnellement. Qu’en est-il de…?

« La collecte et l’utilisation d’information prélevée sur votre corps, comme vos empreintes digitales, votre ADN ou votre condition physique, pour des raisons non médicales, par exemple pour déterminer si vous êtes admissible à une assurance ou pour en fixer la prime. »

Table 14: Niveau de préoccupation personnelle : le corps comme source d’information
Énormément préoccupé (7) Préoccupé (6) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
42 % 16 % 27 % 15 %

Base: n=1 500

Les Canadiens de moins de 25 ans étaient beaucoup moins enclins à être très préoccupés (cotes de 6 ou 7) par la collecte et l’utilisation de renseignements concernant leur corps à des fins non médicales, par exemple pour déterminer leur admissibilité à un régime d’assurance.

Préoccupation de niveau moyen, mais très répandue, au sujet de la communication de renseignements concernant le corps

On a demandé aux Canadiens d’évaluer leur niveau de préoccupation quant à la possibilité qu’on leur demande de fournir des renseignements concernant leur corps. Les Canadiens sont préoccupés par les possibilités suivantes :

  • Fournir un échantillon de leur salive pour qu’un test génétique puisse être effectué afin de déterminer s’ils sont susceptibles de souffrir de certains problèmes de santé dans l’avenir (75 %).
  • Fournir un échantillon de leur salive pour qu’un test génétique puisse être effectué à des fins généalogiques (74 %).
  • Permettre que des données sur le nombre de pas qu’ils font et le nombre de calories qu’ils brûlent quotidiennement ou sur leur rythme cardiaque soient analysées et utilisées pour leur faire des offres commerciales (74 %).
  • Se soumettre à un balayage de l’iris pour accélérer les formalités de passage à la frontière au Canada et aux États-Unis (62 %).

Les Canadiens qui ont exprimé de hauts niveaux de préoccupation sont enclins à être très préoccupés par la possibilité d’avoir à fournir un échantillon de leur salive à des fins de tests génétiques, 33 % d’entre eux s’étant dits très préoccupés par ce risque d’atteinte à leur vie privée. En revanche, les Canadiens sont moins enclins à se dire très préoccupés à l’idée de subir un balayage de l’iris pour accélérer les formalités de passage à la frontière au Canada et aux États-Unis. En fait, une majorité simple (36 %) de répondants ont affirmé ne pas être préoccupés par cette possibilité.

Figure 15 : Préoccupation au sujet de la communication de renseignements concernant le corpsFigure 15. Préoccupation au sujet de la communication de renseignements concernant votre corps dans différentes situations

Version textuelle de la figure 15

Figure 15. Préoccupation au sujet de la communication de renseignements concernant votre corps dans différentes situations

Question: Les avancées technologiques facilitent la collecte et l’utilisation de renseignements concernant notre corps à des fins non médicales, par exemple nos empreintes digitales et notre ADN. En ce qui a trait aux risques d’atteinte à votre vie privée, dans quelle mesure la communication d’information concernant votre corps dans les scénarios suivants vous préoccupe-t-elle? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout » et « 7 », « énormément ».

Table 15: Préoccupation au sujet de la communication de renseignements concernant votre corps dans différentes situations
Préoccupation au sujet de la communication Très préoccupé (7) Préoccupé (6) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
Faire prélever un échantillon de salive pour permettre à une entreprise d’effectuer un test génétique qui déterminera si vous êtes susceptible de souffrir de problèmes de santé à l’avenir*. 33 % 13 % 29 % 25 %
Faire prélever un échantillon de votre salive pour permettre à une entreprise d’effectuer un test génétique qui vous aidera à en savoir plus sur vos ancêtres*. 29 % 9 % 36 % 25 %
Permettre que les données concernant le nombre de pas que vous faites, le nombre de calories que vous brûlez et votre fréquence cardiaque soient recueillies par un appareil de suivi de la condition physique, puis analysées et utilisées pour vous faire des offres commerciales. 28 % 12 % 34 % 26 %
Subir un balayage de votre iris pour accélérer les formalités de passage aux frontières au Canada et aux États-Unis. 25 % 9 % 28 % 36 %

Base : n = 1 500; *Échantillon fragmenté; question posée à la moitié des répondants; n = 750

Ici encore, on note des différences manifestes selon l’âge et le niveau de scolarité des Canadiens à l’égard du risque d’atteinte à leur vie privée que posent les technologies et services de collecte de renseignements concernant leur corps. En effet, les Canadiens de moins de 25 ans étaient moins enclins à être préoccupés à l’idée de fournir un échantillon de leur salive à des fins de tests génétiques, de subir un balayage de l’iris pour accélérer les formalités de passage à la frontière ou à l’idée que des données sur leur forme physique et leur état de santé soient recueillies et utilisées. Pour leur part, les Canadiens de 55 ans et plus étaient plus enclins à être fortement préoccupés à l’idée de fournir un échantillon de leur salive à des fins de tests génétiques ou à des fins généalogiques, ou à l’idée que des données sur leur forme physique et leur état de santé soient recueillies et utilisées.

5. L’économie des renseignements personnels

La majorité des Canadiens sont préoccupés par l’obtention d’information claire sur les pratiques de protection de la vie privée appliquées par les entreprises.

La majorité des Canadiens ont manifesté au moins une certaine préoccupation au sujet de leur capacité à obtenir de la part des entreprises de l’information claire sur la manière dont elles recueillent et utilisent leurs renseignements personnels, information qui leur permettrait de faire des choix éclairés. En effet, 37 % d’entre eux étaient énormément préoccupés, un sur cinq était préoccupé (20 %) et un peu plus d’un tiers (35 %) étaient quelque peu préoccupés par la possibilité d’obtenir l’information nécessaire pour faire des choix éclairés.

Figure 16 : Niveau de préoccupation personnelle : économie des renseignements personnelsFigure 16. Niveau de préoccupation personnelle : économie des renseignements personnels

Version textuelle de la figure 16

Figure 16. Niveau de préoccupation personnelle : économie des renseignements personnels

Question: En terminant, je vais lire une liste d’enjeux concernant la protection de la vie privée auxquels font face les Canadiens. Sur une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout préoccupé » et « 7 », « énormément préoccupé », veuillez me dire dans quelle mesure chacun de ces enjeux vous préoccupe personnellement. Qu’en est-il de..?

« Votre capacité d’obtenir auprès des entreprises de l’information claire vous permettant de faire des choix réfléchis concernant la façon dont elles recueillent et utilisent vos renseignements personnels. »

Table 16: Niveau de préoccupation personnelle : économie des renseignements personnels
Énormément préoccupé (7) Préoccupé (6) Quelque peu préoccupé (3-5) Pas préoccupé (1-2)
37 % 20 % 35 % 7 %

Base: n=1 500

Le niveau de préoccupation augmentait selon l’âge des répondants. En effet, les Canadiens de 55 ans et plus étaient plus enclins à être énormément préoccupés par la possibilité d’obtenir des entreprises l’information précise pour faire des choix éclairés, alors que les Canadiens de moins de 25 ans étaient moins enclins à être préoccupés par cette question.

En raison des atteintes à la vie privée dont les médias ont fait état, les Canadiens ne sont pas disposés à communiquer leurs renseignements personnels.

La plupart des Canadiens (85 %) ont affirmé que les reportages sur les atteintes à la vie privée ont influé au moins dans une certaine mesure sur leur disposition à communiquer leurs renseignements personnels, et 35 % ont affirmé que ces reportages les avaient grandement influencés. Ces résultats sont semblables à ceux enregistrés en 2014, lorsque 31 % des Canadiens affirmaient que les reportages sur les atteintes à la vie privée avaient grandement influé sur leur disposition à communiquer leurs renseignements personnels.

Les Canadiens de 55 ans et plus étaient plus nombreux, et ceux qui ont fait des études universitaires moins nombreux, à avoir été grandement influencés par ces reportages.

Figure 17 : Incidence des atteintes à la vie privée sur la disposition à communiquer des renseignements personnelsFigure 17. Incidence des atteintes à la vie privée sur la disposition à communiquer des renseignements personnels

Version textuelle de la figure 17

Figure 17. Incidence des atteintes à la vie privée sur la disposition à communiquer des renseignements personnels

Question: Les médias ont récemment fait état de plusieurs cas d’atteinte à la sécurité de renseignements personnels sensibles, par exemple des photos intimes et des renseignements relatifs à des cartes de crédit ou de débit qui ont été perdus, volés ou rendus publics. Dans quelle mesure ces incidents ont-ils influé sur votre disposition à communiquer des renseignements personnels à des organisations?

Table 17: Incidence des atteintes à la vie privée sur la disposition à communiquer des renseignements personnels
La disposition à communiquer des renseignements personnels 2016 2014
Beaucoup (7) 35 % 31 %
(6) 17 % 13 %
(5) 17 % 16 %
(4) 10 % 10 %
(3) 6 % 7 %
(2) 5 % 6 %
Pas du tout (1) 10 % 16 %

La majorité des Canadiens ont pris des mesures pour gérer leurs renseignements personnels.

Les trois quarts des Canadiens (76 %) ont refusé de fournir des renseignements personnels à des organisations. Ces résultats concordent avec ceux de 2014, lorsque 77 % des Canadiens ont déclaré avoir refusé de fournir à une organisation certains renseignements les concernant.

De plus, la moitié des Canadiens (51 %) ont affirmé avoir choisi de ne pas faire affaire avec une entreprise en raison de ses pratiques de protection des renseignements personnels.

Figure 18 : Mesures prises pour gérer les renseignements personnelsFigure 18. Mesures prises pour gérer les renseignements personnels

Version textuelle de la figure 18

Figure 18. Mesures prises pour gérer les renseignements personnels

Question: Avez-vous déjà…?

Table 18: Mesures prises pour gérer les renseignements personnels
Pourcentage des répondants qui ont refusé de fournir des renseignements personnels à des organisations 76 %
Pourcentage des répondants qui ont choisi de ne pas faire affaire avec une entreprise en raison de ses pratiques de protection des renseignements personnels 51 %

Base: n=1 500

Les Canadiens de 55 ans et plus étaient moins nombreux, et ceux de 35 à 54 ans plus nombreux, à avoir refusé de fournir des renseignements personnels à des organisations en raison de leurs pratiques de protection des renseignements personnels. Pour leur part, les Canadiens qui détiennent un diplôme d’études secondaires étaient moins nombreux à avoir refusé de fournir des renseignements personnels à des organisations, et ceux qui détiennent un certificat de compétence professionnelle plus nombreux, à avoir refusé de faire affaire avec une entreprise en raison de ses pratiques de protection des renseignements personnels.

Toutes les mesures sont perçues de façon positive par les Canadiens, mais l’imposition d’amendes est celle qui influencerait le plus leur disposition à faire affaire avec des entreprises.

On a demandé aux répondants quelle incidence les mesures ci après auraient sur leur disposition à faire affaire avec une entreprise qui recueille leurs renseignements personnels :

  • L’entreprise vous communique de l’information claire et facile à comprendre concernant ses pratiques de protection de la vie privée et précise notamment comment elle utilise vos renseignements personnels.
  • L’entreprise vous offre diverses options vous permettant de déterminer si elle pourrait utiliser vos renseignements personnels et, dans ce cas, quelle utilisation elle pourrait en faire.
  • L’entreprise fait valoir ses pratiques de protection de la vie privée en affichant le sceau d’approbation d’une autorité indépendante de protection de la vie privée.
  • En vertu des lois canadiennes, l’entreprise ferait face à de lourdes pénalités financières, par exemple de fortes amendes, si elle utilisait à mauvais escient vos renseignements personnels.

Toutes ces mesures auraient pour effet d’accroître la disposition d’au moins 6 Canadiens sur 10 à faire affaire avec une entreprise qui recueille leurs renseignements personnels. Les mesures punitives se démarquent toutefois. En effet, une majorité simple parmi les répondants (41 %) affirme que le fait de savoir que l’entreprise se verrait infliger de lourdes pénalités financières si elle utilisait à mauvais escient leurs renseignements personnels accroîtrait certainement leur disposition à faire affaire avec elle.

Figure 19 : Pratiques et lois visant à protéger la vie privée et disposition à faire affaire avec une entrepriseFigure 19. Mesure dans laquelle les pratiques et les lois visant à protéger la vie privée influent sur la disposition à faire affaire avec une entreprise

Version textuelle de la figure 19

Figure 19. Mesure dans laquelle les pratiques et les lois visant à protéger la vie privée influent sur la disposition à faire affaire avec une entreprise

Question: De nombreuses entreprises recueillent des renseignements personnels concernant les consommateurs pour en savoir plus à leur sujet. Quelle incidence les possibilités suivantes auraient-elles sur votre disposition à faire affaire avec une entreprise qui recueille vos renseignements personnels? Et si …. Est-ce que cela devrait certainement ou probablement ou ne devrait probablement pas ou pas du tout accroître votre disposition à faire affaire avec l’entreprise?

Table 19: Mesure dans laquelle les pratiques et les lois visant à protéger la vie privée influent sur la disposition à faire affaire avec une entreprise
Pratiques et lois Certainement Probablement Probablement pas Certainement pas
En vertu des lois canadiennes, l’entreprise ferait face à de lourdes pénalités financières, par exemple de fortes amendes, si elle utilisait à mauvais escient vos renseignements personnels. 41 % 30 % 15 % 13 %
L’entreprise vous communique de l’information claire et facile à comprendre concernant ses pratiques de protection de la vie privée. 24 % 46 % 18 % 11 %
L’entreprise fait valoir ses pratiques de protection de la vie privée en affichant le sceau d’approbation d’une autorité indépendante de protection de la vie privée. 22 % 42 % 22 % 13 %
L’entreprise vous offre diverses options vous permettant, par exemple, de déterminer si elle pourrait utiliser vos renseignements personnels. 20 % 40 % 22 % 16 %

Base : n = 1 500; NSP/PR = 1 %

Les Canadiens étaient peu enclins à accorder de l’importance au fait que certaines entreprises leur offrent diverses options leur permettant de contrôler l’utilisation qu’elles font de leurs renseignements personnels. Alors que 60 % des répondants estimaient que cette possibilité les encouragerait probablement ou certainement à faire affaire avec une entreprise, près de 4 répondants sur 10 ont affirmé que ce ne serait probablement pas (22 %) ou certainement pas (16 %) le cas.

Les mesures visant à encourager les Canadiens à faire affaire avec des entreprises qui recueillent leurs renseignements personnels étaient moins populaires auprès des Canadiens d’un certain âge (plus de 55 ans). Ces répondants étaient en effet moins enclins que les plus jeunes à affirmer que de telles mesures les encourageraient certainement à faire affaire avec une entreprise qui recueille leurs renseignements personnels.

6. La surveillance gouvernementale

De nombreux Canadiens sont préoccupés par la surveillance qu’exerce le gouvernement sur leurs activités.

En tout, 81 % des Canadiens ont manifesté au moins une certaine préoccupation quant à la surveillance qu’exerce le gouvernement sur leurs activités à des fins de sécurité nationale ou publique. Plus précisément, 4 personnes sur 10 se sont respectivement dites quelque peu, certainement (15 %) ou énormément (26 %) préoccupées par cette question. Environ une personne sur cinq (19 %) n’a manifesté aucune préoccupation à cet égard.

Figure 20 : Niveau de préoccupation personnelle : la surveillance gouvernementaleFigure 20. Niveau de préoccupation personnelle : la surveillance gouvernementale

Version textuelle de la figure 20

Figure 20. Niveau de préoccupation personnelle : la surveillance gouvernementale

Question: En terminant, je vais lire une liste d’enjeux concernant la protection de la vie privée auxquels font face les Canadiens. Sur une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout préoccupé » et « 7 », « énormément préoccupé », veuillez me dire dans quelle mesure chacun de ces enjeux vous préoccupe personnellement. Qu’en est-il de…?

« La surveillance de vos activités par le gouvernement pour assurer la sécurité nationale ou la sécurité publique. »

Table 20: Niveau de préoccupation personnelle : la surveillance gouvernementale
Surveillance gouvernementale Pourcentage
Énormément préoccupé (7) 26 %
Préoccupé (6) 15 %
Quelque peu préoccupé (3-5) 40 %
Pas préoccupé (1-2) 19 %

Base: n=1 500

La probabilité d’être préoccupés par la surveillance qu’exerce le gouvernement augmentait avec l’âge et atteignait un sommet parmi les Canadiens de 55 ans et plus.

Les Canadiens souhaitent plus de transparence quant à la collecte de renseignements personnels sans mandat; la moitié d’entre eux estiment que les organismes de renseignement et d’application de la loi ne disposent pas de pouvoirs suffisants.

Sept Canadiens sur dix (70 %) souhaitent que les organismes de renseignement et d’application de la loi déclarent la fréquence à laquelle ils recueillent des renseignements personnels sans avoir obtenu l’autorisation d’un tribunal. En outre, la moitié (50 %) des Canadiens sont d’accord que les organismes de renseignement et d’application de la loi ne disposent pas de pouvoirs suffisants afin de recueillir des renseignements confidentiels auprès de citoyens pour assurer la sécurité nationale et la sécurité publique. Près de la moitié ne sont pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle ces organismes doivent obtenir plus de pouvoirs : 33 % sont en désaccord avec l’énoncé proposé et 14 % ne sont ni d’accord ni en désaccord avec l’énoncé.

Figure 21 : Attitudes à l’égard de la collecte de renseignements personnels par le gouvernementFigure 21. Attitudes à l’égard de la collecte de renseignements personnels par des organismes de renseignement et d’application de la loi

Version textuelle de la figure 21

Figure 21. Attitudes à l’égard de la collecte de renseignements personnels par des organismes de renseignement et d’application de la loi

Question: Sur une échelle de 1 à 7, veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants.

 
Table 21: Attitudes à l’égard de la collecte de renseignements personnels par des organismes de renseignement et d’application de la loi
Attitudes D’accord (5-7) Ni d’accord ni en désaccord (4-5) En désaccord (1-3)
Les organismes de renseignement et d’application de la loi devraient avoir l’obligation de déclarer publiquement le nombre de demandes d’information qu’ils ont présentées concernant les activités en ligne et les appels téléphoniques des particuliers sans avoir eu l’autorisation d’un tribunal. 70 % 10 % 17 %
Les organismes de renseignement et d’application de la loi ne disposent pas de pouvoirs suffisants afin de recueillir des renseignements confidentiels auprès de citoyens pour assurer la sécurité nationale et la sécurité publique. 50 % 14 % 33 %

Base : n = 1 500; NSP/PR = 2-3 %

Les Canadiens de moins de 25 ans sont peu nombreux à penser que les organismes de renseignement et d’application de la loi devraient avoir l’obligation de déclarer le nombre de demandes de renseignements sur les activités en ligne et téléphoniques personnelles présentées sans avoir obtenu l’autorisation d’un tribunal.

La proportion de Canadiens qui étaient d’accord avec l’énoncé selon lequel les organismes de renseignement et d’application de la loi ne disposent pas de pouvoirs suffisants afin de recueillir des renseignements confidentiels auprès de citoyens augmentait avec l’âge des répondants et atteignait un sommet parmi les personnes de 55 ans et plus.

Faible niveau de connaissance des activités de collecte de renseignements au Canada

Lorsqu’on leur a demandé d’évaluer dans quelle mesure ils savaient quelle information est recueillie, utilisée ou communiquée dans le cadre des activités des organismes de renseignement au Canada, plus de la moitié des Canadiens ont affirmé avoir une mauvaise connaissance (42 %) ou n’en avoir aucune (14 %) à ce sujet. Par ailleurs, près de deux Canadiens sur cinq (38 %) ont dit avoir une connaissance moyenne et 5 %, une très grande connaissance à ce sujet.

Figure 22 : Connaissance des activités de collecte de renseignements au CanadaFigure 22. Connaissance des activités de collecte de renseignements au Canada

Version textuelle de la figure 22

Figure 22. Connaissance des activités de collecte de renseignements au Canada

Question: Comment évalueriez-vous votre connaissance quant à savoir quelle information est recueillie, utilisée ou communiquée dans le cadre des activités des organismes de renseignement au Canada?

Table 22: Connaissance des activités de collecte de renseignements au Canada
Connaissance 2016
Très grande 5 %
Moyenne 38 %
Mauvaise 42 %
Aucune 14 %

Base: n=1 500

Les Canadiens de 55 ans et plus étaient plus nombreux à affirmer qu’ils avaient une connaissance moyenne au sujet des renseignements recueillis, utilisés ou communiqués dans le cadre des activités de collecte de renseignements. Quant aux Canadiens âgés de 25 à 34 ans, ils étaient plus nombreux à dire qu’ils n’avaient aucune connaissance à ce sujet. De plus, les personnes ayant fait des études de niveau collégial étaient plus nombreuses à dire qu’elles avaient une connaissance moyenne de cette question.

Piètre connaissance de ce que fait le gouvernement du Canada des renseignements personnels des citoyens

La plupart des Canadiens ne savent pas ce que le gouvernement du Canada fait des renseignements personnels qu’il recueille auprès des citoyens. En fait, 64 % d’entre eux admettent ne pas bien savoir ce que fait le gouvernement du Canada de leurs renseignements personnels. Le quart (24 %) des Canadiens, seulement, se sont dits en désaccord avec l’énoncé, ce qui signifie qu’ils estiment savoir ce que le gouvernement fait des renseignements personnels des Canadiens.

Figure 23 : Connaissance des pratiques de collecte de renseignements au CanadaFigure 23. Connaissance des pratiques de collecte de renseignements au Canada

Version textuelle de la figure 23

Figure 23. Connaissance des pratiques de collecte de renseignements au Canada

Question: Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec chacun des énoncés suivants.

Je ne comprends pas bien ce que le gouvernement du Canada fait des renseignements personnels qu’il recueille auprès des citoyens.

Table 23: Connaissance des pratiques de collecte de renseignements au Canada
D’accord (5-7) Ni d’accord ni en désaccord (4) En désaccord (1-3)
64 % 11 % 24 %

Base: n=1 500

Les répondants de 55 ans et plus étaient plus nombreux à admettre qu’ils ne savaient pas bien ce que fait le gouvernement du Canada des renseignements personnels qu’il recueille. Les 16 à 24 ans étaient par contre plus nombreux à se dire en désaccord avec l’énoncé. De plus, les Canadiens qui détiennent un diplôme d’études secondaires étaient plus nombreux à dire qu’ils ne savaient pas ce que le gouvernement du Canada fait des renseignements personnels qu’il recueille; pour leur part, les diplômés universitaires étaient plus nombreux à se dire en désaccord avec l’énoncé.

7. Lois sur la protection de la vie privée

La plupart des Canadiens aimeraient que le gouvernement modifie les lois canadiennes sur la protection de la vie privée.

On a demandé aux répondants si le gouvernement devrait certainement ou probablement, ou ne devrait probablement pas ou certainement pas apporter les modifications ci dessous aux lois canadiennes sur la protection de la vie privée :

  • Interdire au gouvernement de recueillir des renseignements personnels concernant des Canadiens à moins que ces renseignements ne soient essentiels pour gérer un programme gouvernemental.
  • Obliger légalement le gouvernement à prendre en compte les risques d’atteinte à la vie privée associés à tout nouveau programme ou à toute nouvelle loi.
  • Imposer légalement aux cabinets des ministres et du premier ministre les mêmes obligations en vertu des lois qui s’appliquent aux ministères et organismes gouvernementaux en ce qui a trait à la protection de la vie privée.
  • Obliger légalement les ministères et organismes fédéraux à mettre en place des mesures de protection suffisantes pour protéger les renseignements personnels qu’ils recueillent concernant les Canadiens.
  • Obliger légalement le gouvernement à appliquer les recommandations formulées pour améliorer les pratiques de protection de la vie privée lorsqu’une enquête révèle des problèmes.

Selon la plupart des Canadiens, toutes ces mesures devraient probablement ou certainement être intégrées aux mises à jour des lois qui régissent les obligations des ministères et des organismes fédéraux en ce qui a trait à la protection de la vie privée. En fait, à une exception près, la majorité des Canadiens ont déclaré que toutes ces mesures devraient certainement figurer dans les lois canadiennes sur la protection de la vie privée.

Figure 24 : Attitudes à l’égard de la modernisation des lois canadiennes sur la protection de la vie privéeFigure 24. Attitudes à l’égard de la modernisation des lois canadiennes sur la protection de la vie privée

Version textuelle de la figure 24

Figure 24. Attitudes à l’égard de la modernisation des lois canadiennes sur la protection de la vie privée

Question: Les lois régissant les obligations des ministères et organismes fédéraux en matière de protection de la vie privée ont été adoptées il y a 30 ans. Le Parlement étudie actuellement ces lois pour déterminer comment elles pourraient être actualisées. À votre avis, lorsque le législateur modernisera les lois canadiennes sur la protection des renseignements personnels, devrait-il certainement ou probablement ou ne devrait-il probablement pas ou pas du tout…

Table 24: Attitudes à l’égard de la modernisation des lois canadiennes sur la protection de la vie privée
Attitudes Certainement Probablement Probablement pas ou certainement pas
Obliger légalement le gouvernement à mettre en place des mesures de protection suffisantes pour protéger les renseignements personnels qu’il recueille sur les Canadiens. 78 % 17 % 4 %
Imposer légalement aux cabinets des ministres et du premier ministre les mêmes obligations qui s’appliquent aux ministères et organismes gouvernementaux en ce qui a trait à la protection de la vie privée. 71 % 22 % 6 %
Obliger légalement le gouvernement à appliquer les recommandations formulées pour améliorer les pratiques de protection de la vie privée lorsqu’une enquête révèle des problèmes. 69 % 25 % 5 %
Obliger légalement le gouvernement à prendre en compte les risques d’atteinte à la vie privée associés à tout nouveau programme ou à toute nouvelle loi. 66 % 27 % 6 %
Interdire au gouvernement de recueillir des renseignements personnels concernant des Canadiens à moins que ces renseignements ne soient essentiels pour gérer un programme gouvernemental. 47 % 35 % 17 %

Base : n = 1 500; NSP/PR = 1 %

La modification qui se situe en tête de liste, et qui devrait certainement être apportée par le gouvernement selon 78 % des répondants, vise l’obligation juridique, pour le gouvernement, de mettre en place des mesures de protection suffisantes pour protéger les renseignements personnels qu’il recueille au sujet des Canadiens. Viennent ensuite dans des proportions à peu près semblables des modifications certainement souhaitées par les répondants, d’une part, l’imposition aux cabinets des ministres et du premier ministre des mêmes obligations législatives en matière de protection de la vie privée qu’au reste du gouvernement (71 %) et, d’autre part, l’application des recommandations formulées pour améliorer les pratiques de protection de la vie privée lorsqu’une enquête révèle des problèmes (69 %). Les deux tiers (66 %) estiment que le gouvernement devrait certainement être légalement obligé à prendre en compte les risques d’atteinte à la vie privée associés à tout nouveau programme ou à toute nouvelle loi.

L’exception concerne la collecte de renseignements personnels auprès des Canadiens. Moins de la moitié (47 %) des Canadiens ont affirmé qu’ils souhaitent certainement que les lois sur la protection de la vie privée soient modernisées et qu’elles interdisent au gouvernement de recueillir des renseignements personnels auprès des citoyens, à moins que ces renseignements ne soient essentiels à la gestion d’un programme gouvernemental. Un peu plus du tiers (35 %) pensent que cette mesure devrait probablement être intégrée à la loi, alors que 17 % affirment qu’elle ne devrait probablement pas ou certainement pas l’être.

Les jeunes Canadiens étaient moins enclins à affirmer que l’une ou l’autre de ces mesures devrait certainement être adoptée dans le cadre de la modernisation des lois canadiennes sur la protection de la vie privée. Les différences associées au niveau de scolarité se répartissaient de façon égale à l’égard des différentes mesures : les Canadiens ayant fait des études de niveau secondaire étaient moins nombreux à dire que le gouvernement devrait certainement envisager l’application de l’une ou l’autre de ces mesures.

Annexe

Annexe 1: Questionnaire

Introduction

Bonjour, je m’appelle [ nom ] . Je vous téléphone au nom de la maison de recherche sur l’opinion publique Phoenix. Nous menons un sondage pour le gouvernement du Canada en vue d’explorer des questions d’intérêt pour les Canadiens. Le sondage vous prendra une dizaine de minutes et la participation est volontaire. Vos réponses demeureront strictement confidentielles et anonymes. Ce sondage a été enregistré auprès de l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing.

Would you prefer to continue in English or French? / Préférez-vous continuer en anglais ou en français?

[POUR LES RÉPONDANTS DE L’ÉCHANTILLON DES UTILISATEURS DE TÉLÉPHONE CELLULAIRE, SAUTEZ LA QUESTION A ET PASSEZ À LA QUESTION CS1]

C. J’aimerais parler à une personne de votre ménage qui a 16 ans ou plus. Avez-vous 16 ans ou plus?

    Oui                       PASSEZ À LA QUESTION B 
    Non                       DEMANDEZ À PARLER AVEC UNE PERSONNE 
                             ADMISSIBLE / RÉPÉTEZ L’INTRODUCTION

[UNIQUEMENT POUR LES RÉPONDANTS DE L’ÉCHANTILLON DES UTILISATEURS DE TÉLÉPHONE CELLULAIRE]

CS1. Est-ce que je vous ai appelé sur votre téléphone cellulaire?

    Oui                                       
    Non                                       PASSEZ À LA QUESTION B

CS2. Avez-vous 16 ans ou plus?

    Oui                                       
    Non                                       REMERCIEZ LA PERSONNE ET METTEZ FIN À L’APPEL

CS3. Vous trouvez-vous à un endroit où vous pouvez parler au téléphone en toute sécurité pour répondre à mes questions?

    Oui                                       PASSEZ À LA QUESTION B
    Non                                        

CS4. Quel serait le meilleur moment pour vous rappeler?

    Fixez un rendez-vous pour un rappel dans la mesure du possible (heure / jour) :                  

D. Est-ce que vous-même ou un autre membre de votre famille ou de votre ménage travaillez dans l’un des secteurs suivants? LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION

    Publicité ou études de marché            REMERCIEZ LA PERSONNE ET METTEZ FIN À L’APPEL
    Médias (p. ex. télévision, radio ou journaux)    REMERCIEZ LA PERSONNE ET METTEZ FIN À L’APPEL
    Administration publique en tant que représentant élu                      REMERCIEZ LA PERSONNE ET METTEZ FIN À L’APPEL

NOTES À L’INTENTION DE L’INTERVIEWEUR ET DU PROGRAMMEUR :

VALIDITÉ DE LA RECHERCHE : SI LE RÉPONDANT MET EN DOUTE LA VALIDITÉ DU SONDAGE :

  • INVITEZ-LE À APPELER LE SYSTÈME D’ENREGISTREMENT DE L’ASSOCIATION DE LA RECHERCHE ET DE L’INTELLIGENCE MARKETING (REPORTEZ-VOUS À LA NOTE CI-APRÈS);
  • INVITEZ-LE À APPELER LE COMMISSARIAT À LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE; OU
  • OFFREZ-LUI DE DEMANDER AU COMMISSARIAT DE LE RAPPELER.

SYSTÈME D’ENREGISTREMENT : SI LE RÉPONDANT DEMANDE DE L’INFORMATION SUR LE SYSTÈME D’ENREGISTREMENT, RÉPONDEZ-LUI :

Le secteur de la recherche par sondage a créé le système d’enregistrement pour permettre au public de vérifier la légitimité des sondages, de se renseigner sur le secteur ou de déposer des plaintes. Le numéro de téléphone sans frais du système d’enregistrement est le 1 888 602 6742, poste 8728 et l’adresse Web de l’association est le WWW.MRIA-ARIM.CA.

LES TITRES DES SECTIONS NE DOIVENT PAS ÊTRE LUS AUX RÉPONDANTS.

À MOINS D’INDICATION CONTRAIRE, L’INTERVIEWEUR POURRA INSCRIRE « NE SAIT PAS / AUCUNE RÉPONSE », LE CAS ÉCHÉANT, POUR TOUTES LES QUESTIONS DU SONDAGE.

RÉVÉLEZ UNIQUEMENT À LA FIN DU QUESTIONNAIRE LE NOM DE L’ORGANISME GOUVERNEMENTAL QUI A COMMANDÉ LE SONDAGE.

Connaissances, préoccupations et perceptions générales

Bon nombre des questions du sondage se rapportent à la protection de la vie privée et des renseignements personnels. On entend par « renseignements personnels » des détails comme votre nom, votre âge, votre adresse, votre revenu et votre adresse de courriel de même que votre opinion, vos habitudes d’achat, vos activités en ligne et d’autres éléments d’information de nature similaire.

1. Comment évalueriez-vous votre connaissance de vos droits en matière de vie privée? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « très mauvaise » et 7, « très bonne ». [T14 MODIFIÉ]

2. En général, dans quelle mesure la protection de votre vie privée vous préoccupe-t-elle? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout » et « 7 », « énormément ». [T14]

3. Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants, en utilisant une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « complètement en désaccord » et « 7 », « complètement d’accord ». [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION] [T14]

  1. J’estime que mes renseignements personnels sont moins bien protégés dans le cadre de mes activités quotidiennes qu’il y a dix ans.
  2. Je suis convaincu d’en savoir assez pour connaître l’incidence que les nouvelles technologies pourraient avoir sur la protection de ma vie privée.
  3. J’estime pouvoir exercer un contrôle sur la façon dont les organisations recueillent et utilisent mes renseignements personnels.

6. Les prochaines questions porteront sur des enjeux touchant la protection de la vie privée en ligne et sur les appareils mobiles. Utilisez-vous Internet? Utilisez-vous un appareil mobile, par exemple un téléphone intelligent ou une tablette électronique?

[LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION; INSCRIVEZ LES RÉPONSES OUI OU NON]

SI LA PERSONNE N’UTILISE PAS INTERNET, PASSEZ À LA QUESTION 12.

7. En ce qui a trait à l’information vous concernant qui est accessible en ligne, nous aimerions savoir dans quelle mesure chacune des possibilités suivantes vous préoccupe. [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION] Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout » et « 7 », « énormément ». Dans quelle mesure craignez-vous que&? [T14]

  1. Des sociétés de marketing utilisent ces renseignements pour analyser ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas.
  2. Des entreprises ou des organisations utilisent ces renseignements pour déterminer si vous êtes apte à occuper un emploi ou à obtenir une promotion.
  3. Des entreprises ou des organisations utilisent ces renseignements pour prendre des décisions à votre égard, par exemple concernant une réclamation d’assurance ou une protection en matière de santé.

8. Certaines entreprises utilisent l’information recueillie en suivant les activités des utilisateurs dans Internet pour leur présenter des publicités en ligne ciblées. En utilisant une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « complètement en désaccord » et « 7 », « complètement d’accord », veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants :

  1. Les publicités en ligne ciblées me donnent l’impression que ma vie privée est peu protégée en ligne. [T14]
  2. J’estime que les sites Web devraient demander mon consentement avant d’utiliser de l’information concernant mes activités sur Internet pour afficher de la publicité en ligne ciblée.

9. Veuillez me dire si vous faites l’une des choses suivantes. Vous arrive-t-il de…? » [LISEZ LA LISTE EN ROTATION; INSCRIVEZ LES RÉPONSES OUI OU NON]

  1. Régler les paramètres sur votre téléphone intelligent ou votre tablette électronique pour limiter la quantité de renseignements personnels auxquels ont accès les autres. [T14]
  2. Lire la politique de confidentialité se rapportant à des applications avant de les télécharger.
  3. Choisir de ne pas installer une application ou de la désinstaller parce que vous ne souhaitiez pas fournir les renseignements personnels que l’on vous demande? [T14 MODIFIÉ]

10. Est-il déjà arrivé qu’un contenu affiché en ligne à votre sujet ait des répercussions négatives dans votre vie d’une façon ou d’une autre? Il pourrait s’agir de contenu affiché par vous même ou par une autre personne, par exemple une photo, des commentaires ou tout autre type de contenu. [T14 MODIFIÉ]

  • Oui
  • Non

12. Les avancées technologiques facilitent la collecte et l’utilisation de renseignements concernant notre corps à des fins non médicales, par exemple nos empreintes digitales et notre ADN. En ce qui a trait aux risques d’atteinte à votre vie privée, dans quelle mesure la communication d’information concernant votre corps dans les scénarios suivants vous préoccupe-t-elle? [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION] Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout » et « 7 », « énormément ». Êtes-vous préoccupé par les possibilités suivantes?

  1. Subir un balayage de votre iris pour accélérer les formalités de passage aux frontières au Canada et aux États-Unis.
  2. Faire prélever un échantillon de votre salive pour permettre à une entreprise d’effectuer un test génétique qui vous aidera à en savoir plus sur vos ancêtres. [SPLIT SAMPLE]
  3. Faire prélever un échantillon de salive pour permettre à une entreprise d’effectuer un test génétique qui déterminera si vous êtes susceptible de souffrir de problèmes de santé à l’avenir. [SPLIT SAMPLE]
  4. Permettre que les données concernant le nombre de pas que vous faites, le nombre de calories que vous brûlez et votre fréquence cardiaque soient recueillies par un appareil de suivi de la condition physique, puis analysées et utilisées pour vous faire des offres commerciales.

13. Les médias ont récemment fait état de plusieurs cas d’atteinte à la sécurité de renseignements personnels sensibles, par exemple des photos intimes et des renseignements relatifs à des cartes de crédit ou de débit qui ont été perdus, volés ou rendus publics. Dans quelle mesure ces incidents ont-ils influé sur votre disposition à communiquer des renseignements personnels à des organisations? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout » et « 7 », « énormément ». [T14]

14. Avez-vous déjà… [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION ET INSCRIVEZ LES RÉPONSES OUI OU NON] [T14]

  1. Refusé de fournir des renseignements personnels à une organisation?
  2. Choisi de ne pas faire affaire avec une entreprise parce que vous étiez en désaccord avec ses pratiques de protection des renseignements personnels?

15. De nombreuses entreprises recueillent des renseignements personnels concernant les consommateurs pour en savoir plus à leur sujet. Quelle incidence les possibilités suivantes auraient-elles sur votre disposition à faire affaire avec une entreprise qui recueille vos renseignements personnels? [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION] Est-ce que cela devrait certainement ou probablement ou ne devrait probablement pas ou pas du tout accroître votre disposition à faire affaire avec l’entreprise?

  1. L’entreprise vous communique de l’information claire et facile à comprendre concernant ses pratiques de protection de la vie privée et précise notamment comment elle utilise vos renseignements personnels.
  2. L’entreprise vous offre diverses options vous permettant, par exemple, de déterminer si elle pourrait utiliser vos renseignements personnels et, dans ce cas, quelle utilisation elle pourrait en faire. .
  3. L’entreprise fait valoir ses pratiques de protection de la vie privée en affichant le sceau d’approbation d’une autorité indépendante de protection de la vie privée.
  4. En vertu des lois canadiennes, l’entreprise ferait face à de lourdes pénalités financières, par exemple de fortes amendes, si elle utilisait à mauvais escient vos renseignements personnels.

Sujets variés

17. Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants, en utilisant une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « complètement en désaccord » et « 7 », « complètement d’accord ». [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION]

  1. Les organismes de renseignement et d’application de la loi ne disposent pas de pouvoirs suffisants afin de recueillir des renseignements confidentiels auprès de citoyens pour assurer la sécurité nationale et la sécurité publique.
  2. Je ne comprends pas bien ce que le gouvernement du Canada fait des renseignements personnels qu’il recueille auprès des citoyens.
  3. Les organismes de renseignement et d’application de la loi devraient avoir l’obligation de déclarer publiquement le nombre de demandes d’information qu’ils ont présentées concernant les activités en ligne et les appels téléphoniques des particuliers sans avoir eu l’autorisation d’un tribunal.

18. Comment évalueriez-vous votre connaissance quant à savoir quelle information est recueillie, utilisée ou communiquée dans le cadre des activités des organismes de renseignement au Canada? Diriez-vous que vous avez une très grande connaissance, une connaissance modérée ou une mauvaise connaissance ou encore que n’avez aucune connaissance à ce sujet?

19. Les lois régissant les obligations des ministères et organismes fédéraux en matière de protection de la vie privée ont été adoptées il y a 30 ans. Le Parlement étudie actuellement ces lois pour déterminer comment elles pourraient être actualisées. À votre avis, lorsque le législateur modernisera les lois canadiennes sur la protection des renseignements personnels, devrait-il certainement ou probablement ou ne devrait-il probablement pas ou pas du tout… [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION]

  1. Interdire au gouvernement de recueillir des renseignements personnels concernant des Canadiens à moins que ces renseignements ne soient essentiels pour gérer un programme gouvernemental.
  2. Obliger le gouvernement à prendre en compte les risques d’atteinte à la vie privée associés à tout nouveau programme ou à toute nouvelle loi.
  3. Imposer aux cabinets des ministres et du premier ministre les mêmes obligations qui s’appliquent aux ministères et organismes gouvernementaux en ce qui a trait à la protection de la vie privée.
  4. Obliger les ministères et organismes fédéraux à mettre en place des mesures de protection suffisantes pour protéger les renseignements personnels qu’ils recueillent concernant les Canadiens.
  5. Obliger le gouvernement à appliquer les recommandations formulées pour améliorer les pratiques de protection de la vie privée lorsqu’une enquête révèle des problèmes.

20. En terminant, je vais lire une liste d’enjeux concernant la protection de la vie privée auxquels font face les Canadiens. Veuillez me dire dans quelle mesure chacun de ces enjeux vous préoccupe personnellement en utilisant une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie « pas du tout préoccupé » et « 7 », « énormément préoccupé ». [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION EN ROTATION]

  1. La surveillance de vos activités par le gouvernement pour assurer la sécurité nationale ou la sécurité publique.
  2. La possibilité que du contenu, comme des photos ou des messages, restent pour toujours dans Internet et puissent nuire à votre réputation.
  3. Votre capacité d’obtenir auprès des entreprises de l’information claire vous permettant de faire des choix réfléchis concernant la façon dont elles recueillent et utilisent vos renseignements personnels.
  4. La collecte et l’utilisation d’information prélevée sur votre corps, comme vos empreintes digitales, votre ADN ou votre condition physique, pour des raisons non médicales, par exemple pour déterminer si vous êtes admissible à une assurance ou pour en fixer la prime.

Données démographiques

Les dernières questions serviront uniquement à des fins de classification.

21. Quelle est votre année de naissance?

Inscrivez l’année :

22. Quelle langue parlez-vous le plus souvent à la maison?

  • Françaish
  • Anglais
  • Autre

23. Quel est le niveau de scolarité le plus élevé que vous avez atteint? [LISEZ LES ÉLÉMENTS DE LA QUESTION]

  • 8e année ou moins / (2e secondaire ou moins dans le système d'éducation québécois)
  • Études secondaires non terminées
  • Diplôme d'études secondaire ou l'équivalent
  • Certificat ou diplôme d'apprenti inscrit ou d'une école de métiers
  • Certificat ou diplôme d'un collège, d'un cégep ou d'un autre établissement non universitaire
  • Certificat ou autre diplôme universitaire au-dessous du niveau du baccalauréat
  • Baccalauréat
  • Diplôme d'études supérieures au-dessus du niveau du baccalauréat
  • [NE LISEZ PAS] Préfère ne pas répondre

[QUESTION À POSER AUX RÉPONDANTS DE L’ÉCHANTILLON DES UTILISATEURS DE TÉLÉPHONE CELLULAIRE]

C1. En plus de votre téléphone cellulaire, votre ménage a-t-il actuellement une ligne de téléphone traditionnelle ou fixe?

  • Oui
  • Non

[QUESTION À POSER AUX RÉPONDANTS DE L’ÉCHANTILLON DES UTILISATEURS DE LIGNE DE TÉLÉPHONE FIXE]

C2. En plus de votre ligne de téléphone fixe résidentielle, est-ce que vous-même ou un autre membre de votre ménage utilise un ou plusieurs numéros de téléphone cellulaire?

  • Oui
  • Non

Le sondage est terminé. Je vous remercie de vos commentaires judicieux. Votre participation est très appréciée. Je vous signale que ce sondage a été mené au nom du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.


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